CONCLUSION
Llieureux pays ! Le pays privilégié et peut-être unique que voilà ! Au terme de la longue enquête que je viens de conduire, j'essaie de dresser son image en moi, de ramasser mes souvenirs et d'en dégager une impression d'ensemble. Je revois en esprit ces costumes chatoyants et précis, ces intérieurs distribués sur un plan uniforme, ces noces collectives qui ressemblent à des mariages de clans, toute cette vie domestique si bien ordonnée et si bien accordée au rythme de la vie générale; je songe aux chapellenies et aux breuriez qui encadrent l'individu dans son groupe spirituel, aux syndicats qui l'encadrent dans son groupe social; je rapproche des extraordinaires qualités pratiques de ce peuple son attachement à la tradition, aux rites partout ailleurs périmés de la naissance, des fiançailles et de la mort, à tant de coutumes aussi anciennes que lui-même et ((ui nous reportent vers le mystère des origines ; j'évoque, entre leurs collines flexueuses, les coulées d'or de l'Auberlac'h, du Téven, du Caro, les vergers ruisselants de fruits, l'air qui sent la fraise et l'iode, les steamers qui appareillent dans la pourpre du
couchant et qui laissent derrière eux un sillage parfumé; solidement établie dans ces paysages arcadiens, j'aperçois une race forte, bien découplée, haute de stature, régulière de lignes, indemne de tares... Santé, richesse, aptitude au progrès économique, combinée avec l'attachement à la tradition, parfait! accord de l'individu et de son groupe, de l'homme et du sol, qu'est-ce donc que tout cgla, si ce n"est pas le bonheur ?
Et je crois bien, en effet, que les Plougastélois sont des gens heureux. Ils portent, comme on dit, leur bonheur sur leur figure; ils sont gais, ouverts, d'humeur accueillante et facile; ils dessinent, au milieu de la mélancolique Bretagne, comme un îlot d'optimisme. C'est, sans doute, qu'un ensemble de conditions naturelles aussi favorables s'est rarement rencontré : Cambry, qui visita Plougastel à la fin du xvnr siècle, l'appelait un paradis et souhaitait d'y finir ses jours; mais c'est surtout que ces gens-ci sont merveilleusement équilibrés. Leur immobilité n'est qu'apparente. A l'écart des autres peuplades de la Cornouaille et du Léon, repliées sur elles-mêmes ou emportées par un vent d'anarchie, la peuplade plougastéloise n'a pas cessé un moment de poursuivre sa lente et régulière évolution. Il n'y a pas eu chez elle de déchirure; elle n'a pas brutalement rompu avec le passé; elle s'est développée selon l'harmonieuse logique de ces beaux arbres dont la ramure ne cesse de monter et de s'étendre, tandis que, par leurs racines, ils plongent plus profondément dans le sol maternel.
(Lettre au W^ Le Fur, directeur du Breton de Pari:?, à l'occasion du 4^ centenaire d'Anne de Bretagne.)
Mon cher Directeur,
Vous me demandez quelques notes sur Anne de Bretagne. Que vous dirai-je ? Gomme tous les Bretons, j'ai un culte pour celle que nous avons tant de peine à nommer la reine Anne et qui est restée pour • nous « la bonne duchesse ». Dans mon cabinet de travail, sur mon cartonnier, son effigie s'érige, blanche, jaune et bleue. C'est la f/enia loci, une genia en faïence de Blois, du coût modique de 4 fr. 75. On ne r a pas exécutée sur commande pour votre serviteur: ces statuettes d'Anne de Bretagne se fabriquent à la grosse, sur les rives de la Loire, au 35 du quai des Imberts; c'est même, m'a-t-on dit, un des articles les plus courants de la faïencerie blaisoise qui fait ainsi la leçon à nos faïenceries indigènes. Il y en a de toutes les tailles; mais l'expression n'en varie guère et la ressemblance n'est pas garantie. Vous confesserai-je qu'après tout j'aime autant ça ?
