‹ L'ame de l'adolescentChapitre 1 sur 234 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

« La psychologie de l'adolescence, écrivait récemment M. Compayré1, est un beau sujet d'études, mais il est aussi neuf que beau. Une page fameuse d'Aristote, il y a deux mille ans, et maintenant treize cents pages de M. Stanley Hall; et dans l'entre-deux rien ou presque rien. » De son côté, M. Stanley Hall déclare 2 qu'il est le premier à avoir étudié la question dans son ensemble. En effet, si l'on met à part les deux esquisses très intéressantes mais peu étendues de MM. Burnham3 et Lancaster4, et les études spéciales publiées un peu partout par des médecins, on ne trouve plus sur ce sujet que des vues isolées, des travaux de détail plus riches de faits que d'explications, dispersés pour la plupart dans les revues américaines de pédagogie. — En France, cet ordre d'idées préoccupe si peu les esprits que, malgré les indications contenues dans VÉmife, nous considérons encore les adolescents tantôt comme de grands enfants, tantôt comme déjeunes hommes, rarement comme des personnalités ayant des caractères distincts. Par exemple des psychologistes aussi avertis que MM. Binet et Vaschide les appellent à plusieurs reprises des « adultes »5; M. Gâche qui a consacré à Y « Adolescent » la moitié de

1. La psychologie de l'adolescence. Revue philos., t. LXI (1906), p. 349.

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