B4 LAMB
plus pénible et plas crucifiant que fd! arait exigé d'elles les plus grandes choses et les plus grands efibrts.
Qu'elles se consolent dans leurs peines; dans le fond, elles ne désirent que d'être à Dieu, de plaire à Dieu, d'aspirer à la perfection que Dieu demande | d'elles. Or, qu'elles soient bien convaincues que toute la perfection que Dieu exige d'elles,- est renfermée dans l'observation exacte de ces pratiques communes et journalières, qu'elles ne peuvent faire rien de plus méritoire et de plus agréable à Dieu, que défaire de jour en jour, de moment en moment ce qui est contenu et prescrit dans leurs règles ; l'exactitude, le silence, le recueillement, le support des humeurs , Tassujettissement d'esprit, la dépendance continuelle, absolue, des permissions à demander, des usages à respecter, des emplois à rem. plir; ces pratiques, ces observances paraissent petites et légères en elles-mêmes, mais le motif qui les inspire ne Test pas, mais la faveur qui les anime ne Fest pas, mais l'amour qui les consacre ne Test pas. Par les actions communes, faites d'une manière non commune, elles peuvent s'élever à la sainteté la plus éminente. Voilà de quoi les rassurer et les consoler dans leurs peines, d'ailleurs mal fondées.
2» Mais il y a des âmes qui, dans cet état , peuvent avoir des croix plus réelles et bien plus sensibles ; soit épreuves de Dieu, soit tentations du démon, elles vivent dans des peines continuelles. Une personne religieuse se dira à elle-même : Je suis dans un état saint et parfait, et je me vois bien éloigné de cette perfection : hélas 1 tout est imparfait , déêc/[/eïiX, /nronstant dans moi; ietv^VTowN^^NWiVMi
goût, aucun sentiment dans tout ce que je fais : je suis peut-être éloignée de Dieu. J'ai le bonheur d'approcher souvent des sacrements, je crains de ne pas en approcher dignement et d'en abuser; je fais beaucoup de prières, et elles sont remplies de distractions et faites sans ferveur ; j'ai des exemples édifiants et touchants sous les yeux, et ils ne serviront peut-être qu'à me condamner. Je vis dans Tabondance de tous les secours, et le dénûment de tout mérite ; de temps en temps j'éprouve de bons sentiments, je me sens plus portée au bien , je forme de saints désirs ; mais tout cela souvent sans grand effet : l'exécution pleine et entière est bien éloignée du projet de la résolution.
Ces sortes de peines ne sont pas rares dans l'état religieux et dans des âmes d'ailleurs pieuses; ainsi, les personnes religieuses, comme celles qui sont dans le monde, ont besoin de soutien et de consolation. Je sais qu'elles peuvent et qu'elles doivent les trouver au pied des autels, et dans les secours mêmes de leur état ; mais les bons sentiments , les sages conseils, les avis salutaires qu'on peut leur donner, peuvent aussi leur être de quelque utilité. C'est dans cette vue qu'on leur présente ici en abrégé quelques réflexions dont elles pourront faire usage dans les jours sombres et les temps nébuleux.
Avant toutes choses elles doivent examiner sérieusement devant Dieu, si, par leur négligence, lenr infidélité , leur tiédeur , elles n'ont point donné lieu à toutes leurs peines ; et alors qu'elles en retranchent la cause. Hais en supposant que ces peines sont des épreuves , voici les sentiments qu'elles doivent prendre :
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ItQaUfliiOltDtpeniiidéasww.imMd Vm¥ 1 MBdait danseetto toki d*<|imiftSf tt «^ dw- 1 ieliisde proridnioa et da mSMowHfi f tof lilw fy 1 elles. I
a^ Latoe iirifiei|Mlo que Diaai9|ifO(p«9,frfpt de ftMFQieF dan elles des temples Tinpts 4n Mot- Esprit et des sanetuairesamiBisde U(|Ac»«q49P^ dofvmt tNHivep m anie , quand tant 4'wtres 4jo^ la rejettent et s'en rendent indigneSé
8* Pour les eonduira i cet état de p^fsetion pins sttMf me où il les appelle , Dieu arainueeiee, MF les itrer à des peines et i des combats, pour les puiifier de tout ce qull peut y avoir encore daua elles i|ft#fectueux et de moins digne de lui^ ' 4^ Dans les ftmes mtaie justes ^ il y i en eQ!it. encore bien souvent des impcFfeotions , des ^iiimf^ rop humaines , quoique légitimes; des liaiaops trop naturelles , quoique innocentes ; des vues secrètes d'amour-propre, de complaisance en eUes-mômes : toutes ces choses sont comme autant de pailles mêlées avec le bon grain , et qui doivent être consumées par le feu et la tribulation.
