‹ L'âme élevée à Dieu, par les réflexions et les sentimens: Pour chaque jour du moisChapitre 6 sur 29 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

CONSIDÉRATION PRÉUMINAIRE

Sur les avantages que nous trouvons dans la mèd iation de la Passion de Jésus-Christ, et sur la me nière de la méditer avec fruit.

C'est pour nous , en qualité de Chrétiens, la plu indispensable des obligations de méditer souven la Passion de Jésus-Christ , et de nous en occupe devant Dieu. Toutes sortes de motifs nous y enga gent : la piété , la justice , la reconnaissance , Ta monr , notre propre intérêt , tout nous invite à 1; fréquente méditation de ce grand mystère. Que sujet plus digne de nos réflexions, plus capable d'occuper notre esprit , de toucher nos cœurs , d'à nimer nos sentiments , et de faire sur nous les impressions les plus salutaires ? Considérons dam quelque détail ces précieax avantages.

2 fc'A^

10 La considérathm de ht Passion nous fera connaître Tamour immense que Dieu a pour nous ; et quelle mar<|U9 pivs éelalant^ dogon amow* poinraitil nous donner, que de s'immoler et de mourir pour nous? Oui, monDieu! vous m'avezaimé,etdans vous tout me parle de cet amour ; toutes vos souffrances me Tannoncent , toutes vos plaies sont autant de voix qui me disent que vous m'aimez; vous ne souffrez que parce que vous m'aimez ; vous n'êtes triste josqu'è la mort que parce que vous m'aimez ; vous n'avez été trahi, abandonné , arrêté comme un crimjnel ^ que parce que vous m'aimiez ; enfin vous n'avez élè aecosé, jugé» eondamiié è mort, que parce que vous m'aimiez, et votre mort même est un excès de votre amour tout divin pour moi; amour d'autant plus ineffable envers moi que je le méritais moins, et que, loin de mériter votre tendresse y j'étais indigne du moindre de vos regards» Hais, ^n m^me temps , si mon cœur n'est plus dur que les pierres et pluç insensible que les rochers , pourrais-je refuser mon amour à un Dieu qui m'a aimé jusqu'à un tel excès ? et quelle mesure garderaiS'je dans mon amour , puisque mon Dieu m'a aîmé siM^s mesure ? charité immense de mon Sauveur, plus fwte que Ip. mort et que l'enfer , embrasez^moi de votre feu <}iyin ! L'amour allume d%Xi9t vQtre Çiçwç m immense incendie : le mien ro^tevatpU ii^nsible au milieu de ce3 célestes ardeurs t

3* La considération de la Passion nous fera

connaître rexcelleuce et le prix de nos âimes. Vou^

JezrrYQu^ savoir , â mou 4me 1 quelle est votre di-

e^nlté, et ce que vou5 valez; ?i.^^ïWxd^Bmmèç:vet

SUR LE QèilTAIItB. t

foyez à qael prâ il vous a rachetée : Vis sdrê quid emr, mdôqumUiemitf{Sf Aug. )Ck>nsidérezle9 80uf« finnoes d[w Dieu, les larmes d'un Dieu, le sang d*un Dieu, ta YÎed'uQ Dieu : ?ailà cequ*ila donné et livré pour votrf rédemption el pour votre salut I oui, è sesyraiL voua valex tout cela, et» pour vous sauver, tout cela H été sacrifié, tanH vahs. Mais si mon ftme est telle à vas t^ux, ô mon Dieu ! dois«je encore négliger kl salvt et la sanotification de cette âme ! dois* je eneore l'eiposer au danger de se perdre ? dois-)e la sscrifier pour un vil int^t, pour un faus honneur , pour w [Saisir d'un moment ? pourrais^je eneore la dégrader $ la défigurer , la déshonorer par la tache innine â^ péché ? Ne dois-je pas me dire « au con-tndre, qpi'îi n'est rien que je ne doive faire et souffrir pow la aaover, puisqu'il n'y a rien qu*un Dieu même n'ait fait et souffert pour son salut éternel? O âmei qûrituelleSy âmes immortelles , 4mea créées k rim^lg^ de Dieu f rachetées par le sang d'un Dieu » dastÂnéesau bonheur d'un Dieu, comprenez que vous Aie» comme toutes divines à ses yeux y et arrosées de son sang tout divin; rappelez-vous sans cesse ta grandeur de votre origine, le prix de votre rançon et la fin glorieuse de votre destinées tout cela est écrit en caractères ineffaçables sur la croix de votre Ré*» deiDpleur « et acelié par le sceau de son sang : ianH «ofef.

