‹ L'ame de l'adolescentChapitre 129 sur 234 · St. Hall, I, p · texte numérisé non relu

St. Hall, I, p

6. Researches upon school Ghildren and Collège students {Sludies in Psychology , p. 1-39, Iowa, 1897).

Progression analogue dans la force de traction verticale, où intervient l'énergie des masses musculaires du dos.

kilogrammes. kilogramme».

10 ans 68,5

11 ans 78,

12 ans 85,7

13 ans 94,4

14 ans 107,1

15 ans 130,1

16 ans 138,4

47 ans 158,9

18 ans 171,9

19 ans 171,9

Ainsi c'est à quinze ans qu'aurait lieu le progrès le plus appréciable ; de quinze à seize la force générale semble croître moins que celle du poignet1.

Des recherches de provenance diverse, (citées par Stanley Hall), ont abouti à des résultats similaires dont voici les principaux: Les gains très rapides acquis pendant les premières années de l'adolescence sont relatifs surtout à la force du dos 2. Celle des bras augmente de quinze à seize ans dans des proportions extraordinaires; leur force d'impulsion progresse d'une façon soudaire vers les quatorze ans, est deux fois moindre que celle de compréhension, mais croît plus longtemps, de manière à l'égaler vers vingt et un ans. La pression des deux mains l'une contre l'autre est deux fois plus forte que leur puissance de séparation; elle s'accroît plus que celle-ci jusqu'à quatorze ans, puis subit un déclin lent et irrégulier. — Quant à la vigueur des jambes, elle croît tellement au début de l'adolescence qu'à quatorze et quinze ans elle semble dépasser celle de l'adulte, bien que la volonté soit peut-être incapable de produire dans les muscles le maximum de contraction 3.

En somme le jeune pubère se sent une vigueur nouvelle; et il cherche toutes les occasions, même les plus extravagantes, de la manifester : il s'essaye à soulever des fardeaux de plus en plus lourds, à renverser ses camarades à la lutte, à soutenir une chaise avec les dents ou une table à bras tendu, à sauter d'un bond par-dessus une demi-douzaine de ses camarades rangés côte à côte, etc..

4. Binet et Henri. La fatigue intellectuelle, p. 174. Cf. St. Hall, I, p. 153.

2. Voir dans St. Hall, I, pp. 133,434, les tables de Quételet et de Marro.

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