St. Hall, I, p
4. Binet. Le crâne et la face chez les normaux. Année psych., VIII, pp. 360-362.
postérieur (5 millimètres), le diamètre métopique (3mm,l), surtout le diamètre bigoniaque (6mm,3, contre lmm,5 et 0mm,9, chiffres des périodes bisannuelles antérieure et suivante); — de seize à dix-huit ans pour le diamètre transversal et la hauteur du nez. — L'ossification des parties du crâne, surtout du temporal fait de grands progrès
D'après Vitali 2 l'angle facial qui a une tendance à diminuer à partir de onze ans présenterait pourtant son maximum d'ouverture à seize ans avec une moyenne de 76°2 contre 75 à onze ans, 74, 4 à dix-huit. M. Binet s'accorde avec cet auteur pour remarquer le développement plus rapide et plus marqué de la région frontale pendant l'adolescence3. Il ajoute que la puberté détermine une accélération telle dans le développement de la face que la vitesse antérieure est presque doublée ; or, comme toutes les mesures de la face intéressent la fonction masticatrice sauf une, la hauteur du nez, on peut en conclure, dit-il, que la puberté est surtout caractérisée par le développement de la mâchoire. Stanley Hall n'est pas loin de tirer la même conclusion de ses « retours » de questionnaires*, et il explique par la force musculaire de la mâchoire inférieure la tendance du pubère à mâcher, à mordre les objets durs, à accomplir des prouesses avec les dents, à s'irriter plus facilement, etc. Peut-être faudrait-il considérer comme contribuant à ces dispositions l'apparition vers les treize ou quatorze ans, des secondes grosses molaires, les troisièmes ou dents de sagesse ne sortant guère avant les dixhuit ans dans les cas les plus précoces. D'un autre côté, il semble que les bonnes dentitions deviennent de plus en plus rares. D'après G. E. Johnson 5, une dent permanente manque en moyenne, à partir de quatorze ans, aux écoliers américains, nos jeunes compatriotes comme j'ai pu m'en rendre compte par une