Sur ma statuette, Anne de Bretagne est jolie. Elle l'était beaucoup moins dans la réalité. Je sais bien que les portraits qu'on a d'elle présentent d'assez grandes différences d'interprétation. Tel lui donne un double menton et une poitrine presque opulente (notamment le portrait qui appartient au comte de
Lanjuinais), et, dans tel autre, elle est plate comme une nonain. Et les historiens ne s'accordent pas beaucoup mieux à son sujet que les portraitistes. Pour M. Barthélémy Pocquet, digne continuateur d'Arthur de la Borderie et qui, son égal en savoir, le passe singulièrement par la fermeté de la langue et l'heureuse mise en œuvre des matériaux, Anne de Bretagne avait le visage arrondi, les traits un peu forts, le front élevé, les yeux vifs et clairs, la bouche assez large, mais fraîche et ronde, le teint blanc, le nez court et bien pris. Mais un autre des plus récents historiens de la bonne duchesse, M. Louis Batiffol, la peint, tout au contraire, de visage un peu long et, chez lui, le teint d'Anne de Bretagne a tourné au blême, pour ne pas dire au gris cendré. A la vérité, M. Batiffol lui laisse son nez court et sa bouche trop grande. Le pis est que je ne retrouve ni l'un ni l'autre dans ses miniatures et ses portraits : elle y a une bouche moyenne et très finement arquée et un nez dont l'arête rentrante s'enfle assez disgracieusement vers le bout, qui prend ainsi l'apparence d'un bulbe. Bref, ce nez d'Anne de Bretagne paraît avoir été tout le contraire de ce que nous appelons le nez bourbonien, et, si ce n'était pas le nez en pied de marmite, il s'en rapprochait beaucoup.
Ajoutez que notre bonne duchesse, petite et de « taille menue », claudicait légèrement et que, pour dissimuler sa boiterie, elle chaussait des patins inégaux. Telle quelle, cette « fine Bretonne », comme l'appelle Brantôme, avait « si bonne grâce que l'on prenait plaisir à la regarder », surtout quand on la comparait à son premier mari , Charles VIII, dont la tête énorme, branlant sur un petit buste fluet, les gros yeux à fleur de tête, la lèvre pendante, le men-
ton court, piqué de poils roux, donnaient toute l'impression dun dégénéré. « De corps comme d'esprit, disait Contarini, il vaut peu de chose ». Anne, au contraire, était bien la plus avisée petite Brette qu'on eût vue par le monde. Volontaire « jusqu'à en être têtue », elle savait le grec, le latin, protégeait les poètes et les artistes, donnait aux pauvres sans compter, s'exprimait avec une grande élégance, voyait clair et juste en toutes choses, remettait les galants au pas et n'avait qu'un défaut : son caractère vindicatif. Elle n'oubliait jamais une offense, encore moins une injustice. Certains historiens l'ont accusée de n'avoir pas dépouillé suffisamment la Bretonne en devenant reine de France. Accusation toute gratuite : la façon dont elle gouverna le royaume, pendant que ce pauvre fou de Charles VIII bataillait en Italie, suffirait à montrer quelle profonde sagesse, quelle entente des plus difficiles problèmes de la politique elle savait mettre au service des intérêts français.
