‹ L'âme élevée à Dieu [microforme]Chapitre 28 sur 119 · PRIÈRES ET PRATIQUES · texte numérisé non relu

PRIÈRES ET PRATIQUES

4° Sentiment de douleur, de regret, de gémissement, à la vue de mes péchés et des égarements de ma vie. Qui donnera à mes yeux une source de larmes pour les déplorer? Que ne puis-je les laver dans l'effusion de mon sang | buis dabit capiti meo fontem lacrymarum (1) ?

(1) Jerem., 1x.

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2° Sentiment de crainte et de frayeur salutaire à la vue du danger et des occasions du péché. Craignons, fuyons, tremblons à la vue du péche comme à la vue d'un serpent que nous verrions sur nos pas? Quasi a facie colubri, fuge peccatum (1).

3 Sentiment de reconnaissance et d'actions de races de ce que Dieu ne

Gin 2 Et) ARS hr tn À ro Tell

nous a pas frappés et enlevés de ce monde quand nous étions en état de pe péché, Si Dieu nous avait enlevés dans tel temps, après cette action, quels lou seraient notre sort et notre malheur ? | bles ke Sentiment de compassion envers ceux qui ont le malheur d'être en état qui de péché. Ce sont peut-être nos parents, nos amis; si nous les voyions , frappés de mort et tomber à nos pieds, nous en serions touchés jusqu'aux que larmes; la mort du péché est bien plus triste et plus déplorable. 2: | 5 ten Mon Dieu, préservez- moi du péché, c'est l'unique malheur que je 1 Jour craigne ; mais, si j'ai le malheur de pécher, punissez- moi en ce monde, VOUX frappez - moi, vengez - vous sur la terre, faites tomber sur moi tous les 3 l': fléaux de votre colère en cette vie, pour me faire miséricorde en l'autre. jp dan La grâce que je vous demande comme la plus grande des grâces, c'est ï dan: que, si vous prévoyez que je doive avoir le malheur de vous offenser en- uni core et de tomber dans le péché, vous m'enleviez de ce monde avant que . ce malheur m'arrive. J'aime mieux ne pas vivre que de vivre dans votre D nou disgrâce ; j'aime mieux souffrir mille morts que de vous déplaire un in- À méd stant par la mort que le péché donnerait à mon âme. Que je ne vive plus " flexi que pour pleurer mes péchés, apaiser votre colère et implorer vos grandes 3 lus miséricordes. plu:

3 pare 1 véril + prop . . 1 velle NEUVIÈME LECTURE LE von " avait SUR LA MORT. À g° AS nn + nos | EVE L'affaire la plus importante de notre vie, c'est de nous Ÿ est] nn | préparer à la mort; et le moyen le plus assuré de nous y 1 un | préparer, c'est d'en appeler, d'en méditer souvent la pensée, trièl | Du sein même des ombres dont la mort est environnée sor- hom tiront les plus vives lumières. Voici les grandes vérités qu’elle de jc offre à nos réflexions. vant 4° Nous mourrons! l'arrêt immuable est porté contre quel nous; chaque jour il s'exécute sur quelqu'un des enfants co d'Adam; au moment même où je médite, il y a quelqu'un êlre dans le monde qui rend le dernier soupir et qui commence ice son éternité. Peut-être celui qui doit le suivre, c'est moi- Il même. Y pense-t-on? la terre entière n'est qu’un vaste pers théâtre toujours couvert de quelque cadavre nouveau, et un d'or abîme immense qui s'ouvre pour l’engloutir! et cependant, im cet arrêt porté contre nous, qui est celui d’entre nous qui V la V

(4) Eccli,. xx1.

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se donne le temps de l'écouter, de le méditer, de l'approfondir? Hommes mortels et toujours mourants, nous vivons comme si nous ne devions jamais mourir; nous éloignons même la pensée de la mort, comme si en éloignant sa pensée nous évitions ses horreurs. Aussi vivons-nous dans l'oubli de tout, quand nous avons tout à craindre : semblables à ces victimes infortunées que l'on conduit à l'autel, qui ne savent craindre la mort qui les menace que lorsqu'elles sentent le coup qui les frappe.