5<* Peut-être Dieu les dispose, par des épreuves qui les humilient, à quelque grâce spéciale qu'il leur destine, et qui doit être le principe de plusieurs autres grâces marquées; efoomme Di^u ne veyt. i)âtir en nous que sur notre néant reconnu , il aqéanr lit ces âmes à leurs propres yeux, en leur faisunt sentir leur misère et leur faiblesse, de manière à n'en perdre jamais de vue le sentiment, dans quelque état de sainteté qu'elles puissent se trouver dans la suite élevées.
e^ Mais^ indépendamment de ces ^w«ai^^\^l&s
de providence sur quelques âmes , la grande vue , le grand motif que nous devons proposer aux âmes religieuses dans leurs afflictions et leurs peines, c'est l'accomplissement de la volonté de Dieu sur elles. Sans vouloir pénétrer plus avant dans les conseils dontla Sagesse éternelle s'est réservé le secret, que toute âme religieuse dans ses peines se borne à se dire à elle-même : Dieu le veut. Dieu le permet, il a ses desseins ; c'est à moi à les adorer et à m'y soumettre.
Après tout , et cette seule vue devrait suffire à u^i.e âme religieuse qui connaît la grandeur et la sainteté de son état , c'est que la grâce , en l'y appelant, a voulu tracer dans elle une image vivante de Jésus-Christ même, formée à la ressemblance parfaite de Thomme de douleurs qu'elle a choisi pour époux ; or, cette image parfaite ne peut se former que par les croix , les peines et les afflictions ; ce sont là les traits animés qui donnent cette sainte conformité avec le divin modèle.
En sorte qu'à la vocation de toute âme religieuse il arrive à peu près , si on peut parler ainsi , ce qui arriva à la vocation de saint Paul. Dieu dit : Je lui montrerai combien il aura à souffrir pour mon nom : Ostendam illiquanta oporieateum pronominemeo pati^ ( Act. 9. ) Ainsi en est-il , avec une juste proportion. 4e la vocation d'une âme religieuse. Quand Jésusf hrist la choisit et l'appelle à lui par préférence à tant d'autres, il lui fait entendre intérieurement ces mêmes paroles : Je vous ferai connaître en son temps ce que vous aurez à souffrir pour la gloire de mon nom, et pour l'accomplissement de mes desseins sur voua.
S88 L^AMS
Que toute âme religieuse se regarde donc comme une victime de l'amour divin. Qu'elle s'attende à être immolée de sa main, et de la manière qu'il a destiné de toute éternité.
Qu'elle se résigne entièrement & sa providence ians un plein et entier abandon d'elle-même.
Hais en même temps qu'elle anime sa conHance , la croix ne sera jamais sans la grâce , et la croix plus pénible assurera toujours la grâce plus abondante : l'essentiel , c'est de lui être fidèle.
Ainsi, que pour attirer cette grâce l'âme religieuse prie , et prie instamment , et prie constamment ; c'est dans la prière qu'elle trouvera la lumière, la force , la consolation , tous les dons de Dieu,
PRIÈRE
Je commence cette prière, ô Dieu de bonté! pour vous témoigner ma reconnaissance de la grâce que vous m'avez faite en m'appelant à un état si saint ; j'en connais tout le bonheur , je vous en bénis tous les jours, et en ce point je n'ai qu'à me féliciter de mon choix et de mon sort; mais la grande peine que j'ai , ô mon Dieu ! et qui m'empêche de goûter tout le bonheur d'un état que j'aime , c'est la crainte de ne pas en bien remplir les devoirs, de n'être pas fidèle à vos grâces , de ne pas aspirer à toute la sainteté et à toute la perfection où cet état m'engage et qu'il demande de moi ; voilà l'unique peine sue je ressens , et qui fait l'affliction d'une vie que \e trouverais d'ailleurs si heureuse.