Mais la vérité est qu'elle avait fait deux parts de sa vie et que, tout en donnant son cerveau et ses forces à son nouveau pays, elle gardait son cœur à la Bretagne. De là certaines contradictions d'attitude qui n'ont surpris que ceux qui ne connaissent point notre race et sa facilité de dédoublement. Tantôt on la voit en grand costume de drap d'or fourré d'hermine, la gorge, les bras, les mains ruisselants de bijoux, fastueuse dans se goûts comme dans son habillement, mangeant dans la vaisselle de vermeil et d'argent ciselé, commandant à des artistes célèbres des tapisseries, des pièces d'orfèvrerie, des tableaux, des manuscrits à miniatures « qui sont les plus belles œuvres de ce genre que nous possédions » — mais Anne de Bretagne ne fut-elle pas,
avec Catherine de Médicis, la plus riche de toutes les reines de France ? — tantôt elle abdique tout luxe, se présente aux contemporains dans « un costume noir tout uni, coiffée d'une cape de son pays également noire, par dessus une coiffe blanche ». Ne dirait-on point une Léonarde ou l'une de ces îloises de l'antique Enez-Sûn qui sont vêtues d'un deuil éternel ? Elle semble, comme elles, même du vivant de ses maris, une âme en veuvage. Et ce n'était plus là sans doute Anne de France, mais c'était à coup sûr Anne de Bretagne — la première reine qui ait porté le deuil en noir !
On a dit qu'elle était jalouse, ce qui ferait supposer qu'elle aima ses maris. De fait elle eut du premier quatre enfants, dont ce délicieux et mélancolique petit dauphin Charles Orland, qu'elle fit peindre pour Charles VIII et que nous révéla une récente exposition de Primitifs. Tous quatre moururent en bas âge. Elle donna encore deux filles à son second mari : Claude et Renée de France, et ces deux-là vécurent. Après quoi il serait difficile de prétendre qu'Anne de Bretagne s'est soustraite aux charges de la maternité. Mais il n'est pas défendu d'admettre que les sens avaient peu de part dans son affection pour Charles VIII, sinon pour Louis XII, à l'égard de qui l'accord semble avoir été plus facile chez elle entre son cœur et la raison d'Etat. Louis XII, qui, de son côté, paraît l'avoir sincèrement aimée, qui, « en ses gayetés », l'appelait « sa Bretonne », fut tout un temps très affecté de sa perte. Il ne faudrait pas faire évidemment d'Anne de Bretagne une victime de la nostalgie : c'est une crise de gravelle qui l'a emportée et non le mal du pays. Et cependant, sur toute cette vie si pleine, si unie, vouée au devoir politique ou conjugal, ne sent-on point peser à cer-
tains jours comme une ombre, n'y a-t-il pas comme un vague regret du passé ? A Ambroise, à Blois, elle s'entoure d'une garae de cent gentilhommes bretons, « qui jamais ne falloient, quand elle sortoit de sa chambre, fùst pour aller à la messe ou s'aller promener, de l'attendre sur cette petite terrasse de Blois qu'on appelle encore « la Perche aux Bretons », ellemesme l'ayant ainsy nommée ». Du plus loin qu'elle les apercevait : « Voylà mes Bretons, disait-elle, qui m'attendent sur la Perche ». Et, sur cette même Perche aux Bretons, «^n ses heures de mélancolie, ne se donnait-elle point le déchirant régal des musiques de là-bas, que lui sonnaient quatre joueurs de binious et de bombardes appelés tout exprès à Blois pour la bercer des airs de son pays ?
Quel dommage, mon cher Directeur, que l'impiété de Gaston d'Orléans n'ait pas respecté ce menée' hy royal, cette sorte de lieu d'asile des songeries bretonnes de la reine Anne ! Nous y eussions pèlerine de compagnie. Mais la Perche aux Bretons n'existe IdIus dans son état primitif. François l•'^ qui avait commencé la transformation du château de Blois, avait du moins conservé, sur la face Ouest, les bâtiments qui bordaient cette petite terrasse. Gaston d'Orléans vint qui les remplaça par une aile de sa façon, prétentieuse et lourde. Il faut chercher ailleurs notre bonne duchesse. Sera-ce dans ces galeries où son chiffre et ses hermines s'entrelacent avec le porc-épic, qui était le peu galant emblème de Louis XII ? Voici la chambre où elle expira le lundi 9 janvier 1514, à 10 heures du matin. Montons encore cependant. Et c'est que, plus que partout ailleurs peut-être, Anne de Bretagne est présente sur ces hautes terrasses du château d'où l'on découvre la ville basse, le quartier Saint-Nicolas et le cours sinueux
de la Loire. Je ne sais pas de fleuve qui porte davantage à la nostalgie : ses eaux paresseuses, qui se traînent entre des rives basses et laissent à découvert, au milieu de leur lit, d'énormes bancs de sable roux, ont je ne sais quoi de dolent, d'élégiaque et qui convient merveilleusement à une âme blessée. J'imagine que la pensée de la reine xA^nne devait emprunter le cours de ce beau fleuve languissant, s'en aller avec lui, au fil de l'eau, vers la Bretagne lointaine et toujours regrettée. Ainsi, de nos jours encore, le dimanche, sur les passerelles de la ligne de l'Ouest, les Bretons de Grenelle et de Vaugirard regardent fuir les rails qui mènent vers leur pays...
