‹ L'âme élevée à Dieu, par les réflexions et les sentimens: Pour chaque jour du moisChapitre 9 sur 29 · L*A1IB · texte numérisé non relu

L*A1IB

vaincre non-seulement la chair et le sang , mais encore les principautés et les puissances du monde, c'est-à-dire de ce siècle pervers.

Par la vertu de la croix, vous avez effacé rarrèt de notre mort, et vous l'avez attaché à cette croix victorieuse. Par les mérites de la croix , vous avez formé un peuple saint, une nation choisie, un sacerdoce royal. Par l'efficace de la croix, vous vous êtes choisi une épouse digne de vous, une Eglise sainte, sans ride et sans tache, digne objet de vos complaisances et de votre cœur.

Par le triomphe de votre croix annoncée an monde je vois partout l'idolâtrie détruite, ses autels abattus, ses temples renversés, ses fausses divinités foulées aux pieds, ses oracles réduits au silence, ses infâmes superstitions abolies, ses mystères d'ini* quité dévoilés, toutes chosch changer de face dans tout l'univers, et sur les débris entassés de tous ces monstres, les vertus triomphantes élevées, les mœurs réformées, des hommes nouveaux paraissant dans le monde, et étonnant le monde par le spectacle de leur sainteté et de leurs vertus.

Et n'est-ce pas au pied de votre croix et dans la vertu de votre sang que tous vos disciples sont venus puiser les grâces de salut et de vie ? D'où sont venus aux Apôtres le zèle et la force qui les ont conduits jusqu'aux extrémités de la terre, pour y porter la connaissance de votre saint nom ? D'où est venu le courage invincible des martyrs sur les échafauds, et au milieu des feux et des Qammes ? Qui a consolé les confesseurs dans le sein des cachots, où ils ont rendu un témoignage si glorieux à la foi ? Qui a pu adoucir les rigueurs et les amerUxm^ d^

la pénitence aux solitaires , dans le fond des antres et des déserts? Qui a élevé les vierges chrétiennes au-dessus de la faiblesse de leur sexe, et leur a mis les palmes en main, à la suite du céleste Epoux de leurs flmes? Dans tout cela, ô mon Dieu ! puis-je méconnattre la vertu, la force , l'efficace , le prodige, le triomphe de votre croix et de votre mort ?

Mais 9 mon Dieu ! ce grand mystère qui a opéré de si grandes choses dans le monde, n'opérera-t-il rien en moi? n'aurai-je point de part aux biens immenses qu'il a produits? que faut-il faire pour entrer en part de ses salutaires effets? Faut-il faire sur ce mystère incompréhensible une profession de foi solennelle et publique? faut-il adorer celui qui en est l'auteur et le consommateur? faut-il publier ses grandeurs, admirer ses prodiges, demander ses grâces? faut-il même se dévouer avec lui à*la croix, à la mort? Avec votre secours, mon cœur, ô mon Dieu ! mon cœur est prêt : paratum cor meum.

PRIÈRE

Oui, mon adorable Maître , dans cet abtme d'hu^ miliations et d'anéantissement , je vous reconnais pour le Roi de gloire, pour mon Dieu, pour le Fils da Très-Haut, et le digne objet de ses complaisances.

Oui, mon divin Rédempteur! dans cet excès de douleurs , je vous adore comme la victime offerte à la justice outragée, comme l'Agneau sans tache immolé volontairement pour le salut de mon flme..

Oui , mon doux Sauveur, dans tous ces états je TOUS aime comme mon père, et le plus tendre des pères, qui , par un excès d'amour, consent à perdre la ine pour la donner à ses tendres entawls \ € ^VV

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