Dieu de bonté, céleste époux de mon âme , refuge i^55f;ré des cœurs affligés! vous m'ordonnez d'espércren yous^ de recourir à vous dans icv^s v^\w^^\.
bUR LE CALVAIRE. S89
dissipez les ténèbres de mon esprit, animez les langueurs de mon cœur, calmez les agitations de mon flme. Je vais jeter toutes mes misères dans le sein de vos miséricordes ; et, pour les attirer sur moi, je vais reprendre avec toute l'exactitude possible tous les exercices que je pourrais avoir négligés, renouveler ma fidélité à la grâce, me rendre inviolablement exact à tous mes devoirs , au silence , au recueillement , à l'esprit intérieur ; j'espère qu'à ce prix vous daignerez rendre la paix à mon âme, et calmer les agitations de mon cœur. Si cependant, ômon Dieu , telle est votre volonté que je sois exposé aux peines et aux combats, que cette sainte volonté s'accomplisse ; daignez seulement soutenir ma faiblesse. Si vous permettez que je souffre , ne permet tez pas que je vous offense ; que je vive, s'il le faut dans la peine , mais que je vive dans votre amour , et que je persévère jusqu'au dernier soupir de ma vie. Amenyftat^ à jamais >fa^
EXEMPLE
Une âme fidèle à la grâce et généreuse dans ses sentiments était sur le point d'embrasser un état de vie pénible , rigoureux et parfait pour se consacrer à Dieu sans réserve. Comme on lui représentait les peines, les austérités , les rigueurs de cet état : Je comprends tout cela, dit-elle, et je m'y attends; mais au milieu de tout cela j'aurai un crucifix , et il fne suffit; voulant faire comprendre que la vue d'un Dieu mourant pour l'amour de nous était bien capable d'adoucir toutes les peines de cette vie, quelque grandes , qudque sensibles qu'elles puissent être. A *es traits on peut reconnattie wiv^ ^à!^\^ ^^^w^^ ^
lésos-Chrift, qm prend les seatimeuts de son céleste époux , qui les puise dans son cœur , qui les consacre à sa croix , qui en fait Tunique consolation dans ses peines, comme il doit être Tunique terme de ses désirs. Cette personne entra en effet dans ce saint état, y véeut en sainte, ety mourut en prédestinée.
Ëa eoDfiaBee en Dieu seul et Tabandon total à sa divine previdonce dans quelque tat de peines qn'on puisse ae trosTer soit temporelles, soit spiriluittes, solttntrlefires, s>it extérieares.
Pour asaurer notre confiance, établissons-la sur les fondements inébranlables de la foi : dans cette vue,
Considérons, écoutons, admirons d*abordle discours tout divin que Jésus-Christ fit à ses Apôtres , et dans leur personne à tous les fidèles, pour les affermir dans les sentiments de cette sainte et intime confiance. Voici ses paroles :
« Je vous le dis , mes chers disciples , ne vous in- » quiétez pas au sujet de votre vie , de quoi vous » vous nourrirez , ni, au sujet de votre corps , de » quoi vous vous habillerez ; la vie n'est-elle pas » plus que la nourriture , et le corps plus que Tha- » billement ? Regardez les oiseaux do Ciel , ils ne » sèment ni ne moissonnent, ni n'amassent dans > des greniers, et votre Père céleste les nourrit; » n'êtes- vous pas plus qu'eux à ses yeux?