a^ La considération de la Pawon de Jésus-Christ noua fera eonnattra la grandeur et Thorreur du pé* ché , et par là môme la rigueur inexorable de la juatioeetdeavengeancesde Dieu sur le péché. Non^ mon Dieu, rien ne nouaavait encore doimè\ak<^ \v>sX^ Hiéfi da rinwmité du péché ; tant d'e»ii&v\^ \i^-

L*An

ribles qne vous aviez donnés dans tous les i par la punition des coupables , ne suffisaien encore pour nous en convaincre; c'est parles i frances , la Passion et la mort de votre Fils an que vous en faites connaître toute retendue. ^ sans doute , le monde entier inondé par le délu Sodome et Gomorrhe consumées par le feu du e Pharaon et toute son armée submergés dans les fl de la mer, six cent mille Israélites exterminés di le désert pour leurs prévarications, tous ces exe pies si terribles de votre justice contre le péché \ nous en montraient pas encore toute rhorreu Mais quand je vois votre Fils adorable expirer sou les coups de votre vengeance , quand je le voi faire de son sang un bain nécessaire pour laver h péché y quand je le vois rendre le dernier soupii sur une croix en expiation des péchés, et cela, non point pour des péchés personnels , car il était la sainteté même, mais pour les péchés des honmies, dont il s*est rendu la victime y pour la seule apparence même du péché , dont il a porté le caractère sur lui. Ah 1 je comprends alors quelle est Ténormité et rhorreur détestable du péché , quelle est la haine implacable que vous portez au péché , quelles sont les peines affreuses réservées étemel* lement au péché. Et ce péché , pourrais-je encore le commettre? pourrais-je encore m'y livrer, et oar le péché renouveler les horreurs de votre Pasion et vous crucifier de nouveau dans moi-même ? h 1 plutôt la mort , mille morts , ô mon Dieu 1 que 3 jamais consentir et m'exposer à toute la rigueur vos redoQ tables vengeances.

• La considération delà Passion iiow» oww

t»j 8UK LE CALVAIRE. 5

M h source intarissable de toutes les grâces. Le Pro-

\ phète nous l'avait annoncé , en nous assurant que

f nous pourrions en puiser l'abondance dans cette

\ fontaine salutaire que nous ouvre un Dieu Sauveur

/dans sa Passion. C'est elle, en effet, c'est cette Pas-

^fion douloureuse pour lui, mais salutaire pour

nous, qui nous procure tous les biens ; c'est par

rèlle qu'il nous a réconciliés avec son Père irrité

!^ eontre nous ; c'est par elle qu'il nous a rétablis

t dans le droit au ciel que nous avions perdu ; c'est

V par elle qu'il nous a sauvés de la mort éternelle et

^ de Tenfer; c'est par elle qu'il nous a ouvert l'entrée

r da divin sanctuaire; c'est par elle qu'il nous a

l donné la vie , et une vie immortelle. mon Sau-

*> T6ur I c'est par elle que tous les jours encore vous

^ versez sur nous toutes les faveurs ; votre sang nous

S les a méritées ; et quelles grâces ne couleront point

\jNir nous avec un sang si divin ? quelles souillures

^ne seront point lavées par un sang si pur ? quels

^péchés ne seront point expiés par un sang si pré-

^ dedx ? quelle maladie si incurable , quelle plaie si

^envenimée ne sera point guérie par un tel remè*

^ de ? Le pauvre , le faible , tous les malheureux ne

s^ trouvent-ils pas dans cette source divine tous les

secours que leur misère réclame ? Sauveur de tous,

ô Jésus souffrant et mourant ! vous avez donné un

prix suffisant pour tous, et quiconque veut vivre

^ trouvera la vie véritable et éternelle dans vous.

