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Ibid., p. 240 et suiv. : La fatigue et la force humaines

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une culture du moi, dirait M. Barrés, des stimulations méthodiques, diront les médecins et les physiologistes. Avec précautions, pour éviter le surmenage, en y mettant un peu d’habileté technique, pour éviter les sursauts brusques, donnez de la musique à vos nerfs acoustiques, et du massage aux nerfs de vos muscles, de beaux spectacles à vos yeux, des frictions au gant de crin ou des étincelles statiques aux nerfs de votre peau, de l’oxygène, de l’ozone, de l’air vif à vos poumons, du sérum au torrent sanguin un régime à votre estomac, et vous accroîtrez vos forces et vous diminuerez d’autant votre tristesse habituelle. » Ainsi peut se réaliser le rêve de Renan, d’une griserie toute légère , toute esthétique et moralisatrice.

Donc, par tous les moyens de propagande en notre pouvoir, articles de journaux, conférences populaires avec projections de scènes impressionnantes, images saisissantes affichées sur les murs de l’école, poèmes comme l' Assommoir , leçons données et ressassées aux adultes et aux enfants, faisons une guerre inces-

1. On sait que cette méthode si simple, si active et si fidèle de stimulation de l’organisme, d’accélération de la nutrition, de relèvement des énergies physiques et morales, a été intro duite dans la thérapeutique par le Dr Jules Chéron (voir son Introduction A l'étude des lois de l’ hypodermie). On sait aussi que le sérum artificiel, dont l’action est uniquement mécanique (frôlement d’un corps étranger sur les houppes nerveuses sensitives des parois des artères) peut énerver et griser comme un vin, si on l’emploie à doses disproportionnées à la résistance du sujet (voir Médecine de l'Esprit, p. 321 et suiv.).

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santé à l’alcoolisme, à l’intempérance, à toutes sortes d’intempérances. Nous le savons pertinemment : dans les pays comme la France, l’Italie, la Belgique, la courbe progressive du crime et celle de la folie suivent régulièrement la courbe ascensionnelle de la consommation de l’alcool. En Norvège où la défense contre l’alcoolisme a été puissamment et rigoureusement organisée, la criminalité s’est immédiatement faite plus rare. Or ces statistiques ne nous parlent que de l’action directe du poison éthylique sur le cerveau de l’homme qui consomme en excès; que serait-ce, si elles nous informaient de son action secondaire sur sa descendance! Nous pourrons nous enorgueillir d’une belle victoire le jour où notre République, renonçant à faire du marchand de vin son grand agent électoral, osera toucher à son omnipotence, limiter le nombre de débits et augmenter les impôts sur les alcools, sur les spiritueux, sur les apéritifs, sur tout ce qui n’est pas le vin de table, le vin salubre de consommation courante. Plutôt encore qu’en l’intervention de l’Etat, je crois en 1 action puissante de ces sociétés de tempérance, nées de l’initiative privée, de qui l’ardeur au bien sera toujours plus éloquente, plus persuasive que ne saurait l’être l’inévitable veulerie d’un employé de l'administration. Utilisons toutes les forces pour hâter et mener à fin cette grande croisade. Donnons aux malheureux, à défaut d’autre égalité, l’égalité devant l’hygiène; apprenons-lui à craindre les poi-

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sons et à chercher ailleurs sa vaillance et sa joie.

Du même coup donnons la chasse à cette affreuse syphilis, mère de l’ataxie, de la paralysie générale des aliénés, et de plus d’une forme de dégénérescence.

11 faut encore tenter de s’opposer à l’hérédité directe des mauvais penchants. Platon estimait que le crime peut se perpétuer, dans la même famille, durant plusieurs générations : « Quand l’aïeul et le bisaïeul d’un enfant auront été frappés de la peine de mort, l’État devra bannir l’enfant, de crainte qu’il ne devienne lui-même criminel. » Sans être aussi sévère, et, comme on dirait aujourd’hui, aussi radical que le divin auteur du Timée et des Lois, je crois pourtant que l’enfant peut tenir de l’état moral de son père, non seulement par imitation, mais par hérédité. Ils étaient loin de cette vérité, ces administrateurs pénitenciers de la Nouvelle-Calédonie qui s’étaient avisés, dans leur amour de la morale, de marier, par-devant maire et curé, les condamnés de droit commun aux pétroleuses de la Commune. De ces unions idvlliciues naouirent auelaues douzaines

condamnés aux peines graves de leurs moyens de

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perpétuer leur espèce. Procédé sans doute un peu vif d’empêcher la germination de la mauvaise graine ! Entre le procédé d’Amérique et celui de Calédonie, la vieille Europe peut trouver aisément un moyen terme où se tenir.

