‹ L'âme élevée à Dieu [microforme]Chapitre 29 sur 119 · DIXIEME LECTURE SUR LE JUGEMENT PARTICULIER DU PÉCUEUR · texte numérisé non relu

DIXIEME LECTURE SUR LE JUGEMENT PARTICULIER DU PÉCUEUR

Le jugement particulier est eelui qui se fera de nous au moment même de notre mort: car, avant le dernier jour. ce grand Jour des vengeances, où tous les hoïmes cités à la vallée de Josaphai doivent paraitre au jugement universel pour la jusütfication solennelle et publique de fa Providence., il y aura un autre Jugement particulier et personnel. que chacun doit subir à la fin de ses jours.

Jugement moins redoutable en apparence, paree qu'ii sera sans appareil, sans solennité, sans éclat; mais jugement, en elfet, plus redoutable par ses suites #1 es effets. puisque c’est là que doit être decidé le sort étés el de chacun de nous, et que ce dernier jugement qui doit suivre ne sera que la manifestation du premier qui aura précéde,

Ainsi, après le court espace de quelques années qui se sont écoulees sur la terre; aprês une vie souvent passée dans la vanité, les amusements de ce monde, quelquefois dans le

: désordre et l'excès des passions, après une maladie peut-

être longue et languissante, peut-être courte et de quelques jours; après les agitations. les angoisses. les défaillances du dernier combat, viendra enfin le moment décisif où nous finirons notre course, et où l’on dira de nous ee que nous avons dit de tant d'autres : ZE est mort, Quelques larmes. ou sincères ou simulées, quelques regrets ou par tendresse ou par bienséance, accompagneront le cadavre du mort, qu'il faut bientôt enlever aux veux effrayés des vivants.

J'accompagne en esprit Fame qui vient d'en être séparée : la voilà entrée dans l'éternité, transportée dans cette région sombre des morts. Quelle est en ce moiment sa surprise à l'entrée de cette nouvelle carrière! Seule, étonnce, eperdue. “onme investie de la majesté souveraine de Dieu, elle se rouve absolument abandonnée de tout.

Abandonnée du monde et de ses crealures : ses anis, ses parents, ses protecteurs, tout ce qu'elle avait de plus cher au monde l'a suivie jusque-là; mais à l'entrée de ectte terre étrangère, sur le bord de cette région de ténebres. tout

16 L'AME ELENEE A DIEU,

s'est éloigné. Où sont-ils à présent. ces bras de chair, ces objets enchanteurs, celte idole trompeuse du monde ! Hélas! durant sa vie elle leur a sacrifié ses biens, son repos, son salut; et dans ce moment tout a disparu; âme reste seule Avec ses œuvres el ses regrets :

Abandonnée de sa propre conscience, je veux dire di cette conscience fausse, erronée, qui l'avait séduite et avenglée durant sa vie, mais qui, devenue alors une conscience droite, et sortant de son assoupissement et de ses erreurs, hvre le pécheur à lui-même, à ses regrets, à son malheur

Ces abandons sont terribles, mais il en est un autre bien plus triste et plus accablant : abandonnée de son Dieu c'est-à-dire de ce Dieu autrefois si plein de bonté, de tendresse et de miséricorde pour elle, et ne trouvant plus en fui qu'un Dieu juste, irrilé et vengeur; ce n'est plus que i Dieu terrible, le Dieu des armées , qui se dépouille du non: de père tendre pour prendre celui de juge irrité et d'ennen: inplacable,

Représentons-nous donc cette âme dans selte situation terrible, dans ce moment effrayant. La voi, au sortir di Son corps, transportée à l'instant au tribunal de son juge. seule avee Dieu, le ciel d'une part, l'enfer de l'autre, le tribunal de Dieu entre deux : Fâme suspendue entre Fun € l’autre, tremblante aux pieds de son Juge, dans latteni ormidable de son arrèt éternel. Quels objets vont s'offrii alors à cette ème étonnée ! Le triste tableau de toute sa vi sera présenté à ses yeux, depuis le premier usage de sa raison jusqu'au dernier soupir : toutes ses pensées, toutes ses paroles, toutes ses actions, tous ses péchés entrent en Jugement avec elle, Que de sentiments secrets! que d’objets cachés !'que d'illusions !'que de faux principes !que de mystère: d'iniquités! que d’excès!