» Et qui de vous, ii force à?^ peusi^T^ ^^mV i^>\V^t
SUR LB CAtVAIKE. SOI
une coudée k sa taille? au sujet du vétemeat, pourquoi vous inquiétez-vous ? voyez les lis de la campagne comme ils croissent ; ils ne travaillent oi ne filent; néanmoins Salomon même das^ toute sa gloire n*a pas été si bien paré que Tun de ces lis; or, si Dieu habille de la sorte une herbe champêtre qui est aujourd'hui et qu'on jette demain dans le feu , combien plus le tera-t-il pour vous , hommes de peu de foi ! Ne vous jetez donc point dans des inquiétudes, et ne dites pas : Qu'aurons-nous pour notre nourriture, et de quoi nous habillerons-nous? car ce sont les Gentils qui ont de rinquiétude sur toutes ces choses ; votre Père céleste sait que vous en avez besoin : cherches^ donc I premièrement , le royaume de Dieu et si^ justice ) et toutes ces choses vous seront données par surcroît; ne vous inquiétez point pour le lendemain ; car le lendemain s*inquiétera pour luimême; à chaque jour suffit sa peine. » {Maith. 6.)
Ainsi nous parle Jésus-Christ même. Que si ce Dieu Sauveur veut établir si solidement notre confiance dans les choses temporelles , à combien plus forte raison ne Texigera-til pas pour les spirituelles et surtout dans les peines intérieures, quelles qu'elles puissent être! car s'il promet des secours si grands et si assurés pour la conservation et la vie du corps, qui n'est qu'une substance matérielle, qui doit être réduite en poussière et devenir la proie des vers , combien ces secours ne seront-ils pas encore plus assurés et plus abondants pour le salut et la sanctification de notre &me créée à son ima^ ^
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ndwlée de wii su^ , et destinée àimlMifilieDr
Que notro pra do cquAmob 011 Ih PftiVideiice de Mea est dcmc toat i la Cois iijiùte, dérafsoiAaà^ et èoapeUe I Noos loi rojooê étendre 8te soins jiisqoe sai^ imé fleur qui natt aqfourdlioi , et (jpii deÉiain n'est plus qu*ane lièrbe desrtchée que Ton Jette au feu, et nous craignons que Diisn nen&us ôuMie» nous qu'il a destinés i une éfernâlelélicitél Les oiseaux qui voient dans \éà airs , lea ' animaux qui rampent sur la terre, les plantes, les fleurs, leafirùits, les moindres oinrrages de ses mains, tcmt nôûa'prèdie , nous annonce , nOus inspire cette oonGance entière, ce saint alMnâoii; trévaillons donc , donnons nos attentions ^ nos: soinirt; mris, après une attention et un scSn raisonùablé, repèriÂa^àiotfS- de nos besoins sur la Providence , qui ne saurait nous abandonner, si nous savons nous abandonner à elle. Celui qui nous a donné l'être et la vie daignera nous donner de quoi fournira notre entretien et à notre subsistance.
Ainsi en est-il des choses temporelles dans Tordre de la nature ; ainsi en doit-il être encore à plus juste titre des spirituelles, dans Tordre de la grâce ; Dieu fait que nos besoins en ce point sont bien plus grands, et que son secours et son assistance nous sont bien plus nécessaires ; dès lors ces secours nous sont assurés et préparés dans les trésors de sa grâce.
Que le chrétien s'occupe donc, sur toute chose,
du soin de mériter le ciel et d'acquérir les vertus qui
doivent J'y conduire ; Dieu se charge de tout le reste
etfamais il ne manquera à sa pat^"^*^ *^^-^ *-^* vt^-
SUR LE CALVAmE: 293
messes. La sollicitude agitée et inquiète ne peut être pardbnnée qu'à ceux qui sont assez aveugles et assez malheureux pour ne pas le connaître.
Oui, je comprends, ô mon Dieu ! combien toute sorte de raisons m'engagent à m'abandonner sans réserve à votre Providence , et je comprends en même temps combien vous avez à cœur que le m'y abandonne ; vous êtes mon père, vous connaissez tous mes besoins, vous m'armez, ^ ne saurai donc manquer de rien qu'en manquant de confiance en vous, et en me rendant indigne de votre secours; ou par ma défiance ou par ma négllgeDce.
