‹ L'ame des chosesChapitre 38 sur 48 · CHEVAUX DE RENFORT 2Ô · texte numérisé non relu

CHEVAUX DE RENFORT 2Ô

prend garde. Ce regard est sur vous : il sonde le gouffre de votre martyre, et quelque chose me dit que, dans vos ténèbres aussi, il voit venir une aube.

J'ai un frère pour me sonner matines, un frère vaillant qui jamais ne manque l'heure. — Il n'a ni tonsure ni scapulaire, mais deux bras solides, aux muscles bronzés, et un large tablier de cuir. Sa cloche est une enclume; car il est forgeron, mon frère.

Au petit jour, son marteau sonne, sonne... comme un chant de coq, un cri d'alouette. A demi réveillé, je l'entends. Les coups sont fermes et drus. Ce n'est pas le marteau d'un endormi, travailleur malgré lui, plein de regret du lit. C'est un marteau qui chante à la besogne et vous en donne

envie. Il dit : « Les tisons sommeillaient sous la cendre ; mais le soufflet les a ranimés. La braise ardente a enflammé la houille. Sur l'âtre noir, dans le foyer embrasé, le fer chauffé à blanc brille comme une étoile. Martelons-le, tant qu'il est chaud; c'est l'heure de forger: le cheval attend ses fers, le laboureur sa charrue, l'ouvrier son outil, le soldat son épée. Forgeons, forgeons des instruments pour le laboureur, des armes pour les combats futurs!... »

Que me veux-tu, marteau, frère des clairons et des tambours ? Il y a des appels dans ta voix, des cris de ralliement. J'entends : tu me parles de l'œuvre sainte, du grand labeur des jours.

Tu m'avertis qu'il y a du fer à battre, des armes à préparer. Maintenant les escarpes se couchent, les noceurs battent en retraite, et avec l'ombre, vont disparaître les pâles

essaims des noctambules. Voici l'heure de surgir pour les travaux de lumière ; l'heure de ranimer sous la cendre l'étincelle qui couve, et de vivifier son cœur au frais souffle descieux.

La ville s'émeut d'une vague rumeur. Le maçon reprend sa truelle, le balayeur son balai, le penseur renoue le fil des idées de la veille. Chacun songe à sa fonction, songeons à la nôtre. Il y a des souillures à laver, des dégâts à réparer, des larmes à essuyer, des ténèbres à dissiper, des chaînes à briser, des blessés à relever, des innocents à défendre, des injustices à flétrir, des mensonges à confondre. La vieille misère humaine, plus matinale que les oiseaux, dès longtemps est éveillée. Déjà les esclaves entendent siffler le fouet de l'oppresseur. Les malades sont aux prises avec leur mal, les affligés avec leur douleur. Les problèmes angoissants se dressent devant les hommes qui s'éveillent.

Avec tout cela, les méchants aujourd'hui

ne chômeront pas. Les trompeurs dresseront leurs embûches, les corrupteurs distilleront leur poison, les hommes de discorde aviveront leurs querelles, les fanatiques lanceront leurs anathèmes.

Tartufe inventera quelque nouvelle imposture; Basile essaiera d'une calomnie inédite. Les hommes de proie ne perdront pas une bouchée; ni les bavards un coup de langue; ni les roquets un coup de dent.

Leur laisserons-nous la terre? — Debout! ceignons nos reins, passons le tablier. Où donc es-tu, marteau fidèle?...

Une voix souvent dit: « Reste couché.

