D'après les tables de Muhlmann
5. St. Hall, I, p. 122. D'après Philippe et Boncour (Les anomalies men~
Par contre les glandes salivaires manifestent une progression anatomique et physiologique très nette qui explique, en partie, la tendance du pubère à mâcher, à fumer, à goûter aux substances ptyalagogues et surtout à réaliser de véritables tours de force en pratiquant, non sans orgueil, l'art de cracher au loin avec une élégante désinvolture1.
De même le pancréas et la rate présentent une accélération de croissance telle que le premier de ces organes double son poids de quatorze à quinze ans3 et que le second, sans progresser aussi rapidement, pèse cependant 5 onces 14 de quatorze à vingt ans, au lieu de 3,03 de sept à quatorze ans:i.
Ainsi tandis que quelques glandes croissent moins vite que le corps, d'autres prennent un développement supérieur à celui de tous les autres organes. Si on rapproche de ces changements les modifications qui ont lieu dans les glandes génitales, on pensera sans doute qu'il y a là tout un ordre de transformations dont le retentissement dans la conscience de l'adolescent doit provoquer des troubles profonds, le plus souvent douloureux.
Les quelques indications qui précèdent suffisent à montrer que la croissance de l'organisme adolescent est essentiellement irrégulière et asymétrique. Certains organes se développent moins vite que le reste du corps, d'autres au contraire reçoivent de la puberté une poussée subite dont l'effet se poursuit pendant un temps très variable. Les uns, tels les os et les muscles, le cerveau et le crâne, ont une évolution à peu près indépendante, d'autres, tels le cœur et les vaisseaux, varient en raison inverse l'un de l'autre, d'autres enfin, par exemple les poumons et le thorax, progressent suivant des courbes à peu près
taies chez les écoliers. 1905, p. 97), l'infantilisme de corps et d'esprit proviendrait de l'insuffisance thyroïdienne et serait une forme atténuée du myxœdème.