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dans notre propre fonds! dans combien d'occasions n'arrive-t-il pas qu'il faut s'armer contre soi-même, contre sa vanité, sa vivacité, sa sensibilité; se taire quand on voudrait parler, parler quand on voudrait se taire; renoncer à ses goûls, vaincre ses répugnances, dominer son humeur, arrèter ses saillies, soumettre son jugement: en un mot, se géner, se capliver, se contraindre! On a des incommodités habituelles, desinfirmités journalières : pourquoi se plaindre à tout le monde, et à tous les instants, jusqu'à ennuÿer, à fatiguer, et à se rendre insupportable à soi et aux autres? Pourquoi ne pas vous les offrir, à mon Dieu! et les souffrir entre nous et vous? Vous y compaliriez, vous les soulageriez ; au lieu que dans les autres on ne trouve souvent qu'une indifférence qui les augmente et une insensibilité qui les aigrit.
On a souvent des inquiétudes intérieures, des croix secrètes qui afligent l'âme, des chagrins personnels dont on ne peut faire part à personne, qu'il faut renfermer dans soi, et dévorer dans le secret de son cœur, Si on savait vous en | faire la confidence, à mon Dieu! à vous seul, vous les offrir, | s'en entretenir avec vous, que ne trouverait-on pas dans vous de secours, et pour soi de mérite et de consolation!
On se trouve quelquefois dans des états de découragement, d'abattement, de dégoût et d'ennui. On ne sait ce qui inquiète, et on est tout inquiet; on ne sait ce qui trouble et | agite, et on est tout agité, tout troublé. Voilà bien les moments, Ô mon Dieu! qu'il faudrait recourir à vous, vous offrir le sacrifice de sa peine et de son état, sans en chercher ailleurs la cause : on en trouveraiten vousle remède.Manquet-il d'occasions dans la vie et dans la journée de vous faire de pareils sacrifices? et de pareils sacrifices, que ne mériteraient-ils pas pour le ciel!
Tel est mon état, à mon Dieu! tel est mon aveuglement et mon malheur. Toute la journée j'ai en main ces trésors, et je les laisse échapper. Ce seraient autant de talents que je pourrais faire valoir au centuple, autant de pas que je pourrais faire vers le ciel, autant de pierres précieuses que je pourrais mettre à ma couronne; et je laisse dissiper tous ces trésors, enfouir tous ces talents, perdre toutes ces occasions, ravir toutes ces couronnes; el, après avoir eu chaque jour mille moyens d’entasser des richesses immenses, je me trouverai à la fin de la journée, à la fin de la vie, les mains vides, ou n'ayant amassé que des trésors de colère.
Formez, d mon âme, formez aujourd’hui une résolution généreuse et constante d'être aussi fidèle que vous avez
été né£ contre amour aviden de Die mérite core d conde
Mais quelle nous prend Je me fautes faites tous lt combi!
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