‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 29 sur 121 · Colonial papers · texte numérisé non relu

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américaine, avait été adoptée en l'honneur du roi.

La politique des Puritains consistait,en somme, à s‘uvegarder les apparences vis-à-vis de la couronne d'Angleterre et à agir à leur quise (1).

Les difficultés politiques firent passer les discussions théologiques au second plan des préoccunations des Puritains. D’autres causes contribuèrent à diminuer le prestige exclusif des théologiens. Un bon nombre des pasteurs qui avaient accompagné les premiers colons étaient des hommes d’ure distinction réelle, fort instruits, gradués souvent d'Oxford ou de Cambridge, versés dans la connaissance des Grecset des Latins autant qu'experts dans la controverse religieuse,

Plus tard, quand lPimmigration d'Angleterre eut cessé et que le clergé ne se recruta plus au-

1. En 1675, un sertain William Harris, qui a des réclamations à faire valoir dans la Nouvelle-Angleterre, écrit à Londres, à Fletwood Shepherd, le priant de s'intéresser pour lui auprès du roi, et il répond d'avance aux objections qu'on pourra lui faire. « On vous objectera, dit-il, que les ordres du roi ne seront pas exécutés dans la Nouvelle-\ngleterre,attendu que le Massachusetts n’a pas voulu reconnaitre les commissaires qui lui ont été envoyés, mais les colonies de New-Plymouth, du Connecticut et du Rhodeand ont obéi aux commissaires royaux sur des choses importantes, dans les limites de leurs chartes ». (Co/onial papers.

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tant dans Ja méère-patrie, il ne put se maintenir au même niveau, en raison du manque d'écoles supérieures. D'un autre côté, le gouverneur, s’appliquant à faire disparaître les conditions que les prêtres avaient mises à l’obtention des franchises électorales, vit se grouper autour de lui tous les défranchisés, les quakers, les baptistes et autres dissidents, Enfin, un certain nombre d’aventuriers venus d'Angleterre et des Barbades s’étaient établis à Boston ; des maisons de commerce ayant leur siège principal à Londres avaient des succursales dans la capitale du Massachusetts et dans certaines villes du littoral, de sorte que lohgarchie religieuse qui, pendant un demi-siècle, avait tenu la Nouvelle-Angleterre sous son joug, ne se trouvait plus seule à posséder le savuir et la richesse.

A joutons que l’exécution des sorcières de Salem, trop connue pour que j'aie à en parler ici, porta un coup assez sérieux à l’autorité absolue du clergé (1).

1. En 1688, les quatre eafants d’un nommé Goodwin de Salem, s'étant querellés avec une blanchisseuse irlandaise, l’'accusèrent de sorcellerie. Elle fut pendue. Trois ans plus tard d’autres enfants de Salem suivirent cet exemple, et cela devint bientot une épidémie. En 1692, lors de l’arrivée d'Angleterre, du gouverneur Phipps, cent personnes étaient eA1 prison, sous l’inculpation d’avoir jeté des sortilèges. Le gouverneur nomma un tibunal qui en condamna vingt à mort. Les autres, pour avoir la vie sauve avouèrent. En octobre 1693, cinquante accusés subirent leur procès pour

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À partir du commencement du xvine siècle, on constate une tendance marquée vers un peu plus de tolérance ; les membres de plusieurs sectes qui avaient été ostracisés Jusqu’alors sont admis aux franchises électorales Les mœurs restent pures, mais sont moins austères.Dans un synode tenu à Boston dès 1679, on se plaint que les ens voyagent le dimanche, portent des toasts, que le nombre des débits de liqueurs s'accroît ; on se scandalise de voir les soldats s'amuser, parader par les rues, en bel uniforme et drapeaux déployés. Les équipages des nombreux navires faisant le commerce de contrebande n'ont pas été choisis avec un soin aussi scrupuleux qu’on aurait pule désirer, et les pasteurs fulminent contre ces « profanes » qui ne se gênent pas pour rire, chanter et même fréquenter les estaminets.

D'un autre côté, le danger commun porte les différents groupes à se faire des concessions mutuelles et à s'unir. Séparés par leur conception religieuse, leur degré d’orthodoxie, virtuelle-

le mème crime, et trois seulement furent acquittes. Puis on commença à penser que personne n'était à l'abri d’une accusation de sorcellerie, que chacun pouvait dénoncer son voisin, pour exercer une vengeance, et la réaction se fit. Cependant en 1700, un négociant de Boston ayant publié un livre blàmant les atrocites commises par les tribunaux et le clergé, Les prêtres obtinrent que ce livre fût brûlé en public.

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ment indépendants de la Grande-Bretagne, ils se concertent avec les autorités anglaises, pour porter la guerre chez leurs voisins du Canada. En 1691, après les campagnes désastreuses pour eux du gouverneur de la Nouvelle-France, de Frontenac, et l'expédition malheureuse du gouverneur du Massachusetts contre Québec, le roi Guillaume et les colonies sont un moment d’accord pour pousser avec énergie les hostilités contre les Canadiens.

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