2° Nous mourrons tous: formes de la même boue, nous tendons tous à la même fin; la mort nous citera tous à son tribunal, et nous appellera tous par notre nom: vous tel

jour. vous tel autre, vous telle année, vous la suivante,

vous demain, vous peut-être aujourd'hui. Dans un nombre d'années, il y aura dans les villes des hommes nouveaux ; dans les maisons, de nouveaux habitants: dans ce monde. un nouveau monde, Ceux qui l'habiteront diront alors ce que nous disons aujourd’hui : Nous mourrons tous. On viendra méditer sur notre tombeau: on fera sur nous les mêmes réflexions que nous faisons sur les autres : les fera-t-on avec plus de fruit? en deviendra-t-on plus chrétien? Selon les apparences , il en sera d'eux comme de nous. On entendra ces vérités, on en sera touché, on fera des résolutions et des propos : après quoi on se retirera, on se dissipera; de nouvelles idées effaceront ces idées salutaires ; et quand la mort viendra, on sera presque aussi surpris que si jamais on n’en avait entendu parler de sa vie.

3° La mort renversera tous nos projets et dissipera toutes nos pensées; car voilà où nous en sommes : dans nous tout est projet ; nous en formons un, un autre le suit de près, un troisième lui succède bientôt; la mort en forme un quatrième tout opposé, et les renverse tous à l'instant.Ce jeune homme à la fleur de son âge n'a l'imagination remplie que de jeux, de divertissements, de plaisirs : il voit s'ouvrir devant lui une carrière immense; la mort le laisse avancer quelques pas, et, fondant tout à coup sur lui, elle l'arrète au commencement de sa course, et par une fin imprevue, peutêtre tragique, elle porte la consternation dans ceux de son àge, tout elfrayés d'entendre dire : Un tel est mort, quand ils pensaient à nouer une partie de plaisir avec lui. Et vous, personne mondaine, tout occupée de vous-même, du monde, d’ornements, de parure, que faites-vous ? Vous parez la vicüime ; la mort est près de l'immoler.

Vous vous contemplez dans le miroir que vous présente la vanité, et vous ne voyez pas derrière vous la mort qui vous

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moment, et ce moment fatal décide d’une éternité! O mo-

menace; elle tient le trait vengour suspendu; elle attend que la victime soit parée pour l'immoler; et, au milieu de cet étalage de vanité. de mondanité, cette victime va tomber toute tremblante, toute palpitante.

O hommes! quel aveuglement est le nôtre! nous concevons que notre vie n’est qu'un souile ; et sur un fondement si fragile nous voulons élever des éditices immenses. Nous portons nos vues bien loin au delà de nous, au-dessus de nous, et nous ne voyons pas le tombeau qui s'ouvre sous nos pieds! Hélas! ne formons-nous des projets que pour les voir renversés ? n'ourdissons-nous une trame que pour la voir coupée ? Nous nous repaissons d'idées flatteuses, d'objets chimériques : toute notre vie se passe en projets; et quand il faudra sortir de ce monde, nous aurons encore entre les mains les vues, les projets, les désirs du temps. Quels préparalifs pour l'éternité !

4° La mort nous dépouille de tout : honneurs, richesses. plaisirs, emplois, dignités, amis, liatsons, il faudra tout quitter. Tout homme se trouvera réduit au terme du prophète Job, et pourra s'écrier avec lui : De tout ce que j'avais sur la terre. il ne me reste que le tombeau pour partage : et solum mihi superest sepulcrum (1). Pour tout le reste, il faudra dire cet prononcer cette parole triste et lugubre : Je laisse, je laisse, Ah! dites plutôt : On m'enlève, on m'arrache. Il faut tout quitter, tout quitter sans délai, et tout quitter sans partage, et tout quitter sans retour. La bière et le tombeau, les vers et les cendres, c’est tout ce qu’il nous reste, et solum suprrest sepulcrum. Hommes insensés, élait-ce done pour cela qu'il fallait former dans le fond du cœur tan de désirs et tant de projets; dans le sein des familles, se livrer à tant de sollicitudes et de soins: dns le sein des Etats. allumer tant de guerres, livrer tant de combats, répandre tant de sang, desoler, ravager tant de provinces et de nations? À quel terme tout cela devait-il aboutir un jour? ou plutôt dans quel abîme, dans quel gouffre tout cela devait-il être englouti à jamais?

