LABEURS D'AVENIR
Une brume grise et froide enveloppe la terre. Hommes et bêtes y glissent comme des ombres. On aperçoit vaguement les toits prochains, les arbres les plus rapprochés. Au delà..., rien. Du bruit sort de ce brouillard. On entend qu'il s'y passe quelque chose. Mais ce quelque chose est incertain, et ce bruit est amorti. Les cris des hommes, les pas des chevaux, les roues des voitures, le sifflet lointain des locomotives, nous arrivent comme à travers du coton. Nul rayon clair, nul son vibrant, ne vient nous sauver de ces impressions lugubres. Et s'insinuant jusqu'à nos poumons et notre