Accordez-nous que, jusqu’ici, nous ne demandons rien de bien excessif ni d’utopique. Nous savons, par expérience, ce qu’a donné la lutte contre l’alcoolisme, et l’homme commence à comprendre quels redoutables ennemis il a dans les excitants artificiels et les toxines. Nous avons donc de grandes chances d’étouffer, partiellement, le mal dans l’œuf, comme nous disions tout à l’heure, en nous appliquant à rendre moins fréquentes les circonstances que nous savons être le plus aptes à faire naître des cerveaux irritables, paroxystiques, impulsifs et peu réfléchis.

L’Instruction et l’Education. — Victor Ilugo aimait à dire : « Qui ouvre une école ferme une prison ». Dans une heure d’optimisme, M. Alfred Fouillée affirmait que « plus il y aura d’écoles, moins il y aura de prisons : plus la science fait des progrès, plus elle reconnaît que le criminel est souvent un insensé, souvent un ignorant ». Depuis, le même philosophe est quelque peu revenu de cet espoir, et il a avoué en toute bonne foi que, dans l’enseignement primaire, l’instruction scientifique, de plus en

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plus répandue, n’a nullement haussé le niveau moral. De très nombreuses statistiques ont établi que les départements de France où l’on compte le plus d’illettrés sont précisément les mêmes où le crime est le moins fréquent. Aussi voit-on beaucoup de bons esprits tendre à en revenir à la vieille idée de Montaigne, que « l’affinement des esprits n’en est pas l’assagissement ».

Entendons-nous pourtant. C’est une loi de physiologie, aussi vraie que les plus justes statistiques, qu’une force impulsive traverse sans encombre un cerveau désert d’ignorant, pour passer de l’état centripète à l’état centrifuge, de la sensation à l’acte. L’homme de haute culture et de vaste érudition, ne voyons-nous pas chaque jour comme il est lent à se déterminer, comme il s’attarde à peser le pour et le contre des choses, combien malaisément il prend parti, comme il est sobre d’action? Gardons-nous donc de dire trop vite que l’instruction obligatoire a été un mal social. D’abord, elle était nécessaire; c’était un pas fatal de l’évolution humaine : quel est donc le gouvernement qui eût osé la retarder longtemps? Et puis, comprenons mieux ce qui s’est passé là. Songez qu’il ne s’agit que d’une instruction primaire, bien partielle, et là, comme partout, si la forte dose est calmante, la petite dose est grisante. Songez encore que cette instruction n’est peut-être pas exactement ce qu’elle devrait être, en ce sens que — au lieu d’enseigner simplement à

1 homme les moyens pratiques et probes de se tirer d’affaire dans la vie — on lui met en tête des choses propres uniquement à lui valoir des ambitions démesurées, des prétentions disproportionnées, à lui donner notamment envie de quitter la campagne pour émigrer aux grandes villes.

Envisagez encore ce fait d’une haute importance que, si la criminalité totale ne semble pas avoir diminué par le fait de l’instruction répandue, la criminalité sanglante se fait pourtant plus rare, tandis que s’accroissent le vol et le crime par ruse. La violence s’atténue, la fourberie grandit. Mais n’estce pas la loi d’évolution qui régit notre monde? Je l’ai déjà dit au commencement de cette étude : les Lacassagne, les J. Bertillon, les Ad. Guillot, les Bournet, les L. Faucher, Lombroso lui-même, qui diffèrent d’avis sur mille questions de la philosophie pénale, s’accordent pour admettre que l’instruction ne peut que rendre l’homme plus fourbe, plus habile au mal. Pour ma part, je suis conduit à croire qu’il faut considérer comme moralisateur tout ce qui retarde l’impulsion, tout ce qui peut faire diffuser, s’étaler en surface la vibration nerveuse trop intense, et que meubler un cerveau c’est fatalement l’assagir Sans doute, ce n’est que le passage de la force à la ruse, mais l’homme ne saurait devenir meilleur qu’en différant la seconde partie du réflexe. La ruse n’est pas la bonté, mais par le fait seul qu’elle temporise, qu’elle permet d’envisager le pour et le contre des

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choses, et l’intérêt mieux entendu, voilà déjà un premier pas vers la douceur et une civilisation relative. La sagesse consiste donc à ne rien regretter, à donner l’instruction primaire aussi largement que possible, quitte à la rendre moins chimérique, plus pratique, et tendant à développer l’homme surplace, à faire du fils de paysan un paysan très expert en son art et très amoureux de la terre, au lieu d’un citadin manqué. L’agglomération, la ville, le mauvais milieu, le fâcheux exemple, voilà vraiment qui pousse l’homme indécis et faible dans la voie du méfait.

