‹ L'ame de l'adolescentChapitre 130 sur 234 · St. Hall, I, p · texte numérisé non relu

St. Hall, I, p

Peut-être y a-t-il lieu d'attribuer une importance spe'ciale à la force manuelle de compréhension non seulement en raison de son accroissement rapide, mais surtout de ses rapports avec l'innervation centrale. D'une part, les recherches de Quételet, Kotelmann, etc. *, permettent de conclure que la pression dynamométrique double de onze à seize ans ; d'autre part, l'effort brusque de compression serait, d'après Kline 2, proportionné à l'énergie habituelle de l'intelligence et de l'activité mentale. D'une telle conclusion on pourrait rapprocher la remarque de Cl. Wissler3, d'après laquelle les lycéens amènent des chiffres plus élevés que les primaires du même âge, y compris les éièves des écoles normales \

D'après St. Hall5 la rapidité de percussion, évaluée d'après le nombre des coups frappés avec les doigts dans un temps donné, serait avec la force de compréhension une des manifestations les plus nettes de la motricité volontaire. Or, ses progrès, pour les diverses articulations s'échelonnant du doigt à l'épaule, sont plus grands pendant l'adolescence qu'à tout autre moment. D'une manière générale, il semble que les mouvements gagnent en vitesse aussi bien qu'en énergie, comme l'atteste la rapidité croissante des réactions jusqu'à seize ans6. Des expériences de MM. Binet et Vaschide7 portant sur la vitesse des réponses motrices à un signal donné, il résulte qu'au début il y a une accélération chez les enfants comme chez les adolescents; mais chez ceux-ci « ce gain ne s'arrête pas ; depuis le commencement jusqu'à la fin de l'expérience les réactions augmentent de rapidité ».

La régularité semble aller de pair avec la vitesse : « l'élève le plus lent a la variation moyenne la plus forte » 8. Par contre,

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