Chastellux op. cit. Vol. 1er, p
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Il est fort probable que les statisticiens qui n'ont évalué qu’à 15.000 par année, le nombre des immigrants étrangers, de 1784 à 1812, sont restés bien au-dessous de la vérité, car beaucoup d’rlandais ont dû entrer aux Etats-Unis par la frontière du Canada. D'ailleurs pendant cette époque de réorganisation et d’instabilité, il a dû être à peu près impossible de tenir des registres exacts de l’immigration, même dans les ports de l'Atlantique, si seulement on a songé à tenir ces registres. Une preuve que l’afflux des étranuers a été sonsidérable c’est qu’en 1794 une loi fut votée par le Congrès, portant à quatorze ans la durée de séjour nécessaire pour l'obtention de lettres de nataralisation. « Attendu que l’on redoutait l'influence néfaste que les émigrants des Etats corrompus et désordonnés de l’Europe exerceraient certainement sur la pureté et la simplicité du caractère américain ».
Or, on se rappelle qu'un peu avant la guerre, l'immigration annuelle d'Allemagne et d'Irlande dans le seul Etat de la Pennsylvanie avait dépassé vingt mille âmes, sans que l'on songeât à s’en préoccuper.
« Sans l’émigration étrangère, dit MacMaster relativement à cette décade, les villes de l'Atlantique n'auraient plus été bientôt qu’un désert »,
La population des anciennes provinces, en somme, n’était pas très considérable si l’on tient
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