Voir appendice IIT
engagent solennnellement la foi publique, par le présent. etc. »
Cet engagement de l’Union à payer les dettes contractées pour la cause commune, augmente le zèle des législatures et rend plus facile les engagements de miliciens; mais d’un autre côté, les provinces accordant un traitement différent à leurs milices, il en résulte de graves difficultés, Ainsi,en mai 1779, la Virginie offre à chaque soldat qui s’enrôlera, pour tout le temps de la guerre, une somme de 750 dollars et 100 acres de terre lors de son licenciement. Ces primes ont un très mauvais effet. «Les soldats qui se sontengagés avant ces primes, écrit Washington au président du Congrès, regrettent leur sorten le comparant avec celui de leurs camarades et cela les porte à déserter, pour se rengager dans de meilleures conditions. «Sur sa proposition, le Congrès vote 100 dollars de graüfication à tout soldat quise sera enqagé avant janvier 1779.
Les officiers eux-mêmes demandent qu’une demi-solde à vie leur soit garantieet menacent de donner leur démission, si le Congrès n’accède pas à leur demande, Washington appuie leur réclamation et l’on en arrive finalement à une entente.
La dictature dont fut investi Washington mit fin aux velléités d’insubordination et permit au
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général en chef d'établir dans l’armée une cohésion et une discipline relatives. Elle n’empêécha pas malheureusement les rivalités, les jalousies et les rancunes de se donner libre cours. Washington lui-même fut victime de l’envie et de la calomnie; des journaux furent soudoyés contre lui ; une intrigue ourdie par un général irlandais du nom de Conway, contribua, surtout, à abreuver de dégoût cette âme magnanime (1).
On a dit du fondateur de la république américaine, qu’il n’avait pas montré de qualités extraordinaires comme général, qu’il n’avait livré aucune grande bataille, qu’il n’avait remporté aucune de ces victoires qui font époque dans la vie d’un peuple. Mais l’armée qu’il commandait n’était ni aguerrie, ni dévouée, ni soumise ; il en à tiré tout le parti qu’il était humainement possible d’en tirer. Il a su temporiser, lasser l'ennemi et attendre son heure. (est vis-à-vis de ses compatriotes surtout que sa stratégie s’est exercée et pendant tout le cours d’une longue querre , sa correspondance en fait foi, les armées anglaises n'ont occupé qu'une place secondaire dans ses préoccupations. C’est contre l’égoïsne, l’apathie, l'esprit d’indiscipline et l’instinct particulariste des Américains qu’il a eu principalement à lutter.
La querre de l’Indépendance a été avant tout, une leçon de collaboration et d’union donnée aux