RÉSOLimONS*
Voici done, mon Dieu, quels seront désormais les sentiments et les caractères de ma confiance en vous et de mon abandon à votre Providence, dans quelque état de peine que je prisse être.
1* Confiance intime, elle sera gravée dans le fond de mon cœur, elle y vivra, elle y régnera, elle en réglera tous les mouvements, elle en calmera toutes les inquiétudes et les agitations; elle y établira le règne de la tranquillité et de la paix, avec celui de votre grâce et de votre amour.
2° Confiance universelle , elle s'étendra à tout, besoins temporels, besoins spirituels, épreuves, dangers, tentations, tous les états, toutes les circonstances, tout sera soumis à ses dispciitions adorables, et rien ne sera soustrait à son doux empire.
S") Confiance terme; non, mon Dieul établie sur /es fondements inébranlables de votre bonté, de votre sagesse et de votre puissance, rien ne sera jamais capable d'en altérer les s^\vV\\sv^\iV&\^^v^
trio ^Ul MWi <> IM^ inn wi M i fclttMl i pé mr i ttH r e
jMPibmnfoodm.
¥Qmfimm9tpmvàêi je le laii, A «m Mm !
attendit tMt de Tow «t M fM ftdM Mf-oilnMi, «e eenitt fie indcriieMi perimwtn et «ne préiomplie D
témériiii f 9iiiii Mui er*M iiBi
nous nufem Mp fPM new ( eoiil ttdiirâi*Je ie
hiretootoe qui dépendra de moi : aoins, ?igilance»
trapus, elfortf, tentaera employé; ainrèaqaoije
ll'4M«l )« W9»é« «^
lie Wn RÂ^igé i niw iR ne négliteaM
imdrti )* ffloira de tout m tQ»t ; Je dirai touJOQM :
ftat volunias tm- XjvpSiV^rfiaU C'est là )e doux aii||e
qi^ inpn 4me trouvera ^a paix, sm repos; tout son
tiPQbeur eu c^tte vie , çt le gage d'uQ bonheur aa*
sure iwn l'autre.
il v^
i) AMOUR PARFAIT
Jfmt VêOUttaÊ» gteérale de tMtw les croix.
QfiicQi^qqê veut sjpcèr^nieiit lire à Pieu, f t n'être plus à lui-même, doit le remettre eqti^remeut i^ |a disposition f(e la Provideooe, toi^ours prêt à accepter sans réserve toutes lescroiz que le Seigneur daignera lui envoyer pour raccompliaiMiMiil ptrlbit de ses deMeins adorables.
OfUf moff Pfeu, |npn sQH^çiraiu W^tval oniiqpie-
SUR LE GALVAIRB. 295
ment en vue de votre gloire et de votre amour, je désire me dépouiller entièrement de ma volonté propre, et la soumettre sans réserve à la vôtre, pour accomplir tous les desseins de votre Providence sur moi. Dans cette vue, je vous soumets, 6 mon Dieu I tous les désirs de mon cœur ; je les réduis à un seul qui est de vous obéir et de vous aimer en tout. Tattribuerai à cette Providence divine tous les accidents de cette vie, et tous les événements, soit bons, soit mauvais, qui m'arriveront en ce monde, dès qu'ils seroqt marqués au sceau de votre volonté adorable. Je vous bénirai et vous rendrai des actions de grâces pour la perte de mes biens et de tout ce qui m'appartient; pour les injures, les outrages, les calomnies où je pourrai être exposé; pour les incommodités et les douleurs du corps; pour les peines et les amertumes de l'esprit et du cœur. Je recevrai tout de votre divine main et pour votre saint amour, persuadé qu'un père infiniment bon ne peut affliger ses enfants que pour les sauver. Disposez donc de moi en souverain mattre de de tout, pour la prospérité ou pour l'adversité, pour la maladie ou pour la santé, pour la vie ou la mort, pour le temps et l'éternité. Ainsi s6it-il.
4tii'