ÿ° Enfin la mort décidera de tout pour toujours , l'arbre tombera un jour, et il tombera à droite ou à gauche, selon la pente qu'il aura prise durant sa vie : voilà notre image. Toute l'éternité nous serons ce que nous aurons été au moment de la mort. Mourons-nous en état de péché, notre malbeur est assuré, et l’est à jamais. La mort n’est qu’un

(1) Job, xvu.

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ment! moment terrible, qui pourra balancer ton poids? qui pourra mesurer ta durée? qui pourra mesurer tes conséquences terribles !

O mort! disait le prophète, que ta balance est équitable! que ton jugement est solide et tes conseils salutaires! 0 mors, bonum est judicium tuum (4). Et qui est-ce, en eflet, s'il méditait ces grandes vérités, qui pourrait résister à leur force ? Si l'on pensait sérieusement que l'on doit mourir, qui est-ce qui s'attacherait si follement à la vie? Qui est-ce qui se nourrirait de projets, d'idées, d'illusions, s'il entendait la voix de la mort qui lui crie que tout n'est que néant et vanité ? Qui est-ce qui s'attacherait éperdument aux biens de la terre qui vont disparaitre, au préjudice des biens éternels qui nous sont préparés ? Qui est-ce, au contraire, qui ne se dirait pas à lui-mème : Puisque je dois mourir un jour et tout quitter à la mort, pourquoi ne m'y pas préparer en me détachant de tout? On regarderait chaque jour comme devant être le dernier des jours; on ferait chaque action comme pouvant être la dernière action de la vie; on approcherait du sacré tribunal comme allant au tribunal de Dieu méme ; on recevrail le Saint des saints comme on recevra un jour le viatique pour l'éternité ; et, comme la vie n’est qu'une mort continuelle, toute la vie ne serait qu’une coninuelle préparation à la mort. Ainsi tâcherait-on de vivre de la vie des justes pour mourir de la mort des saints, et pour vivre à jamais de la vie des élus. Moriatur anima mea morte justorum (2).

MÉDITATION SUR CES PAROLES DE SAINT PAUL : QUOTIDIE MORIOR, JE MEURS CHAQUE JOUR (3).

Combien de vérités importantes sont renfermées dans ces deux grandes paroles! Combien de morts anticipées doivent préparer celte dernière mort, cette mort absolue, qui terminera un jour notre course !

Dieu vivant, puisque je dois mourir un jour, faites que toute ma vie soit une continuelle préparation à la mort. Vous m'avertissez vous-même de me tenir toujours prêt, parce que je ne sais ni le jour ni l'heure, et que la mort peut venir me surprendre à tous les instants.

(4) Eccli., xzi.— (2) Num,, 1. — (3) 1 Cor., xv.

40 Je meurs tous les Jours, Hélas! à combien de choses n: suis-je pas déjà mort! Ne suis-je pas mort à toutes les année: de ma vie passée? Elles se sont écoulées, elles ont passé comine un songe; elles sont passées pour ne revenir jamais. Le reste de mes jours s'écouléra de même insensiblement : j'avance dans ma course, et je me vois mourir chaque jour sans que j'y fasse attention: je me trouverai à la dernière heure presque sans y avoir pensé el m'en être aperçu.

2° Je meurs tous les jours. et tous les Jours je perds quelque chose de mon être et de ce qui compose le cours de ma vie, Je sens que tout dépérit peu à peu: mon esprit baisse, ma mémoire se perd, mes veux S'affaiblissent, mes furces diminuent, toute la machine se démonté et menace ruine: tout cela autant d'annonces de mort, autant de morts en détail qui préparent au dernier sacrifice, et ne permettent pas de le perdre de vue.

3° Je meurs chaque jour: j'ai déjà fait une grande partie du chemin, incertain de ce qui m'en reste. Je vis auJourd'hui; le lendemain n'est pas à moi. Je respire en ce moment, à peine suis-Je assuré de voir le moment suivant. Celle incertitude même continuelle de la vie n'est-elle pas une espèce de mort? Dans cet état à quoi peut-on tenir? Peut-on avoir des vues. méditer des desseins, former des projets? Je n’en forme qu'un seul: c'est de penser à la mort. de m'y préparer, et même de me tenir prèl à tous les instants. Quand le dernier viendra, sera-t-1l temps de le faire ?

