Op. cit. vol. 1°", p
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« Avant l’arrivée de l’armée française dans le pays, rapporte le même auteur (1), les habitants de la Nouvelle-Angleterre croyaient que la langue anglaise était universeile en Europe, mais s'ils devaient cette opinion à un préjugé d'éducation, à une espèce d’orgueil national, ce même orgueil avait à souffrir, lorsqu'il se souvenait, et cela arrivait souvent, que la langue du pays était celle des appresseurs. Aussi, évitaient-ils ces expressions : Vous parlez bien l'anglais, vous entendez bien l’anglais ». Je les ai ntendus dire souvent: Vous parlez bien Paméricain. L’américain n’est pas difficile à apprendre ».
Quelques À'néricains conçurent même le projet de se créer une langue particulière et certains journalistes de l’époque publièrent leurs vues à ce sujet. On sait que D. Webster tenta plus tard de réformer l’épellation et de créer une langue américaine claire et peu compliquée. La presse se moqua de lui.
Les pionniers qui s’en allèrent coloniserles terr'toires de l’ouest eurent, également, beaucoup à souffrir du fait des Anglais qui excitèrent les {ndiens contre eux. De 1790 à 1795 surtout, les troupes de l’Union durent défendre leurs frontières du Kentucky contre des tribus belliqueuses armées par l'Angleterre et qui ouvrirent les hostilités par d’horribles massacres,