‹ L'ame de l'adolescentChapitre 44 sur 234 · Voir plus loin p · texte numérisé non relu

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l'amour

et encore M. Gompayré à qui j'emprunte ces détails, cite-t-il comme exception l'école de la sœur Clodulpha dans l'Académie de Lourdes (Wisconsin)2. A bien des égards, les avantages de l'éducation mixte sont remarquables : d'une manière générale, la compagnie ou même le voisinage des jeunes filles rendent les jeunes gens plus sérieux, meilleurs de manières et de moralité et, sous tous les rapports, plus civilisés que sous le régime monastique3. L'imagination et la sentimentalité sont plus normales, chaque sexe s'affirmant d'instinct par ses qualités propres4. Diverses tentatives faites en Angleterre ont donné lieu à des remarques analogues 5. Mais quoique les « essayistes » anglais croient la coéducation avantageuse surtout au début de l'adolescence, il semble bien pourtant, qu'à ce moment, elle n'aille pas sans inconvénients6. Sans doute, on peut constater pendant quelque temps chez les garçons une excitation générale au jeu et au travail résultant de la présence de l'autre sexe, surtout si celui-ci est spectateur et non partenaire7; mais l'effort pour produire la meilleure impression possible ne tarde pas à faire place à un laisser aller mutuel. Les camaraderies qui s'établissent ont rarement cette nuance mystique où se com-

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