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tiques, on manque à ses communions, et par là on éloigne la grâce, on s'expose à perdre le mérite de tout.
Que faut-il done faire pour mettre à profit les épreuves et les rendre salutaires et méritoires ?
Voici les vraies, les saintes, les solides dispositions qu’il faut prendre, avec les secours de la grâce, qui nous sera toujours assurée dans tous les temps, et plus encore dans celui des épreuves.
4° Reconnaître humblement devant Dieu qu’on a bien mérité ses peines, et qu'on se les est attirées par sa faute : Peccavi.
20 S'adresser à Dieu, recourir à la prière pour implorer son secours el son assistance plus spéciale : Veni, Domine.
3° S'armer de courage et de confiance, persuadé que Dieu est alors plus près de nous que jamais. Où éticz-vous, Seigneur? s'écriait saint Antoine au milieu des tentations terribles dont il était assailli. J'étais auprès de vous, lui dit le Seigneur ; et une marque que j'étais présent, c'estque vous n'avez pas succombé.
4 Loin de négliger, de quitter les pratiques de piété, il faut s'y aflermir, les redoubler. y être plus exact que Jamais. Doit-on quitter les armes dans le temps du combat?
Sur toutes choses, dans ces temps d'épreuves, de sécheresse, de délaissement, nous unir à Jésus-Christ. notre divin modèle. Il a été comme délaissé lui-même de son Père céleste dans le fort de sa passion et de ses souffrances; il les offrait alors pour nous mériter les grâces et les secours dans les temps de nos afflictions et de nos combats.
Enfin, dans les temps de nuages et d'obscurité, espérer des jours plus heureux; après l’hiver le printemps, après la tempête le calme, après les ténèbres l'éclat des lumières. On goûtera mieux les douceurs de la paix après les horreurs du combat.
Ainsi ont été éprouvés tous les saints; tous ont marché par cette voie semée d’épines, souvent arrosée de leurs larmes, quelquefois riême inondée de leur sang. Avant d'arriver à la terre promise, il faut avoir traversé le désert.
Lequel vaut mieux pour nous, lequel est le plus salutaire pour le bien de nos âmes, le temps des consolations, ou le temps des épreuves? Nous pouvons dire en général que celui que Dieu nous envoie, dès que nous en faisons un saint usage, est le meilleur pour nous. Mais ce que nous pouvons ajouter, c’est que dans le temps des épreuves il y a pour nous moins à craindre et plus à mériter, et que dans le temps des consolations, au contraire, il y a moins à mériter et bien plus à craindre.
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