Ta peine est inutile. L'ombre est trop épaisse, le mal trop formidable. Ton œuvre de pygmée ne prévaudra pas contre le géant. Reste couché, dors en paix, et, dans ce monde mauvais, fais-toi de la bile aussi peu que possible; il n'en sera ni meilleur ni pire, et tu auras du moins gagné quelques heures tranquilles. C'est toujours autant de pris sur l'ennemi !... »

Mais là-bas, dans la forge, l'infatigable marteau tombe et retombe : « Ne l'écoute pas, dit-il, cette voix qui t'invite au repos et dédaigne l'effort. C'est la voix du tentateur, la voix décevante du doute et de l'indifférence, ces éternels complices de tous les crimes. Battre le fer ! il n'y a que cela, de par le soleil levant, le bourgeon qui se déchire, le torrent bondissant. Bats le fer! bats le fer! Dieu chérit les vaillants. L'étincelle ardente qui jaillit de l'enclume éclaire l'aube des jours meilleurs... »

N'ai-je pas un bon frère pour me sonner matines ?

Le Boulevard est très animé. — C'est le milieu du jour. Un mouvement extraordinaire règne sur le trottoir et la chaussée. Au milieu de ce va-et-vient, deux ouvriers sont occupés à réparer la ligne du tramway. Ils sont garantis par deux brouettes placées aux extrémités de leur champ de travail. Un petit drapeau rouge les signale aux cochers.

Et là, sous les pieds des chevaux, ils consolident les rails, serrent les boulons» corrigent les inégalités de niveau, refont

les parties usées du pavé de bois. A chaque instant la corne d'un tramway les avertit qu'il est temps de se garer. Ils font un pas de côté pour laisser passer, et continuent leur travail aussitôt après.

Il ne faut pas qu'ils perdent une minute. Entre deux voitures qui se suivent de près, ils trouvent moyen d'aller fixer un pavé, tourner un écrou. S'ils veulent mettre la main à une opération de plus longue haleine, c'est tout un calcul à faire, autrement ils obstrueraient la voie et soulèveraient des tempêtes parmi la gent bruyante des automédons.

Et pendant les instants où les rails sont libres et le travail possible, défense de regarder ni à droite ni à gauche. Pour eux les passants n'existent pas. Des voitures circulent , des cochers vocifèrent, des chevaux s'emportent, des gamins et des ivrognes se disputent: ils ne relèvent pas la tête. Ils ont l'air sourd, et il faut qu'ils entendent , sous peine d'être écrasés;

aveugles, et il faut qu'ils aient l'œil partout. D'autres, en travaillant, déposent leurs outils çà et là, jettent leurs matériaux au hasard. Ceux-ci ne peuvent faire aucun mouvement qui ne soit le résultat de la plus parfaite attention. Qu'ils placent mal leurs matériaux, ou laissent traîner une pelle, un fragment de bois, aussitôt c'est un accident grave, un cheval blessé, une voiture endommagée ou renversée.

Singulières conditions de travail, n'est-ce pas ? Le premier venu ne pourrait pas s'y maintenir. Certaines gens, pour travailler, ont besoin de silence et de calme. D'autres vont plus loin dans leurs exigences: Avant de se mettre à l'œuvre, tout autour d'eux doit être en ordre. Que chacun se retire, que personne ne bouge dans la maison ! Ils ont l'installation longue et compliquée. Ils calent leur table, mettent en symétrie les objets qui la garnissent, se lèvent afin de rectifier la position du tableau qui leur fait face, arrêtent la pendule dont le tic-tac

les obsède. Après cela et plusieurs précautions supplémentaires, ils commencent...

Je ne méconnais pas cependant l'importance du cadre où le travailleur est placé. Tant de choses influent sur l'esprit. Il vaut la peine de s'entourer de précautions quand on veut faire œuvre qui vaille. Le silence, quel bienfait pour le penseur, l'artiste; et combien triste le sort du travailleur livré aux importuns, du laborieux dérangé par les oisifs à propos de tout et de rien. Etre à la merci d'un coup de sonnette: quel esclavage!