Et ne pensons pas qu'il faille un long temps pour faire celle discussion, et décider du sort éternel de cette àm coupable; un instant décidera de tout pour toujours ; out. à l'instant mème que l’äme sort de son corps, elle trourt son Dieu; il se présente à elle et ne s'y présente qu’en quaté de juge. À ce même instant la luinière divine frappe ses yeux, et dans elle, comme dans un miroir éclatant, ell voit tout à la fois ses péchés, sa sentence et son sort éternel. Elle y voit ses péchés, leur nombre, leurs circonstances. leur énormite, leur durée: elle voii la sentence qu'elle me rite; elle la Hit de ses propres yeux, en voit l'équité, ke mouts, lPétendue : elle voit son sort durant toute l'éternite Hé, Irrévocable, et par là inême désespcrant, C'en est fait.

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L'AME ÉLEVÉE A DIEU, 11 jui dit le souverain Juge, tu es jugée. tu es réprouvée, je te rejette, je te maudis, je l'éloigne de moi pour toujours; ues Yeux et mon cœur He fermes pour toi: lu ne me verras jamais. À l'instant même les ministres du Dieu des ven- “eances se saisissent de la victime, lentrainent dans ce lieu horreur où les tourments seront à jamais son partage ; elle \ estprécipitée, et tout est fini.

Hélas! ô mon Dieu lil n'y à qu'un moment que cette âme « rendu le dernier soupir : son corps est encore étendu dans it de douleur, et ressent même un reste de chaleur naturelle, les assistants en pleurs l'entourent dans un morne silence, Parrosent de leurs larmes, le considèrent avec «flroi, se retirent tout consternés:; non, le corps n'est point enseveli dans la terre, et déjà l'âme est ensevelie dans Les enfers.

Eglise sainte, vous vous revêtez d’ornements lugubres à 1 perte de vos enfants : incertaine de leur sort, vous prit encore pour eux, vous Invitez par de tristes sons les fideles a y joindre leurs prières: vous envoyez vos ministres offrir le sacrifice des vivants et des morts. Arrêlez, Eglise sainte. ministres du Dieu vivant, suspendez vos vœux; et vous. clocies lugubres, faites entendre sur cett: âme des sons encore plus lamentables : il n'est plus de ressources pour elle : prières. larmes, supplications, sacritices, tout est inuüle, le rêégne de la miséricorde à fini; celui de la justice commence pour ne finir jamais.

elles sont done pour celte àme les suites terribles de ce jugement redoutable ! la malédiction éternelle de Dieu qui tombe sur elle, des peines affreuses qui commencent pour cterniser son tourment, un désespoir horrible qui comble ious ses malheurs. Voilà. dis-je, cette âme frappée de Dieu, maudite de Dieu, éloignée de Dieu pour toujours. Non. lämais elle ne verra Dici u, jamais elle ne se réunira à lPAuleur de son être; un sombre nuage le dérobe pour toujours 4 ses yeux : elle fera entendre ses soupirs, ils seront re jetés : elle poussera des eris lamentables, jamais 1is ne seront ecoutés; el Celui qui par sa possession devait assurer sa feucité, par sa séparation et sa perte fera à jamais son malheur.

Qu'il sera affreux. qu'il sera accablant le désespoir de celle âme, qui sentira qu'elle aurait pa être heureuse, et qui se voit condamnée à un malheur sans consolation, sans espérance, à jamais sans remède ! Mais c'en est fait, Le jusement est porté sur cette âme, le sort arrêté, le malheur à

son comble: les abimes se sont ouverts pour l'engloutir à

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jamais, Le chaos immense <e ferme sur elle; et sur cet abinié fermé la main de Dieu grave en caractères de feu ces paroles à jamais redoutables : Eternité, éternité, éternilé !