5" La considération de la Passion de Jésus-Christ

sera encore et sera surtout la consolation de toutes

nos peines. Pour les adoucir et nous les rendre plus

salutaires, il fallait que notre médecin charitable les

eût toutes éprouvées, qu'il en eût essu^&lOMV^\«x&fôc-

6 h*àME

tume; or, quelle afflictioDi qiieUe peine ne trouTeim pas un exemple touchant, un adoucissement codmlant dans celles de Jésus-Christ souffrant lui-mêma pour nous ? et que pourrais-je souffrir, ô mon doux Sauveur 1 que vous n^ayez souffert le premier? Ile plaindrai-je de la violence de mes douleura 7 Yoiu me dites : Venez et voyez s'il est une douleur par reille à la mienne : Attendue^ etvideie $% est âolor w^ eut doior meus, (Thren. i > 12.) Me plaindrai-je de IV bandon de mes amis» de Tindifférence de mes proches ? vous avez été délaissé et abandonné de tous, omnes dereltquerunt me. Me plaindrai-je de l*envie » de rinjustice , dé la calomnie , de la perGdie de mea ennemis? vous avez été la victime innocente de toutes les passions, et vous avez tout supporté , tout souffert en silence. Si je suis affligé de trouver des cœurs ingrats , avez-vous trouvé beaucoup de cœurs reconnaissants? Si je languis, si je géoûg dans les infirmités et les maladies, vous me montres que, depuis les pieds jusqu'à la tête» tout n'a été qu'une plaie dans vous : A planta pedis usque ad verticem non est in eo sànitas. (Isai. ii.) En un mot^ la considération de votre Passion, la vue de votre croix , sera une réponse à toutes mes plaintes , uo soulageaient dans toutes mes peines; toutes les eaui de la tribulation , quelque abondantes , quel* que àmëres qu'elles soient, à la vue de votre croix seront d'abord tempérées , seront ensuite adoucies, et à la fin elles deviendront consolantes : Ligman cûm misisset ifi aquas, ih dulcedinem versœ sunt^ (Eiod. XV.)

6^ Que puls-jé encore ajouter, et jusqu'où ne portez'vous paSf 6 mon Dieu ! vos bontés } La con*i

SUR LIS tiALYàlRE. T

sidération de votre Passion me présentera encore le modèle de toutes les vertus. Vous nous conduisez tous sur la sainte montagne du Calvaire, vous nous placez tous au pied de la croix, et vous tious dites, par la voix de votre sang et de vos souffrances , inspiee, considérez et pratiquez lés vertus que je Vous présente. Est-il, en effet, une vertu dont TOQS ne nous offriez le modèle dans votre personne adorable , dans votre Passion douloureuse? Modèle parfait de toute sainteté et de toute justice, de l'bunûlité la plus profonde, de l'obéissance la plus soumise , de la résignation la plus entière , de la douceui* la plus inaltérable, delà patience la plus héroïque , de la charité la plus ardente, en un mot, de toutes les vertus et de toute la perfection des vertas; non-seulement vous les présentées par vôtre exetnple touchant, et vous les faciliteii par votre grâce intérieure, mais vous les divinisen en quelque manière dans votre personne ; et quand nous le» pratiquons en vue et en union dôS vôtres , éllei^ devientient d'Un prix comme infini aux yeui de Yotrô Père céleste, qui nous regarde tous dans vôus^ et nos vertus dans les vôtres.