Au sein des conflits sans cesse renaissants entre le besoin de se recueillir et Tirruption brutale des forces perturbatrices, on se surprend à rêver d'une cellule tranquille: quelques planches, un toit de brousse, une fenêtre sur une clairière perdue au fond des bois, où l'on ne verrait personne que, de loin en loin, un merle furtif ou un chevreuil. Là, les heures passeraient, d'une seule coulée, sans fêlure ni déchirure,

et l'on aurait enfin, pour la lutte de l'esprit cherchant à s'exprimer, le concours patient des vastes jours que rien ne traverse ni ne morcelle.

Et cependant j'admire ces paveurs qui travaillent en plein vacarme et, toujours interrompus, recommencent toujours. Il faut que celui-là leur ressemble, qui veut remplir sa fonction. Car c'est la vie, d'être harcelé, troublé, dérangé par l'ennemi et de savoir travailler malgré tout. Peut-être même l'individu a- t-il besoin, pour travailler, de ce stimulant perpétuel, et s'userait-il plus vite dans un calme trop entier que dans le choc ardent des êtres et des choses.

Vous rêvez une thébaïde ignorée. Qui vous dit que bientôt, au lieu d'y travailler, vous n'y feriez pas de ces sommes prodigieux, dont les vieux couvents et certaines administrations modernes connaissent le secret, et qui ont pour symbole un crâne chauve enfoui dans l'oreiller d'un in-folio?

On doit arriver à se recueillir en plein carrefour, à établir une solitude au sein du tumulte. Si vous attendiez que tout soit à sa place et en règle pour vous mettre à l'œuvre, comme le chef d'orchestre attend, pour donner le signal, qu'on se taise dans la salle et que chaque musicien soit à son instrument, vous risqueriez fort de perdre votre vie à vous préparer à. vivre. Tant de choses se liguent contre le labeur utile. Ennemis du dehors: bruit, dérangements, événements imprévus publics et privés.

Ennemis du dedans : craintes, passions, nonchalances spirituelles. Vous voulez d'abord que vos adversaires se taisent, que vos chagrins soient apaisés, vos inquiétudes calmées, les problèmes de la politique, de la philosophie, de la religion résolus: A ce compte, quand commencerez-vous?

Allez vous instruire chez les obscurs travailleurs accomplissant leur devoir au sein des conditions les moins propices.

S'il ne vous plaisait pas de devoir un avis

aux humbles de la terre, demandez-en aux puissants du jour, aux hommes d'Etat obligés d'escamoter les heures, de conquérir en quelque sorte le temps dû aux affaires publiques, de l'arracher lambeau par lambeau aux solliciteurs de tout genre, d'interrompre sans cesse les labeurs les plus graves et les plus pressants pour un banquet, une cérémonie, ou enfin pour laisser passer ce quelque chose d'encombrant, de prétentieux et de vide qu'on appelle une interpellation.

Nous admirons l'aile de l'oiseau, et nous avons raison ; la construction en est étonnante. Et puis, elle représente si bien une des aspirations essentielles de notre être : partir, quitter les bornes étroites où nous végétons, pour nous élancer vers les libres espaces. Qu'est cependant l'aile de l'oiseau comparée à la main de l'homme? Comme merveille de mécanique, celle-ci dépasse celle-là de toute une immensité. Il faut avoir admiré beaucoup d'ingénieuses trouvailles dans le monde des machines, pour

mesurer, par comparaison, le cercle restreint de leurs fonctions et l'opulence royale de celles remplies par la main. Le nombre de combinaisons que nos mains peuvent exécuter est incommensurable. La main est le complément indispensable de l'esprit. Si nous n'avions pas la main, l'esprit nous serait de peu d'utilité. Et la main ne donne vraiment sa mesure que directement dirigée par l'esprit. Quand elle exécute les ordres d'un autre, elle perd une grande partie de ses moyens ; et si nous parvenions à construire la main et à l'imiter à la perfection, nous ne tirerions de cette copie, si difficile à faire pourtant, que des mouvements automatiques, empreints de raideur et de maladresse.