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MÉOITATION SUR LE MÊME SUJET

Le jugement redoutable que cette âme vient de subir, je sais. à mon Dieu, que Je le subirai moi-même un jour; et qu'au moment même de ma mort je paraîtrai devant vous pour rendre compte de toute ma vie et recevoir Parrêt de mon sort éternel. Je vais m'y disposer, seul avee vous seul. comine je serai alors: prosterne à présent au pied de votre croix, comime alors au pied de votre tribunal, je vais me juger moi-même, ou plutôt me présenter à vous comme à non souverain Juge, elapprendre sur quoi un Jour je sera Juge:

Soutenez-moi, à mon Dieu! je vous demande en ce moment toutes les lumières qui peuvent éclairer mon esprit. toute la douleur qui doit pénétrer et briser mon cœur, enfin toutes les gräces pour me préparer à ce terrible jugement et pour en prévenir les rigueurs.

Le souverain Juge étant done assis sur son tribunal, l'âme tremblante, effrayée au pied de ce tribunal, dans l'attente formidable de son arrèt éternel, Dieu ouvre le livre de vi et de mort à ses yeux, et le jugement redoutable commence. Voici, à mon àme! quelle en sera la matière; voici les sep chefs principaux sur lesquels nous serons interrogés, et sur lesquels nous aurons tous à répondre ; préparons - nous -Y: c'est là-dessus que se décidera notre éternité,

4° Jugement sévère des péchés que nous aurons commis : péchés de pensées, de paroles, d'actions, d'omissions. pechés de tous temps et de tous les âges, péchés dans leu espèce et dans leurs circonstances; péchés peut-être cachés dans le tribunal de la pénitence, parce qu'une fausse honte aura fermé la bouche, malgré les remords seerets d'une conscience alarmée; péchés déguisés qu'on n'aura déclarés qu'à demi, qu'on aura palliés ou dissimulés, voyant qu'on laissait des replis dans l'âme, et que le cœur n'était pas en repos; péchés oubliés, mais peut-être comme volontairement oubliés, parce que, aussitôt qu'ils venaient se présenter à l'esprit, on les éloignait comme autant de pensée: inportunes qui troublaient les plaisirs et réveitlate ct Îles

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Peut-être durant ma vie aurai-je dissimulé, exeusé mes uéchés. Dieu me les présentera alors dans toute leur énornité : helas! quelque grands qu'ils soient, si on les avait déclarés is seraient pardonnés:; mais, S'IIs ont subsisté jusqu'a x mort, ils vivront dans l'eternité, pour la rendre à jamais malheureuse,

2° Jugement rigoureux des péchés que nous aurons fail commettre. Tant de mauvais conseils, tant de mauvais exemples, tant d'occasions données à loffense de Dieu e + à la perte des àmes: ces discours libre s et licencieux qu'on aura tenus; ces livres pernicieux qu'on aura communiqués :

ces airs libres et indécents: ces ornements, ces parures M onda ins: ces railleries impies sur la religion el ses saintes pratiques : tout cela ne rendra-t-il pas responsable devant Dieu de tout le mal qu'on aura occasionné? Combien peutètre seront à ses yeux plus coupables par Les erimes qu'ils auront fait commettre aux autres que par ceux qu'ils auront eux-mêmes COMINIS !

O mon Dieu! n'était-ce pas assez pour moi du poids accahlant de mes propres péchés, sans me charger encore de veux des autres? Tel sera cependant Le jugement que vous m'en ferez subir, et ie compte que vous m'en demanderez.

3 Jugement terrible des péchés que nous n'avons pas empêché de commettre, y étant obligés. Dans mille occasions on le pouvait et on le devait. On était c hargé de lédihicalion, du bon ordre, on l'a négligé. On voyait cette personne remplie d'amertume et de fiel, un mot l'aurait adoucie. On était chargé de l'édification de cette autre, on l'a laissée a ses pe nchants : on en répondra sang pour sang. àme pour ame. On entendait la médisance déchirer la réputation du prochain; re A un lâche respect humain a fermé la bouche: ce silence même est un crime, souvent un scandale, que lque fois une prévarication el une espèc e d’apostasie. Combien d’àämes poricront devant Dieu le terrible fardeau, et des péchés qu'elles auront commis, et de ceux qu'elles auraient dû empêcher de commettre !

