XII SAINT RENDEZ-VOUS SUR LE CALVAIRE
qu'elles sont consolantes, qaand le cœur est disposé à les écouter, et à recevoir la rosée céleste qui coule dans les ân&es pour y produire des fruits de salut et de vie !
Là , vous trouverez Tabondance des grâces, vous les pmserez dans la source même, dans la fontaine salutaire que votre Sauveur vous ouvre dans son sein, et d'où découlent les eaux qui jaillissent jusqu'à la vie éternelle.
Là^ à loisir et dans l'asile de cette solitude divine , laissant les mondains courir après leurs fausses joies et le prestige de leurs illusions » vous vous occuperez de plus dignes objets ; vous méditerez les grandes vérités de la foi, le néant des choses humaines, la vanité, l'instabilité, la brièveté de la vie, lattente d'une éternité bienheureuse; vous déplorei*ez vos infidélités , vous invoquerez les divines miséricordes, vous formerez les saintes résolutions que l'Esprit saint vous inspirera; en un mot, vous vous mettrez dans l'état où vous voudriez être au moment de la mort. Ah ! que tous ces objets , que tous ces motifs seront bien capables d'adoucir l'amertume de vos afflictions!
Venez donc , habitante du Calvaire , (dacez- vous au pied de la croix, soyez -y fidèle, soyez-y généreuse , soyez-y constante : le Dieu souffrant qui vous ouvre son cœur consolera le vôtre, et peutèlre qu'au milieu même de vos afflictions il vous fera goûter des douceurs que le monde ignore, que la grâce prépare , et que la rdigion seule peut procurer.