DRE GE
mande, cet amour saint, céleste et parfait. Non, je ne vous demande ni la santé, ni la vie, ni aucun bien périssable. Je vous demande votre saint amour : je sais que je ne le mérite pas, que je m'en suis rendu indigne, que j'ai profané mon cœur : je ne mérite pas cet amour; mais vous le demandez, vous le méritez, je le désire. Je ne vous ai pas aimé; mais je vis, je respire encore, je suis encore en élat de vous aimer. Je puis encore dire de cœur : Mon Picu, je vous aime. Eh bien! je vous le dis de toute l'étendue de mon cœur et de ses sentiments : peut-être est-ce pour la première fois de ma vie; mais je vous le dirai jusqu’au dernier soupir.