Il est bien vrai, comme dit M. Henry Cochin, que, pour nous donner une image vivante et réelle de la France dans les siècles passés, rien ne vaut les notes des voyageurs. Que ne devons-nous pas à Young, à Locatelli, à labbé Rucellaï, au cavalier iMarin et même à Sterne ? De toutes ces notes, de tous ces récits, dûment coUigés et rassemblés, on composerait sans peine une abondante bibliothèque dont il serait loisible ensuite, comme le souhaitait Gaston Paris, d' « extraire le suc » dans un petit volume portatif, rade mecum, bréviaire de poche des « Français qui pensent » — et même de ceux qui, ne pensant pas, ont d'autant plus besoin de gens qui pensent pour eux.
Le carnet de voyage de don Antonio de Beatis occuperait assurément une place de choix dans cette bibliothèque. Il faut savoir gré à Pastor de l'avoir publié (il dormait jusqu'en 1893 dans les réserves de la Napolitaine) et à M"*' Robert Havard de la Montagne de l'avoir si diligemment traduit. M. H. Cochin, qui a enrichi l'édition française d'une savante préface, remarque avec beaucoup de sens que les notes des Allemands sont généralement toutes théoriques et dénuées d'intérêt; l'Anglais, toujours exigeant, présente l'image de ce voyageur éternellement mécontent, dont Sterne fera, au dix-huitième siècle.
une caricature restée fameuse. Au contraire, l'Italien est le plus souvent un excellent observateur des mœurs et décrit pour lui-même, pour se souvenir, sans passion et sans préjugé.
Tel est bien le cas de Béatis. Qu'était-ce que ce Béatis ? Le secrétaire du cardinal Louis d'Aragon qui, en 1517, comme l'avait déjà fait quelques années plus tôt celui qui devait être Léon X et qui n'était encore que le cardinal Jean de Médicis, s'avisa d'aller prendre l'air de l'Europe et de voir le monde — visunis rnundum, dit Buckhardt, — très IDrobablement sans mission diplomatique et pour le simple plaisir de satisfaire sa curiosité.
Le cardinal n'a point laissé de récit de son voyage. Il s'en fiait à son secrétaire, homme soigneux et de bonne foi, et c'est apparemment tout ce qu'il lui demandait. Béatis n'est point un grand écrivain, mais c'est un bon observateur. Il semble avoir très bien compris l'Allemagne et la Flandre; il n'a pas été moins sensible à la galanterie française et à l'excellence de notre cuisine. Il rédigeait ses notes au jour le jour, ce qui leur donne quelque décousu, mais aussi beaucoup de piquant et de vie. Et ses portraits, d'un tour bref, mais où chaque mot porte, sont tout à fait parlants.
Les voyageurs arrivaient à la Cour de France au moment où il était fort question de son départ pour la Bretagne.
