Sandy-Hook à l'entrée du port de New-York
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çaises et que la reconnaissance des Américains s'était affirmée par des ovations enthousiastes.
Les excès de la Terreur, et le manque de tact du représentant du Directoire à Philadelphie, le citoyen Genet, eurent un fort mauvais effet sur l'opinion américaine. Il s'établit alors, à l'égard de notre mère-patrie, un courant hostile qui, pendant les guerres de Napoléon, ne fit que s’accentuer. En 1797-98, la capture de navires de l’Union faillit, comme je l’ai dit, amener une rupture, On vit alors, du côté favorable à l’Angleterre, Jay et Hamilton, de sang français, alors que Jefferson, de race galloise, resta toujours le plus fidèle ami de la France et le plus fervent de ses admirateurs.
A partir de 1812, on voit peu de noms français mêlés à l’histoire ou à la vie américaine ; ceux de Beauregard, de Bayard, de Frémont de Coudert et quelques autres oat brillé cependant, en ce siècle, d’un assez vif éclat.
Les rivalités et hostilités géographiques ne laissèrent pas de se manifester fréquemment, pendant la période dont je viens de parler; il y eut an Congrès des séances très agitées et les causes de conflit ne manquèrent pas entrele Nord et le Sud. Il fut même, à différentes reprises, question d’une sécession, et cela particulièrement en 1798. Jefferson fait allusion à cette éventualité
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dans une lettre datée du 17 juin de la même année, « Puisqu’il faut que nous ayons quelqu'un avec qui nous puissions nous quereller, dit-il, je crois qu'il vaut mieux que nous gardions nos associés de la Nouvelle-Angleterre, que de voir nos rancunes transportées à d’autres. Ils sont circonscrits entre des frontières siétroites etleur territoire est déjà si peuplé qu’ils se trouveront toujours en minorité; en outre ils se distinguent, comme les juifs, par une telle perversité de caractère qu'ils constitueront de ce fait la division naturelle de nos partis ».
L'établissement des territoires de l'Ouest a été le fait décisif qui a cimenté définitivement l’Union et apaisé, au moins temporairement, les animosités et les défiances particularistes.
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