4v Je meurs tous les jours à ce qui se passe. à ce qui m'arrive d'affligeant ou de consolant. Le temps. qui consume tout, ne nous enlève-t-il pas indifféremment et les biens et les maux? Qu'y a-t-il de durable et de constant en ce monde? Quand nous avons des chagrins, disons : IS finiront bientôt. pourquoi nous tant affliger? Quand nous avons quelque consolation, disons : Demain peut-être nous n’en jouirons plus. pourquoi nous y livrer ! Quelle folie de s'attacher à ce qui. malgré moi, dans quelque temps. ne sera plus !et quel plus haut point de sagesse que de ne faire aucun ford sur tout #e qui n’a aucun fondement assuré ! Dieu seul est immuable et le bien permanent: c'est là, 6 mon âme. et la uniquenent qu'il faut s'attacher; la mort ne saurait l'enlever. do Je meurs tous les jours: c'est-à-dire je romps chaque

jour quelqu’une des chaines qu'm'attach&ent à la vie, Quand

la mort nous trouve attachés par mille liens, des biens, des honneurs, des parents, des amis, des projets, des espérances; que tout à coup 1 faut rompre ce: chaines, quelle violence! quelle douleur! Pour les prévenir. je me déga-

erar tou autant {il elle vient Le separe lement € 6 Jen comme 0 pour Diet monde . l beau, [un erêts. On ne dirait elle qu'in eomiIme m 70 Je souhaiter ( avoir à y € n'est-il pa sera=t-1l pi (Top abuse vous Mm'avl temps! pat et d'ailleui ne faudrapeines, de teree. en Veux, Ô MI comme si S° Je me ma course des justes !

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ses n' era tous les jours volontairement mor-méême, prévenant nnee: autant qu'ilesten moi l'ouvrage de la mort, atin que, quand PUsse le viendra, elle ne trouve plus rien à faire dans mor. que nas. Le séparer mon âme d'avec mon corps, et la remettre paisi- \ : 1h ment: lement entre les mains de son Créateur, sil 4 SJQUE 6° Je meurs tous les Jours, en ce que je me considère FE CHIGTE comme déjà mort, Une âme résolue à ne plus vivre que pour Dieu seul ne doit point avoir de part à la vie de ce ;l perds monde, non plus que les morts qui sont dejà dans le ton- Cours beau. n'y a plus pour elle ni plaisirs, ni honneurs, ni inespril erêts. On la foulerait aux pieds comme les morts, qu'eiie RO URSS ne dirait rien et paraîtrait insensible, Ce n'es plus pour enace elle qu'indifference, que dégont, que langucur, Le eur est morts comme mort à tout ce qui ne le touche plus. rmet- 7° Je meurs tous les jours. Eh! comment pourrais-je souhaiter de rester plus longtemps en ce monde? que puis-:e partie avoir à y désirer et à y regretter? Le nombre de mes péches JU n'est-il pas assez grand? le compte que j'aurai à rendre ne Sn sera-t-il pas assez rigoureux? O mon Dieu! je n'ai déjà que vant. trop abusé de vos graces, abusé des jours et du temps que le pas vous m'aviez donnés! Heureux si j'étais mort dans certain enr ? temps! j'aurais été bien plus disposé à paraitre devant vous : r des et d'ailleurs, quand j'aurais encore vécu plus longtemps, mort, ne faudra-t-il pas toujours en venir à ce terme, avec plus de ants. peines, de péchés et de craintes? La mort, pour être diftérée. en est-elle moins une mort? Mille ans sont à vos ‘4 ar- veux, Ô mon Dieu, comme le jour d'hier qui n'est plus, ou nn sume comme S'il n'avait jamais été: 11 n’en reste que les regrets, ji ns el S Je meurs tous les jours; heureux si enfin je puis fini nde? ma course dans votre saint amour, mourir enfin de la mort QUE des justes! Je ne désire plus vivre que pour cela, je n'ascon- nire plus qu'à cet heureux terme. Je vais travailler de moius. inème, donner tous mes soins à ce grand ouvrage de tous qui. les temps, à cette mort journalière et continuelle à motplus même et à tout, tout Quelle douceur, Ô mon àme! quelle profonde paix! qu: able la mort sera tranquille, si vous vous y disposez par ces senque- ments, et si vous pouvez dire sincérement avee FApôtre : Quctidie morior! Oui, tous les jours je connais de plus et que plus le néant du monde: tous les Jours je mie détache des and créatures : tous les jours Je brise quelque Tien demon cœur: des ‘ous les jours je combats quelque vice où quelque defaut pe- ‘ous les jours je tâche de mourir à quelque chose. el je deéelle ire de mourir à tout. O ‘heureuse Vie que cette mortconti-

our iuelle ! qu’elle est sainte! qu'elle est méritoire pour nous!

