Misère physiologique et sociale. Année psych., XII, p
périmètre ne dénote pas d'une manière exacte la capacité thoracique. De plus il faut tenir compte de la forme du thorax, les poitrines rondes, à circonférence égale, étant plus volumineuses que les poitrines plates. Enfin, les tables dressées par les divers auteurs ne concordent pas exactement, à cause surtout des variations dues à la race. Il semble cependant que dans la plupart des cas le maximum d'accroissement se produise entre quatorze et seize ans non seulement pour les dimensions de l'appareil respiratoire et le poids des poumons, mais aussi pour la quantité d'air expiré1, bien que par rapport au poids du corps il y ait dans un temps donné moins d'acide carbonique éliminé qu'avant la puberté2.
Les organes glandulaires sont encore moins solidaires dans leur développement. Certains croissent moins vite que le reste du corps. C'est ainsi que les reins 3 qui à onze ans avaient 0,64 p. 100 comme poids relatif n'ont plus à seize ans que 0,55 et à dix-huit ans, 0,50. Même régression pour le foie4, malgré l'accroissement considérable du poids absolu : Aux mêmes âges le poids relatif est respectivement de 3,22, 2,95, 2,80. Bien entendu la proportion des produits sécrétés diminue aussi, en même temps que leur composition est modifiée. L'urine semble contenir moins d'urée, surtout de treize à seize ans, et moins d'acide phosphorique, sans doute à cause de la formation du phosphate de chaux exigé par la croissance rapide des os ; la bile renferme moins d'acide taurocholique, etc.
A plus forte raison le thymus qui commence à s'atrophier
dès l'âge de deux ans, peut-il se réduire presque à l'état de
vestige; le corps thyroïde lui-même, malgré son importance
encore mystérieuse dans le métabolisme général, fait des pro-
grès très lents puisque son poids chez l'adulte n'est que 1 bu0 du poids total au lieu de chez le nouveau-né5.
\. St. Hall, I, p. 98.