7* Enfin , par surcroît de biens et par suraboh^ dance de grftces , par la considération assidue , réfléchie et pratique de la Passion de JésUs«>Christ, Bous prenons une sainte ressemblance avec Jésus- Christ même ; nous acquérons une sainte et divine conformité avec le jgrand modèle des prédestinés. Considérons, méditons sans cesse ce divin exéiA^ plaire, jusqu^à ce que Jésus-Christ Soit formé dans nous, comme dit saint Paul \ Ik/i^à (bnnettir ChHi^ H$à m é^ââiê, (GâlÊt tv.)

8 h MME

PRIÈRE

Quelle grftce , quel bonheur, quelle gloire pour moi , ô mon divin Rédempteur, de pouvoir avoir avec vous cette sainte conformité , moi faible , moi misérable, moi pécheur, avec vous, mon Dieu, mon Sauveur et mon Roi ! C'est votre Passion , ce sont vos souffrances qui me procurent ces avan* tages ; ne tàcherai-je pas d'en imprimer dans moi tous les traits , de m'y conformer dans toute ma conduite , et d'y trouver ma consolation dans toutes mes peines ?

La manière de méditer avec fruit la Passion de

Jésus-Christ»

Pour méditer d'une manière plus utile les différents mystères de la Passion da Sauveur, il sera à propos, dans toutes les considérations, d'avoir tou« jours présentes ces saintes pensées : 1"» Qui est-ce qui souffre ? 2* Que souffre-t-il ? 3"» De qui souffretril? Af* Pour qui souffre-t-il? 5<' Comment souffre-til? Ces pensées rappelées, du moins en général, donneront plus de force à chaque sujet en partieulier, et feront des impressions plus vives et plus salutaires.

io Qui est-ce qui soufft^? C'est Jésus-Christ, le Roi de gloire , le Roi des vertus, le paître du Ciel et de la terre, le Saint des saints , le Fils du Dieu vivant. Dieu lui-même , objet des complaisances du Père céleste, mon Dieu, mon Sauveur, mon maître et mon père.

Et moi, si je souffre, qui suis-je? un homme

mortel, sujet par mon état aux souffrances , un ver

de terre qui ne mérite que d'être écrasé et Coul4 ^x

pieds, un pécbear digne de tous ]^s tourments, peut-être l'objet de la colère et des vengeances de Keu , une victime arrachée à l'enfer, et qui mille fois a mérité d'y être précipitée à jamais.

2* Qu'est-ce que Jésus-Christ souffre? toutes sortes de peines et de tourments : au dedans de lui-même, ennui, tristesse , dégoût, crainte , désolations, angoisses profondes, agonie mortelle, afOic- UoQS d'esprit, amertumes de cœur, immense océan de douleurs qui inonde son âme : au dehors , mépris, injures, opprobres, trahison, perfidies, cruautés, inhumanités, douleurs sensibles dans toutes les parties de son corps, soufQet infamant, flagellation cruelle, couronnement ignominieux, crucifiement sanglant, mort douloureuse, au-dessus de toutes les morts.

Et moi, mon Dieu, qu'est-ce que je souffre? qu'aije à vous offrir? quelques chagrins, quelques inquiétudes, quelques revers de fortune, quelques pertes de biens , quelques légères incommodités , quelques afflictions passagères que ma sensibilité grossit, que ma faiblesse exagère, que mon immortification, ma lâcheté , ma langueur me rendent insupportables : qu'est-ce que tout cela , mon Dieu , en comparaison de vos souffrances et de vos douleurs?