Alors que nous nous appliquions à connaître le mécanisme cérébral afin de mieux comprendre l’âme du criminel, nous avons abouti à cette formule : pour un même cerveau et une même impulsion, le résultat final, l’acte accompli dépendra de l’éducation, c’est-à-dire de la qualité des images accumulées dans la mémoire. Et l’on peut dire encore que toutes les fois qu’un de nos actes n’est pas simplement impulsif, toutes les fois qu’il est délibéré, il dépend du libre jeu de nos collatérales et de la valeur des notions dont nos cellules cérébrales ont été meublées. Notre cerveau est un théâtre où luttent, à qui s’accomplira, des images mentales. Ce que nous nommons un homme de bien, ce n’est rien d’autre qu’un cerveau vigoureux en qui les représentations mentales de sagesse, de prudence, d’expérience sont si puissantes, si bien

maîtresses du terrain, que les impulsions fâcheuses sont immédiatement et presque sans combat réduites à néant. C’est un homme bien élevé, et entouré de bonne heure d’exemples salutaires. A supposer que l’hérédité soit pour un quart ou un tiers dans la genèse du crime, l’influence du milieu figure pour les deux autres tiers ou les trois quarts. Après cela, sommes-nous en droit d’espérer que les moralistes orthodoxes voudront bien cesser de redire cette phrase de M. Desdouits, que j’ai déjà eu occasion de citer : « Ce qui résulterait des principes déterministes, s’ils pouvaient passer de l’état de théorie dans la pratique, ce ne serait pas seulement une mauvaise éducation, ce serait la suppression de toute éducation ». En vérité je ne vois guère qu’une doctrine qui puisse, théoriquement, conduire à la suppression de l’éclucation, c’est la doctrine du libre arbitre, qui nous enseigne que l’homme le moins cultivé est le plus près de la sagesse, et qu’il trouve, au fond de lui-même, une infaillible voix pour l’avertir qu’il va entrer dans le mauvais chemin.

Oui, certes, l’éducation est de la plus haute importance. Mais qui la donnera à ce gamin du boulevard extérieur dont le père est ivrogne, dont la mère fait le trottoir, qui n’a pour compagnons de jeu que de jeunes vauriens, que de futurs escarpes, pour qui le grand chic, l’élégance, consistera à boire sec à l’assommoir, à lever haut la jambe au bal de

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Clignancourt, à dérober adroitement aux étalages, et, pour finir, à vivre de la prostitution des filles? Car tout cela devient pour cet étrange monde comme une sorte d’idéal où celui-ci échoue, où celui-là excelle. Dans ce milieu terrible, quiconque hésite et trébuche sur le chemin du mal est tourné en dérision; mais comme on admire au contraire la jeune bête humaine hardie et vive, qui, dès ses coups d’essai, s’égale au plus roué! Que peut l’instruction de l’école primaire contre un pareil total d’exemples, contre celte atmosphère respirée en naissant, contre cette émulation et ce point d’honneur à rebours?

Ah! dira-t-on, pourquoi donc avez-vous tué l’idée religieuse, l’espoir des récompenses, la crainte de l’enfer? Pourquoi avoir fait taire la vieille chanson berceuse dont parlait si éloquemment M. Jaurès? Voilà la faute irréparable, et vous-mêmes, les incrédules, il vous faut l’avouer.

Ainsi que beaucoup d’autres, cette question de l’éducation religieuse des masses me paraît avoir été mal posée.

J’ai dit et imprimé que la laïcisation de l’école s’était accomplie en France d’une manière un peu radicale et hâtive, et que nos hommes politiques paraissent s’être imaginé que le niveau philosophique du peuple allait s’élever tout d’un coup, du lait seul de la proclamation de la république et de la suppression du tyran. J’ai rappelé que les esprits les plus vastes et les moins timorés, que les Littré, que

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les Renan, que les Taine, n’ont pas vu sans surprise et sans inquiétude la hardiesse tranquille avec laquelle nos ministres républicains répandaient du jour au lendemain, et semaient sur le terrain le moins préparé, des théories et une conception du monde qui nécessitent, pour être bien comprises, quelque culture préalable. Je pense encore tout cela. Mais j’en suis venu à me demander si véritablement on aurait pu faire autrement. En fait, le peuple de nos grandes villes n’avait-il pas, bien avant la laïcisation, fait abandon de sa foi religieuse, et cela par la faute même de la religion, trop occupée à faire de la foi une arme politique, à prendre le parti des puissants et des riches, à mettre l’évangile du fils du charpentier au service des gouvernements à poigne et de la haute banque? Qui faut-il accuser de l’incrédulité du « pauvre monde »?