\'ai-je rien à me reprocher en ce point? Dieu en jugera , non plus dans sa miséricorde, mais dans la rigueur inexorable de sa justice; et qu'aurai-je à répondre si je suis moi-même obligé de me condamner ?

4 Jugement “redoutable du . n que nous n'aurons pas fait. J'entends l'Apôtre qui dit : Scienti bonum, et non fa-

cienti, peccatum est illi (4); connaître le bien, et ne pas | pratiquer, c'est un crime, Que de bien on aurait pu faire. e qu'on aura negligé ! On annonçait la parole de Dieu: yavons nous été assidus? On offrait le sacrifice divin : y avons-nous

Co «ans pense

A | assisté ? On exhortait à l'approche des sacrements :1es avons. dr Lu nous frequentés? Les cris de l'indigence et de la misère son: | Le 0 allés jusqu'à nous : avons-nous ouvert à leurs besoins un LES Mk tendre cœur et une main bienfaisante? Les malades, les Pat | avons-nous soulagés dans leurs infirmites? Les afiligés, les en AE avons-nous consolés dans leurs peines? Les prisonniers, de fa les avons-nous visités duns leurs fers ? : co: Lie Combien se rassurent parce qu'ils n'ont pas commis di Re DE 1 crands erimes, quand ils devraient trembler pour n'avoi Le à f pas pratiqué de grandes vertus, ayant tant de moyens de re ITS faire! O mon äme! priez, tremblez, jugez-vous vous-même. + + k fl et n'attendez pas que sur tout cela Dieu vous appelle à un ca TA jugement sans retour. lusie qu o Jugement formidable du bien même que nous aurons | até Mir lait; car le Dieu vengeur menace d'appeler en jugement les pe A: justices mêmes. Nous aurons pratiqué de bonnes œuvres: soulre mais comment, par quels moufs, ct dans quelles vues ? La Tel vanité, le respect humain n’y ont-ils point eu de part? Des à subi

aumônes sans choix, des prières sans attention, des confessions sans douleur, des communions sans préparation et sans fruit : arbre trompeur, vous n'avez que des fruits gâtés:

je ser

l'etat «

EU le ver rongeur de l’amour-propre les à tous infectés. Hélas! Fe Dee quel sera notre sort! Nous croirons avoir amassé des trésors fixer: de mérite, et nous paraîtrons devant Dieu les mains vides. Nr Mon Dieu, que vos jugements sont terribles! Peut-être que je sui mes vertus mêmes en feront la matière, et que ce que je dun croyais devoir mériter quelque chose devant vous sera un contre titre de condamnation contre moi. faire ke 60 Jugement effrayant des grâces que nous avons reçues, et 1 et dont nous n'aurons pas profité. Tant de lumières, de saintes lectures, d'exemples édifiants, de vives inspirations. de remords salutaires. Dieu, tenant la balance en main, mettra d’une part ses dons et ses gràces, et de l'autre il Que attendra que nous mettions notre fidélité et notre corres- Spa pondance. Que sont devenues tant de grâces, et quel fruit Juge, 1 en avez-vous retiré? Tyr et Sidon, venez, confondez ces pourra chrétiens ingrats et perfides. Malheureux! vous m'obligez ne de mettre mes grâces négligées au rang de vos crimes accu- encore mulés, et ce qui devait assurer votre bonheur va mettre le de me sceau à votre perte et à votre réprobation. So

(4) Jacob., iv,

t ne pas |, pu faire, 6, U:Yavons.

Ivons-nous les avons:

1isère son!

SOINS un aides, les filisés, Les 1SOnnicrs .

Oommis di ur n'avoi yens de | us-même.

pelle à un

Us aurons ‘ement les S œuvres :

s vues ? La part? Des es Confesaration et its gâtés :

és. Hélas!

es trésors ins vides.

