CASE
qu’ils réparent bien à vos yeux le malheur qu'on a eu de vous offenser!
saire, q!
SECOND POINT. noceseal
la subir
Mais en même temps, à Dieu saint! que faut-il penser de poir. . la douleur tranquille de tant de prétendus pénitents qui au- La | raient de si grandes raisons de gémir et de soupirer devant vue ee vous ? Que dois-je penser moi-même de la mienne, après ment, 4 tant de crimes et d’égarements ? O mon âme! où est cette Mais # douleur marquée par les sacrés caractères de la vraie péni- ameore à tence? où sont les sentiments qui doivent faire le partage re des vrais pénitents? qu'ils .
Où est cette douleur intérieure qui pénètre le cœur et qui de me
le brise à la vue de ses infidélités et de ses désordres; cette douleur surnaturelle puisée dans le sein de Dieu, et qui ne doit avoir que Dieu pour principe et pour fin; cette douleur
universelle qui s'étend à tout, qui gémit sur tout, qui dé- LE Dieu de plore tout ce qui peut déplaire à Dieu et affiger son cœur; os te cette douleur souveraine, plus sensible à l'offense de Dieu, j'ai abusé à la perte de la grâce de Dieu, qu'à la perte des biens, de FE ONE la liberté, de la santé, de la vie, qu'à tous les malheursqui | ‘fhrmes pourraient arriver? En est-il de plus grand, Ô mon Dieu! que rais tous celui de vous avoir offensé ? | AS Ai-je bien gravée dans le cœur cette généreuse détermi- je de nation de tout accepter, de tout faire pour apaiser la colère de | jeter à vo Dieu ; ce ferme propos, cette constante résolution de mourir Ë nue At plutôt un million de fois que de m’éloigner jamais de Dieu D 1 vo et de son service? Où est enfin cette douleur qui doit être | satisfaire au-dessus de toute douleur? 4 FOURS Je sais, d mon Dieu, qu’il n’est pas nécessaire qu'elle soit SE hOOt sensible; cette sensibilité ne dépend pas de nous : mais du D vous, qu moins cette douleur est-elle sincère? Si elle l'était au point | ‘ave.
qu'elle doit être, que n’aurait-elle pas produit de changements et d'effets dans mon cœur, dans toute ma conduite!
Ah! quand un cœur est sincèrement pénitent, que n'est-il : Ao Fair pas en élat d'entreprendre, de sacrifier, de souffrir? Qu'ai-je ue fait? qu'ai-je sacrifié? qu'ai-je souffert pour Dieu ? D Sd:
Ce qu'il y a de certain et ce qu’il y a de terrible, c'est qu'il É 4° AP suffit d'avoir commis un seul péché mortel dans sa vie pour EE avoir un sujet de pleurer le reste de ses jours; c'estque mes À Ge Qui péchés ont fait couler les larmes et le sang d’un Dieu; c'est D de péni
que le péché est l’unique chose qui mérite mes pleurs et mes larmes.
Ainsi, pénitence intérieure téllement nécessaire, que sans elle le péché ne sera jamais pardonné; tellement néces-
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saire, que sans elle il n'y aurait jamais de salut; tellement nécessaire, que, si on ne la fait pas dans ce monde, il faudra la subir éternellement dans l'autre par le regret et le désespoir. ,
Touché, pénétré, effrayé de ces grandes vérités, et à la vue de tant de péchés, je désire ardemment dans ce moment, à mon Dieu! vous en témoigner un regret éternel, et vous en offrir l'acte de la contrition la plus vive, la plus amère et la plus parfaite. Voilà les sentiments de mon cœur, que je consacre à la douleur et au repentir : quelque amers qu’ils soient , seront-ils jamais proportionnés à la grandeur de mes crimes !