‹ L'âme des saisonsChapitre 60 sur 68 · LE PARC · texte numérisé non relu

LE PARC

Le point du jour luit rose entre les branches Du parc candide, où les buissons de sel Et les taillis cristallisés de gel

Dentellent les pelouses blanches.

Soudain, en long ruissellement vermeil, Dans la féerie et les brumes étranges Où l'on entend pépier des mésanges, Coule l'or pâle du soleil.

Et cependant que des clartés rosissent Les blancs massifs bombés dans le bleu pur, Les peupliers aux fûts sveltes jaillissent En jets de givre vers l'azur.

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