3"" De la part de qui Jésus-Christ souffre-t-il? Tout contribue à le rendre l'homme de douleurs : il soufflre de la part des Juifs , pour qui il était spécialement venu en ce monde ; de la part des prêtres, des Pharisiens, des pontifes, qui auraient dû prendre en main sa défense ; de la part des juges , q^u\ tc^lv\^« sent sa cause et prévariquent dans teuTs\\x^^m^w\&^

il souffre de la part du peuple, qui Foutrage, le maudity le blasphème ; de la part de ceux qui àdiTèiit le plus Taimer et lui être plus attachés, de ces disciples, de ces Apôtres, qui le méconnaissent et qui l'abandonnent; de la part des démons, qui animent l'envie, la haine, la fureUr des hommes contre lui ; il souffre enfin de la pari dé son P&ré, qui le voit dans cet excès d'opprobres et dé douleurs , et qui semble l'abandonner & la fureur de ses ennemis.

Oh ! que cet abandon , ce déchainetnent général devait être sensible à son cœur, lui qui avait fait dii bien à tous , et contre qui tous s'élèvent 1 £t noUs, nous ne voulons rien souffrir de la part de qui qud ce soit ; si quelqu'un nous dit un mot offensant, s'il a pour nous quelque manière peu obligeante , si quelqu'un manque envers nous de considération et d'égards , nous y sommes sensibles , nous nous en plaignons, notre amour-propre en est blessé» nous concevons envers eux de Téloignement , de llndi^férence, peut-être de l'aversion, de la haine. Ghré* tiens, ô disciples d'un Dieu souffrant i en quoi peutil nous reconnaître pour être à lui et pour lui ap^* partenir?

4« t^ourquoi et pour qui Jésus-Christ soUfTre-t-ilt Pour nous tous et pour notre salut ; nous étions tous chers à son cœur, tous l'objet de sa tendresse et dé sa douleur. Il souffre pour ses ennemis, pour ceux mêmes qui sont les plus coupables auteurs de ses souffrances : il souffre pour ses bourreaux et pour ceux mêmes qui le mettent à mort. Vous souffrez pour moi en particulier, ô mon doul Sauveur ! pour AU coaverBioa f pour ma saucUftcation ijiour mon

SUR LE GiLLVAIRE. 14

bonheur éternel ; et moi» si je sôiUfre qilelqti^ 6h(Mi«, je souffre pour vous , avec vous , mais , hélâs ! bleu moins que vous^ Ne dois'-je pas du moins vous l'offrir de bon ccBur ; m'estimer beureux de m'unir à vous ) de prendre part à vos peines ^ de tâcher de vous les adoucir par ma résignation et ma patience ?

50 Enfin comment Jésus-Christ souffre-t-ilT Ah ! c'est ici surtout qu'il me présente un divih modèle» 11 souffjre les plus grands tourments; mais avëe quelle patience^ quelle résignation , quelle soumis^ sion ^ quelle charité) quelle inaltérable doticeurt Lui échappe-t-il un mot qui montre l'inquiétude, un geste qtii mafqUë i^âgitàtiôh ?

Innocent agneail ^ue l'on conduit ^ la boucherie , il se laisse èonduiré ^âns opposition et Saîis fésistance^ Oh! que cette conduite condamne bieh meâ Id^ quiétudes , mes impatiences , mes murmures ^ mëS plaintes à là moindre chose que je souffre !

Mon Dieu a tant souffert , et je né pUiâ rieh âôdi^ frir sans me plaindre : j'ai mérité l'enfei*, et îés peines de cette Vie me paraissent pesante^ \ je ëbtiflM , et par la manière dont je souflVé ^ je pdrâi^ ibut lé mérite de mes souffrances ; je ne souffre Hën,hi eti pécheur humilié, ni en pénitent résigné^ ni en chM^ tien soutenu parla foi, ni en disciple de Jésus Ghriftl^ animé par son esprit et pat ses exemples*

Telles sont les salutaires pensées qui doivent hdilë occuper en méditant la Passion de Jésus-Qhrist t K chaque sujet que nous méditerons ^ nous tâcherons de nous les rappeler ; et quelles impressions ne poui^ ront-elles pas faire sur nous ? commekit ne serons^^ nous pas touchés, pénétrés et attendriat -

Je vais donc entier atec toas> 6 xmix ^4<(!9(tic\^%^i!^

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