« Sa Majesté, dit Béatis, veut aller visiter son duché, car la chose est de grande importance; mais, les Bretons étant ennemis naturels des Français et gens terribles, le roi tremble de peur chaque fois qu'il en parle. »
Voilà qui chatouillerait agréablement l'épiderme du barde Mathaliz. Mais l'éditeur de Béatis croit
AU XVr SIÈCLE 77
qu'il aura pris au sérieux quelque plaisanterie de François P^ « dont on connaît l'intrépide bravoure ». Sans doute. Pourtant l'attitude des Bretons à cette époque justifiait assez bien les appréhensions du roi, qui, s'il ne craignait point pour lui-même, pouvait craindre pour son beau duché : est-on jamais sur de rien avec ces caboches de granit ?
Et cela mit en goût le cardinal et son secrétaire de pousser une pointe jusque chez C3S avale-tout-cru. Ils y furent très courtoisement accueillis. Le comte de Laval et son fils, avec une riche et nombreuse escorte de gentilhommes bretons, vinrent au devant des voyageurs et les menèrent à Rennes où se tenait pour lors le Parlement.
Beatis fut médiocrement ravi, à vrai dire, de la capitale bretonne, dont il trouvait les églises sans . beauté, les rues étroites et fangeuses. Chose remarquable, il ne se plaignit point des puces indigènes, qui, au dire de Paul Féval, étaient renommées dès Jules César pour leur grosseur et auraient dû lui rappeler celles de l'Italie, dont il fut si content d'être débarrassé en franchissant les Alpes. Beatis n'en revenait pas de coucher dans des lits sans vermine. Quel secret pouvaient bien avoir ces gens du Nord pour mettre en fuite poux, punaises et puces ? II s'informa et apprit qu'on badigeonnait « le dessus et le dessous des matelas d'une sorte de mixture » qui avait la double vertu d'être « contraire aux punaises et autres vermines » et de rendre « si agréable la surface des matelas que l'on croyait dormir sur de la fine laine ». Beatis ajoute qu'on n'usait « de ce procédé qu'en été ». Il a oublié malheureusement, si tant est qu'il l'ait sue, de nous livrer la formule de la mixture. Un droguiste qui la retrouverait ferait sa fortune.
Nos voyageurs passèrent deux jours à Rennes, et ce ne fut que bombances. On servit sur les tables un poisson qui étonna bien Béatis : « Il est semblable au porc, dit-il, dont il a la grosseur, le goiit et le nom. » C'était du marsouin. J'en ai goûté, moi aussi, et il est bien vrai que la chair en est fort savoureuse. Pourquoi ne mange-t-on plus de marsouin ? Cela vaudrait bien le cheval et même la bosse de chameau qu'on essaie depuis quelque temps d'acclimater sur
nos tables.
Mais on n'eût point été en Bretagne si, après le dîner, les langues ne se fussent déliées pour filer quelques-uns de ces récits merveilleux qui firent autrefois la réputation des harpeurs de lais.
Le comte de Laval et le duc de Rohan rivalisèrent de verve et d'ingéniosité. L'un de ces seigneurs conta l'histoire d'une cane miraculeuse qui, « chaque année, en la fête de Saint-Nicolas, dans l'église d'un endroit de son domaine, à quatre lieues de Rennes, vient avec ses petits, vers le soir, monte sur l'autel, vole une fois tout autour et laisse un de ses canetons, sans que personne puisse savoir ce qu'il devient, ni où il va, ni qui le prend, quoique chaque année de nombreuses personnes cherchent à le découvrir. » L'autre conta l'histoire d'une fontaine en- . chantée, dans l'eau de laquelle, lorsque, s'étant con- i fessé et ayant communié, on « trempe de la mam ; une branche et la jette sur la pierre (margelle), l'air \ fût-il très serein, il pleut immédiatement )>; et encore : l'histoire d'une forêt magique dans tous les arbres ; de laquelle, « lorsqu'on les coupe, on voit les armoiries de Rohan. »
J'en passe et de plus mirobolantes. Mais la palme ^ de l'extravagance revint, sans conteste, au comte de Laval, qui ne craignit pas d'affirmer, avec la garan-