VINGTIÈME LECTURE SUR LA CHARITÉ CHRÉTIENNE
C'est ici la vertu propre et comme le vrai caractère de la religion ; la charité en est la base, le soutien, l'ornement : elle en renferme l'esprit, elle en inspire les sentiments.
Vertu aimable: elle fait le lien des cœurs, les charmes de la société, les délices et les douceurs de la vie.
Vertu sublime : elle élève nos cœurs, elle nous donne entrée dans le cœur de Dieu même, elle y puise toutes ses affections.
Vertu consolante : quels biens, quels avantages ne faitdie pas goûter par la paix, l'union, la concorde qu'elle pro-
uit!
Vertu féconde : elle devient le germe de toutes les vertus, qui marchent comme sous ses étendards; elle est même l’accomplissement de toute la loi.
Vertu céleste : elle nous vient du ciel, elle nous y conduit, elle nous en rend comme les citoyens, et nous en assure la possession.
Mais surtout vertu absolument et indispensablement nécessaire, si nous voulons être chrétiens, prendre lesprit de l'Evangile, être au nombre des enfants de Dieu. Sans la charité point de salut : le manque de charité est une des plus grandes marques de réprobation.
Aussi que ne nous ont pas annoncé les apôtres sur cette grande vertu! quels éloges pour la célébrer! quel soin de la recommander! quelle fidélité à la pratiquer! Aussi saint
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