Mac Master, op. cit, passim
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Les écoles se ressentaient de la discipline austère qui avait été adoptée pour toutes les circonstances de la vie. Le fouet y jouait presque un aussi grand rôle que dans les plantations à esclaves « Le pédagogue qui de nos jours, dit encore Mac Master (1), soumettrait ses élèves à la discipline rigide, à la nourriture mesquine, aux sermons, aux prières et aux flagellations qui alors “taient le lot de l’écolier, serait voué par la presse à l’exécration universelle et devrait se considérer heureux de pouvoir échapper aux poursuites pour cruauté envers l’enfance ».
Si la vie était rude pour les enfants internés dans les maisons d'éducation, elle était abominablement cruelle pour les prisonniers, et l’on comprend que personne ne voulût s’exposer à en faire l’essai. Les souffrances des infortunés enfermés dans les cachots dépassent en horreur tout ce que l'imagination peut enfanter. Les prisons étaient de véritables tannières où n’auraient pas vécu même des bêtes féroces.
« On y jetait indistinctement hommes etfemmes, débiteurs insolvables, hérétiques et criminels de droit commun. On ne donnait pas d’habits aux prisonniers, pas de linge ; ces infortunés passaient des années sans se laver, leur cheveux n'étaient pas taillés. Bientôt leurs corps étaient couverts de plaies, de vermine, et répandaient