La main a une physionomie. D'aucuns disent qu'elle est un oracle, que ses lignes, ses formes, ses proportions font partie d'une écriture occulte, dévoilant l'avenir à qui sait en déchiffrer le secret. L'art de lire cette écriture a passionné bien des gens, fait com-

mettre bien des erreurs et des injustices. Comment continuer sa confiance à un homme, portant écrits dans sa main, la perfidie, l'assassinat, le vol?

Tout en gardant une complète réserve devant la prétention de lire notre caractère et notre avenir dans le creux de la main, je dois avouer que sa physionomie est bien parlante. Les peintres en ont tiré un parti énorme. Dans beaucoup de tableaux, les mains mettent une action extraordinaire.

Je suis très frappé aussi de tout ce qu'elles représentent et signifient dans la vie.

Certaines mains sont effrayantes, on les dirait faites pour étrangler.

Longues, émaciées, chez le vieil avare, elles semblent une incarnation de l'âme insatiable et rapace.

Certaines, en se posant dans la nôtre, ont des allures fuyantes, serpentines, invitant à se méfier. Mais comme le serrement d'une main loyale réconforte! Ne semble-t-il pas qu'elle fasse passer en nous une

LA MAIN 28l

secousse salutaire de force et de courage?

La main est caressante, douce, consolatrice; elle panse les blessures, essuie les larmes. C'est elle aussi qui donne. Jésus a défini la charité discrète en disant: «Que la main gauche ignore ce que donne la droite ! »

La main encore est violente, agressive.

Elle frappe, saisit, maltraite. Transformée en poing, ce n'est plus qu'une massue qui assomme. David a dit: «Ne me laisse pas tomber aux mains des hommes.» Et certes, on s'explique ce cri, en songeant à tout ce que la main humaine a fait de mal. Les serres du vautour, les griffes du tigre sont jouets d'enfants comparativement à elle. On n'a inventé aucun instrument de torture à sa hauteur. Froide, impitoyable, elle serre sa proie et l'immole sans trembler. Elle déchire, froisse, brise, broie; elle se teint de sang et s'enivre de vengeance.

Regardez vos mains ! Rendez- vous compte

si elles sont pures ou impures, violentes ou bienfaisantes, promptes à se lever pour frapper, ou à se tendre pour pardonner; si elles préfèrent se refermer sur les dons reçus, ou s'ouvrir et donner libéralement. Quel usage faites-vous de ces merveilleux outils construits par Dieu ? Votre soin principal serait-il de les garder bien blancs et vierges des traces du labeur ? ...

Parmi toutes les mains, j'aime et vénère celles des bonnes vieilles ayant beaucoup travaillé. Une longue histoire de bonté active y est écrite. Elles parlent de caresses données aux petits enfants, de longues veillées passées à coudre, de soins prodigués aux malades. Mains ridées par l'âge, mains amaigries où courent des veines bleues, laissez-moi vous honorer d'un filial baiser. Car vous êtes les mains aimées de nos mères, l'image de l'éternelle tendresse, et lorsque, tremblantes, vous vous posez sur nos tètes pour nous bénir, quelque chose a passé en vous de la Main qui tient les mondes.

C'était par un jour brumeux d'un printemps maussade. Mes pas m'avaient conduit en un lointain faubourg où Paris devient province. J'y cherchais un homme que je savais triste et tant soit peu désemparé. Ces choses arrivent à tout le monde. Personne n'est à l'abri des heures mauvaises. Heureusement, elles ne nous prennent pas tous à la fois, et celui qui, pour le moment, est debout et bien en train, peut aider son frère à reprendre la route... Bientôt je franchis le seuil d'un vaste jardin,

humide encore des dernières ondées. Des moisissures * vertes couvraient les troncs des arbres, la terre des chemins cédait sous le pied... Partout des broussailles victorieuses et de folles herbes conquérantes. Puis, çà et là, la trace d'un peu de culture, une bêche piquée en terre, attendant la main du jardinier. — Je le trouvai occupé à nettoyer une antique tonnelle où la vigne vierge, le chèvrefeuille, la clématite, croulaient en avalanches et faisaient ployer les arceaux de bois amollis par le temps. Sous la tonnelle, un banc près d'une table de pierre, le tout garni de mousse. Peut-être jadis, en ce lieu, avait-on ri et chanté; mais il y avait bien longtemps de cela, et plus jamais on ne recommencerait, semblait-il.

