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tous les feux de l'enfer. afin que désormais on n'aimät plus Dieu, ni par l'espérance des récompenses, ni par la crainte des peines, mais purement et uniquement pour lui-même et pour ses perfections adorables.
Beaux sentiments ét bien dignes d'une grande âme qui connaît ce que c’est que Dieu, et combien il mérite par lui-même toutes les affections de nos cœurs!
On raconte des Japonais que. quand on leur annonçait l'Evangile, qu'on les instruisait des grandeurs, des beautés, des amabilités infinies de Dieu ; quand surtout on leur apprenait les grands mystères de la religion, tout ce que Dieu a fait pour les hommes, un Dieu naissant, un Dieu souffrant, un Dieu mourant pour leur amour et pour leur salut : O qu'il est grand! s'écriaient-ils dans leurs doux transports, qu'il est bon et aimable, le Dieu des chrétiens! Mais quand ensuite on leur ajoutait qu'il y a un commandement exprès d'aimer Dieu, et des menaces si on ne l'aime pas, ils étaient surpris, et ne pouvaient revenir de leur étonnement. Hé quoi! disaient-ils, quoi! à des hommes raisonnables un précepte d'aimer Dieu, qui nous a tant aimés! et n'est-ce pas le plus grand des bonheurs de l'aimer, et le plus grand des malheurs de ne l'aimer pas ? Quoi! les chrétiens ne sont-ils pas toujours au pied des autels de leur Dieu, tout pénétrés de ses bontés, tout embrasés de son saint amour! Mais quand ils venaient à apprendre qu'il y avait des chrétiens qui non-seulement n'aimaient pas Dieu, mais qui l'offensaient, qui l'outrageaient : O peuple injuste , à cœurs ingrats, barbares ! s'écriaient-ils avec indiguation : est-il donc possible que des chrétiens soient capables de ces horreurs”? et dans quelle terre maudite habitent donc ces hommes sans cœur et sans sentiments ?
Chrétiens, nous ne méritons que trop ces justes reproches; et un
jour ces peuples éloignés de nous, ces nations étrangères, appe-
és en témoignage contre nous, nous accuseront, nous condamneront devant Dieu.
L'AME PENITENTE,
RÉFLEXIONS
Pensez-y ; le prose de l'amour divin est le premier, le plus essentiel des préceptes, c'est l'accomplissement de toute la loi.
Re et faisons en ce monde, autant qu'il est en nous, ce que les saints font dans le ciel, ce que nous espérons faire dans l'éternité : aimons Dieu de tout notre cœur.
Triste pensée! peut - être jusqu'à présent n'avons- nous pas encore aimé Dieu d'une manière digne de Dieu! Consacrons du moins le reste de notre vie à ce saint amour.