-être que ce que je s Sera un

s recues, ières, de irations.

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l'autre il » Corresuel fruit ndez ces r'obligez es accunettre le

L'AME ÉLENLE A DIEU, si

Comment, à mon Dieu! ne tremblerais-je pas à la vue et dans l'attente d'un jugement si rigoureux? Si cette seule pensée est capable de nr'alarmer à présent, que sera-ce donc u moment de l'exécution?

70 Jugement, el jugement encore plus formidable des :râces mmémmes que nous n'aurons pas reçues, Eh quoi! 6 mon Dieu! sommes-nous coupables de ce que vous n'avez pas été libéral? Voici l'explication de ce redoutable mystère Ju jour des vengeances, Ces grâces, Dieu nous les avait prénarces, c'est par notre faute que nous ne les avons pas reçues. Si nous avions été fidèles. elles nous élaient assurées: les premières en auraient attiré d'autres, qui auraient été sutes d’autres encore plus précieuses: notre infidélité Les a cloignées et nous en à rendus responsables, Le soleil brillait. ct nous avons fermé les veux : sommes-nous excusables si nous nous sommes aveuglés ? Ames infortunées ! tandis que Hlusieurs seront condamnées pour les biens que vous aurez reçus, vous le serez encore pour ceux mêmes dont vous aurez été privées. Que de grâces vont en ce moment s'élever contre vous, et contre vous demander vengeance!

Tel et plus redoutable encore sera le jugement que j'aurai a subir à ma dernière heure; sur tout cela je serai examine. je serait jugé. Hélas! ne me trouverai-je point alors dans l'état de cette âme coupable dont j'ai médité le malheur!

Que restera -t-1l donc alors? si ce n'est que le souverain Juge porte enfin sur cette âme la terrible sentence qui doit fixer à jamais son sort avec son malheur : Retirez-vous de mot, âme maudite, allez au feu éternel! Terribles paroles, je suis assuré de les entendre prononcer un jour sur quelqu'un, et je suis incertain si elles ne seront pas prononcées contre moi. Que puis-je désormais autre chose que d’en faire, le reste de mes jours, le sujet de mes réflexions, de mes craintes et de mes regrets ?

PRIÈRE

Que vos jugements sont redoutables, à mon Dieu ! et que les hommes sont aveugles de ne pas les méditer jour et nuit! Demain peut-être ils les subiront, et ils vivent aujourd'hui dans la dissipation et l'égarement ! juste Juge, n'entrez pas en jugement avec votre serviteur: le juste mème ne pourrait en soutenir les rigueurs : que sera-ce de l'homme pécheur et coupable ? Quel sera mon sort en ce jour formidable? serai-je au nombre de: élus”? aurai -je le malheur d'être rejeté avec les réprouvés ? Vous êtes encore à présent un père plein de bonté, écoutez la voix de mes regrets et de mes soupirs tandis qu'il en est temps. De ma part, je vais me disposer à ce grand jour, et voici lesrésolutions que je forme au pied de votre croix, comme au pied du cribunma! de votre justice.

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PRATIQUES

A Je méditerai souvent sur la rigueur de vos jugements, j'en rappellera: souvent la pese bien capable de m'en inspirer la crainte salutaire.

2e Je tächerai de m'y préparer chaque jour ; je me jugerai séverement moi-même; je me mettraiau dessus des jugements des hommes, quandils m'éloigneront de votre sainte loi,

3° Je suivrai les conseils du prophete pénitent: dans toutes mes pensées, mes paroles, mes actions, vos jugements seront la règle de ma conduite. puisque tout cela doit être la matière de mon jugement.

k Enfin j'espérerai en vous, j'implorerai votre miséricorde, je tàcherai de me tenir prêt à paraître devant vous quand vous m'appelerez, Ainsi tra vaillerai-je à me rendre mon juge propice et son jugement favorable. Tels sont mes sentiments: puissé-Je les conserver toute ma vie, et les porter sravés dans mon cœur jusqu'au moment où j'irai paraître devant vous!

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