qu'elle est agréable à Dieu! qu'elle nous prépare bien sain-

2? 0 tement à cette mort absoluequ'il faudra subir un Jour !qu'elle a Lu nous dispose bien efficacement à cette vie immortelle et du- QUE rable que nous espérons! Mourons tous ies jours de la mort Fu des saints, pour vivre un jour de la vie des élus. 1518 Mourir ou souffrir, disait une grande sainte (4); ne pas mourir, mais souffrir, S'écriait une autre (2). Désirons de

tout réunir : souffrir et mourir, vivre et mourir en souf- 1 {rant.

1 Il est vrai, à mon âme! cette mort continuelle est triste 1 et pénible à la nature. On ne meurt pas sans peme et san: à de qu'il en coûte: armons-nous d'une sainte confiance, rani- mt LA | v9 ‘ 1rà mons notre courage el notre constance, C'est pour Dicu que érs | 5 + ie n à 7 ce Er:

AÉE | nous mourons: ce est pour vIVrC à JaMaIs QUE NOUS MOourons La all chaque Jour: c'est en union de la mort et du sacrifice de «| A br A Tee , : , Ne en sr se 1 el Jésus-Christ que nous offrons notre mort et notre sacritiee. nr LA Après tout, quelque longue, quelque triste, quelque affii- de) L:14 Ê A | : a à { ) | El geanite que puisse être ectte mort Journalière, la grâce en mel te tempérera les amertumes, lPespérance en adoucira les ri- cl 114 gueurs, la récompense en couronnera les travaux. met | PRIÈRE. QUELLE 4 2 | : Te cun de Il'est donc vrai, à mon Dieu, que cette mort qui m'est réservée à la fin sera qi LA de mes jours n'est pas la seule que je doive subir. Chaque jcnr j'éprouve Den 4 une mort qui est le commencement et l'annonce de cette mort totale qu Ains m1 finira ma carrière. Hélas! nous disons: Nous mourrons un jour, et nous ne sont ét » voyons pas que nous mourons à tous les instants. Nous pensons vivre, e: la vani fi ER nous ne faisons que mourir ; la mort fait chaque jour en nous son ouvrage. ET M Pi eu nous ne pensons pas à faire en nous l'ouvrage de Dieu. : désord 1 Vous qui êtes la vie véritable, recevez dès à présent l'hommage que je être lo a | vous fais de mes jours: vivez en moi, détachez-moi de tout ce qui doit finir: jours; il présentez-moi sans cesse cette mort qui m'arrache à chaque instant quelque I e à portion de mon être. Je meurs chaque jour: à quoi m'attacher en ce du ( enl 1 monde? Je meurs chaque jour : pourquoi ne pas me préparer chaque jou {iniron 1 à la mort? Un jour on dira de moi: Il est mort. Je dois me dire :.Je meurs avons [all à chaque moment: et, puisque je perds insensiblement cette vie mortelle pe 1e |) quim'est ravie, rendez - moi digne de cette vie immuable qui m'est des- ou SIM 4 LU unee. ou par an PRATIQUES. qu'il fa F Lu NT UE à ne ac nl 4° J'offrirai chaque jour le sacrifice de ma vie à Dieu. S J' LL ! 2 Je regarderai les maladies et les infirmités qu'il m'enverra comm id VOIL autant d'avis salutaires qu'il me donne, et des moyens de me préparer à l: sombre : mort. | | e . . . | : À l'entrée 3: J'unirai le sacrifice de ma vie à celui de Jésus Christ sur la croix. : 4° J'approcherai souvent des sacrements, pour n'être jamais surpris d Corn me in la mort | | , louve 5e Je regarderai chaque jour comme pouvant être le dernier de me Abaïr | jours, are nt | S Le. ; ; au HO “ (1) Suinte Thérèse. — (2) Sainte Madeleine de Pazzi.

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