Pour mon compte, élevé dans une famille vraiment religieuse, près d’un vieillard qui lut un incomparable modèle de toutes les vertus chrétiennes, et, plus lard, ayant fait chez les pères jésuites mes classes d’humanités, de rhétorique et de philosophie — quelle philosophie ! — en dépit des révoltes que n’a cessé de me procurer la soumission de toute vérité d’expérience ou d’observation à la croyance préadmise, je resterai toute ma vie sous le charme infini de la tendresse catholique. Je ne saurais pas ne pas lui être reconnaissant de celle effusion, de cette fonte de mon âme que je lui

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dois, de tout ce qu’elle a mis en moi de grand amour et de belle émotion. Elle prend aux entrailles, elle est humaine : c’est sa force. Si j’aime tant Renan, c’est sans doute parce que la rigueur de sa dialectique et la sévérité de sa science se tempèrent,

s’humanisent, s’attendrissent de toutes les croyances dont furent saturées cette enfance et cette jeunesse qu’il a si délicieusement racontées. Elevé dans l’impiété, il n’aurait pu comprendre qu’une trop faible part du cœur humain. Pour tout dire, je ne voudrais pas que mon fils fût trop vite sevré de ce laitlà. Et cependant, il me faut reconnaître que celte pure et douce morale de l’Eglise ne va pas, en ce temps, sans inconvénients, qu’elle nous enseigne un peu trop la résignation, l’inutilité de l’effort, la sainteté de la douleur, qu’elle est communautaire, qu’elle proscrit l’individualisme, flétrit l’orgueil, rit de l’ambition, est indulgente à la paresse, conseille l’incuriosité. Peut-être n’en serait-elle que plus efficace pour maintenir les malheureux dans le respect de la personne et du bien d’autrui, et pour les préserver de l’utopie socialiste. Mais ce calcul n’est pas précisément très noble. Puis, pour y parvenir, encore faudrait-il que le pauvre monde eût la foi. 11 n’est pas bien certain qu’on puisse la lui inculquer de nouveau, môme si les successeurs de 1 illustre pape actuel persévèrent dans sa tendance à ne vouloir que d’une foi détachée de la politique, purement moralisatrice.

Donc, pour souhaitable que puisse nous paraître la restauration religieuse en vue de la prophylaxie du crime, je crains bien qu’il ne faille nous avouer que, pour le moment du moins, c’est là une utopie, j’entends pour ces grands centres ouvriers, où le besoin d’un prompt remède se fait si vivement sentir. Je crois plus efficace — précisément parce que l’homme du peuple de Paris est souvent mis en défiance par la soutane ou la cornette — l’intervention de l’Assistance publique ( Service des enfants moralement abandonnés et surtout de ces œuvres toutes modernes, nées de l’initiative privée, qui se multiplient fort, en France, depuis quelques années, et qui me paraissent appelées à rendre les services les plus éminents.

Au premier rang, il faut citer cette Union fra/içaise pour le sauvetage de l'Enfance, actuellement présidée par Mme Jules Simon, qui a pour but de recueillir les enfants maltraités et les enfants mis en danger moral, par ignorance ou inconduite des parents. Aidée par celte loi Roussel, d’une si évidente utilité, qui permet de prononcer la déchéance des parents indignes, cette œuvre arrache les enfants au milieu pervers et les place, soit dans des établissements de bienfaisance, soit chez des patrons en vue d’apprentissage. L 'Union a un asile à elle où les

1. En quinze ans, le service des enfants moralement abandonnés de l’Assistance publique a recueilli environ 10000 petits malheureux.

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pauvres gamins sont hospitalisés avant d’être placés. Chaque année on réserve et on place, pour chacun d’eux, une somme de cinquante francs, pour lui faire un pécule le jour où il prendra son essor. J’ai vu quelques-uns de ces misérables petits Parisiens, chargés ou non d’une hérédité lourde, s’améliorer et littéralement se transformer sous la seule influence de bons traitements et d’honnêtes exemples. L 'Union française estime que sur 3500 sujets recueillis et placés par elle, elle a réussi à doter la société d’environ 1500 braves garçons, décidés à gagner honnêtement leur vie, trempés à neuf pour le bon combat. Les 2000 autres étaient incorrigibles. Mais n’est-ce pas déjà fort beau d’en sauver près de la moitié !

Il me faut signaler encore Y Œuvre de L'Adoption, qui recueille les orphelins légitimes ou naturels; la Société générale de protection de V Enfance abandonnée ou coupable x ; la Société de patronage des orphelins agricoles , fondée en 1830; le Patronage de l'Enfance et de l'Adolescence, fondé en 1890, qui met en pension et en apprentissage les vagabonds et les jeunes traîneurs de pavé, qui ouvrent de grands yeux de vice à tous mauvais exemples, et que ramasse la police; la Ligue des Enfants de France, fondée par Mlle Lucie Faure en 1895; l’Œuvre familiale des orphelins de la Seine ; Y Œuvre de Sainte-Anne ;

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