‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 50 sur 121 · Op. cit · texte numérisé non relu

Op. cit

Un peu avant la guerre, des lois furent votées dans le Maryland et la Pensylvanie, exigeant l’inscriplion des noms de tous les immigrants à leur arrivée. Mais les fonctionnaires chargés de tenir les registres ne comprenaient pas l’allemand et ortographiaient les noms à leur guise; c’est ainsi que de Frantz, on fit France: de Fuchs, Fox; de Gulch, Gillis; de Hecht, Pike; de Heiss, Hayes; de Kônig, King; de Uhl, Ewell; de Voltz, Felts ; de Schulcraft, Schoolcraft ; de Michle, Megley etc. Souvent on s’amusait à affubler les émigrés de noms bizarres « C’est assez bon pour un Allemand » disait-on (1).

L’esclavage des Blancs sévit encore de longues années, après la fondation de la République et ne cessa qu’à l’avénement du Président Monroe.

Les Allemands avaient aussi tenté d’établir une colonie dans la Nouvelle-Angleterre. En 1736, ils s’étaient fixés au nombre de 2000,dans le Maine où ils avaient acheté des terres du général Waldo (2). A la mort de celui-ci, on prétendit que le général n’avait pas de titres valables et les Allemands durent payer une seconde fois; puis il survint encore de nouvelles réclamations en vertu d’une possession prétendue antérieure aux deux autres, et les malheureux émigrés furent forcés d'aller chercher un refuge dansle Maryland et les Caro-

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