Ce ciel morne, cette verdure sombre qu'aucun rayon de soleil ne perçait, donnaient froid au cœur.

S'apercevant de ma présence, le travailleur silencieux se dégagea de l'amas de feuilles mortes et de branches sèches

qu'il remuait pêle-mêle et vint me serrer la main.

— Eh bien, comment allons-nous?

— Nous n'allons plus du tout. C'est fini, bien fini; je ne suis plus bon à rien. Il vaudrait mieux que je ne sois plus de ce monde...

Tristes paroles. Plus triste qu'elles, était la figure de celui qui les disait. Pâle, émaciée, encadrée d'une barbe noire faisant paraître la peau encore plus blême. Et, du fond de leurs orbes creux, des yeux pleins d'ombre, pareils à des charbons éteints. Il se mit à me raconter sa vie, se labeurs. Vie de brave homme et de vaillant; noble existence tout entière de droiture, de bonté et aussi de simple confiance en Dieu, malgré les rudes épreuves. Puis étaient venus des jours mauvais, déconcertants, d'amères expériences sur la bassesse, la lâcheté, la ruse des hommes ; des pertes d'argent dues à la mauvaise foi, d'écœurants débats de justice, et après tout cela, l'inaction, l'impos-

sibilité, à un âge un peu avancé, quoique robuste encore, de retrouver une fonction.

L'inaction surtout lui pesait. Il s'y rongeait lentement, jour et nuit livré aux mêmes souvenirs, et il avait fini par être absolument démoralisé...

Rien de plus douloureux que de voir un homme de bien et un cœur ferme, réduit à cet état. Ma sympathie le touchait, mais mes paroles d'encouragement le faisaient sourire. C'était comme si j'essayais de remonter une montre au ressort cassé. Et je descendais avec cette âme accablée et froissée, en des abîmes de désolation où plus rien ne luit.

A ce moment, nous passâmes près d'un carré de fraises. Les pieds vigoureux, chargés de fleurs, semblaient promettre une abondante récolte. Machinalement, nous nous mîmes à les regarder, et je lui fis compliment de leur belle tenue.

- Tenez, répliqua-t-il, vous ne le croiriez pas, mais ces fraisiers, je les ai sauvés du

fumier. Mon voisin, le jardinier, les jetait aux ordures ; je lui ai demandé à les ramasser, et les voici prêts à produire.

— Voilà qui est fort intéressant et doit vous faire plaisir. Sauver quelque chose qui se perd est toujours un acte réconfortant. Pourtant, je ne puis m'empècher de penser à vous, en regardant ces plantes vivaces que vous avez ramassées sur un tas de déchets. Car enfin, en ce moment, n'êtes-vous pas prêt à vous jeter vous-même au rebut? Vous ne pouvez supporter de voir mis au fumier un fraisier capable encore de vivre. Vous le reprenez, le piquez en bonne terre et le regardez prospérer d'un cœur attendri, et vous iriez ensuite vous jeter à la place d'où vous l'avez retiré? Allons, allons, nous valons mieux qu'un fraisier; ne disons jamais que nous ne sommes plus bons à rien. Savons-nous quel jardinier invisible et clément viendra poser nos racines desséchées en un sol fertile, ranimer nos feuilles flétries et nous

demander de donner encore du fruit? Restons à sa disposition.

... Il ne répondit rien, mais il me sembla que ses grands et bons yeux, fixés sur les plantes verdoyantes, brillaient d'un peu de lumière et s'appliquaient la leçon dont il avait, sans le savoir, préparé les éléments.

Page 1