‹ L'ame de l'adolescentChapitre 168 sur 234 · Id., p · texte numérisé non relu

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relatif de 4i,2 p. 1001 qui ne sera guère dépassé dans l'organisme adulte. Comme le montrent les mesures de Kotelmann sur les extenseurs et les fléchisseurs des bras et des jambes, l'âge de quatorze ans, c'est-à-dire l'avènement de la puberté, correspond à une élévation subite de la courbe. D'une manière générale la croissance musculaire relative et absolue s'accélère plus à ce moment qu'aux époques antérieures ou ultérieures.

D'après M. Lagrange2, les muscles de l'enfant ne grossissent guère par suite du travail ou des exercices physiques, ceux de l'adolescent peuvent acquérir, au contraire, un développement préjudiciable à celui des autres organes. En particulier les douleurs de croissance peuvent résulter de la disproportion entre les progrès du système musculaire et ceux du système osseux : suivant la prédominance de l'un ou de l'autre il peut y avoir des tiraillements très douloureux ou des attitudes vicieuses aboutissant parfois à de véritables déformations. En tout cas l'inégalité de croissance des os et des muscles et surtout3 des muscles grands et petits explique ces alternatives de légèreté et de lourdeur, de souplesse et de raideur, d'adresse et de gaucherie, qui distinguent les mouvements de l'adolescent de ceux de l'enfant.

Une place à part doit être réservée aux dimensions du crâne et de la face pour lesquelles il se produit « une accélération de la puberté » encore plus considérable que pour la taille *. A une seule exception près (la distance ophryo-sous-nasale) toutes les mesures céphaliques augmentent davantage pendant la période pubère, mais non simultanément, comme on peut s'en rendre compte en étudiant les tables de M. Binet. C'est ainsi que te maximum d'accélération se produirait de douze à quatorze ans pour le diamètre frontal (3mm,6), le diamètre biauriculaire (5mm,4), la hauteur du menton (4mm,2) et le diamètre bizygomatique (5,3); — de quatorze à seize ans, pour le diamètre antéro-

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