‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 46 sur 121 · Andrew Mellick. Pennsylvania Magazine, Octobre · texte numérisé non relu

Andrew Mellick. Pennsylvania Magazine, Octobre

2. Rupp. History of Berks and Lebanon p. 91 (Lancaster, 1844).

3, Spoliswood's lellers,

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ces trois provinces, sous le règne de la reine Anne et avec la protection de cette souveraine est évalué par plusieurs chroniqueurs, à six ou sept mille (4). Les propriétaires des Carolines euxmêmes en firent venir 1800 qui s’établirent près de New-Bern (2), et la Caroline du Nord seule en reçut plus de 17.000, pendant la première moitié du dix-huitième siècle.

En Virginie, les Allemands fondèrent Germana, Friedrichsburg, Stephenstown, Shepherdstown, et acquirent d'excellentes terres.

Le Maryland reçut un nombre important de catholiques de la Bavière et des provinces rhénanes, ils y fondèrent les villes de Frederickstown, Hagerstown, Middletown, etc., mais lorsque les épiscopaliens inaugurèrent l'intolérance dans cette colonie qui, la première, avait établi la liberté de conscience, ceux d’entre eux qui ne voulurent pas subir le joug protestant, passèrent dans la Pennsylvanie et quelques-uns en Louisiane.

Les promesses trompeuses du banquier Law amenèrent, vers 1720, deux mille Allemands sur les bords du Mississipi. La plupart périrent de misère, les autres se réfugièrent dans les colonies anglaises.

Ce furent principalement des Allemands, frè-

1, Howe. Historical collections of Virginia, p. 478- 479 (Charleston, 1845).

2, Hewatt. Hislorical account of Noulh Carolina and Georgia p. p. 198-204 (Londres, 1779).

es moraves, Salzbourgeois et autres qui fondèrent les premiers établissements de la Géorgie, sous la conduite du philanthrope Oglethorpe, au cours des années 1735-1741.

En 1765, six cents habitants du Palatinat et de la Souabe, avec un nombre considérable de Westphaliens et de. Bas-Saxons furent amenés par des navires anglais et établis à Savannnah, Charleston et dans les environs (1).

Enfin dans le New-Jersey et le Delaware plusieurs districts furent exclusivement peuplés par les Allemands, entre autres les districts de Sussex, de Passaic, de Sommersetet de Bergen dans cette dernière province. Une partie importante du New-Jersey était connue sous le nom de German Valley (Vallée allemande).

Nous avons vu qu’en 1750, il yavaità New-York, deux églises allemandes.

C’est en Pennsylvanie qu’afflua surtout limmigration d'Outre-Rhin ; en 1742, on y comptait déjà 100.000 représentants de la race germanique (2) et jusqu'à la querre de l’Indépendance, le mouvement ne fit que s’accentuer. Le port de Philadelphie en recevait chaque année, plusieurs milliers.

Dans l'été de 1749 dit Kalm (2) près de 22.000

1. Proceedings of the committee appointed for relieving the poor Germans (Londres 1766).

2, Loher. op. cit., p. 75.

3, Op. cit. vol. 2°, p. 45,

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Allemands sont arrivés à Philadelphie, dont plusieurs se sont fixés dans cette ville ».

Chacune des trois années suivantes en a amené plus de 6000. En 1759, il serait débarqué à Philadelphie environ 22.000 émigrants venant des seuls Etats du Palatinat, du Grand-Duché de Bade et du Wurtemberg (1). Ce nombre a été dépassé en 1770 et 1771.

De 1772 à 1776, de vingt à vingt-quatre navires chargés de passagers allemands, sont arrivés chaque année, dans le port de Philadelphie, en outre d’un grand nombre d’autres dans les ports des colonies du Sud qui cherchaient à attirer cette émigration (2).

Enfin, pendant la querre de l’Indépendance, un nombre considéruble de soldats mercenaires hessois qui faisaient partie de l’armée anglaise, désertèrent pour s'établir dans le pays ; on eut même l’idée de former un régiment américain, de ces déserteurs, Washington s’y opposa.

La plupart des émigrés allemands disent les chroniqueurs du temps, étaient des gens de bonnes mœurs, travailleurs, économes, n’aspirant qu’à la sécurité et à une liberté relative, cependant il ne

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