‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 17 sur 95 · PAROLE EE NS · texte numérisé non relu

PAROLE EE NS

ou la peine, selon les mérites et les démérites ;

dans ce point de vue , pourrez-vous encore ré-

. voquer en doute la providence, comme si vos tra-

| vaux devaient être stériles, comme si vos larmes

ne devaient jamais êtreessuyées, co mme si vos vertus et vos épreuves devaient être sans récompense? et ne devez-vous pas vousdire au contraire à vous-même : oui, sil ya une providence, il doit en être ainsi ; il faut que le voyageur éprouve les rigueurs du pèlerinage, pour goûter les délices

du terme ; il faut que l’or soit purifiédans le feu,

pour en sortir plus pur et plus éclatant , il faut que le grain pourrisse dans la terre, afin de le faire germer pour le ciel au centuple; il faut enfin pour moissonner dansla joie avoir semé dans les larmes.

Aprés tout , hommes mortels , sachez que malgré tous vos efforts et toutes vos recherches, il y auratoujours pour vous des mystèresimpénétrables dans ma providence ; ét si portant vos vues au delà des bornes, vous continuez à demander en tout , pourquoi ? et comment ? craignez d’entendre s'élever sur vous la voix de l’oracle, « qui » scrutator est majestatis opprimetur a gloria. »

Aïne présomptueuse, gémis deta présomption, e? apprends à adorer les sages dispositions de la providence, et nona les pénétrer ; âme criminelle, tremble sous la main de Dieu, et crains que la providence, pour se venger, ne t’abandonne à

8a L'AME

l'égarement de tes voies. Et vous, âme humble et fidèle , adorez les deseins de Dieu, respectez ses ténébres, et concluez dans les sentiments d’une foi humble : il y une providence, ïl fautla reconnaitre ; il y a une providence , il faut s’y soumettre : tâchez même de la seconder, et ajoutez vos efforts, vos soins, votre vigilance, à ses saintes dispositions, Vous ne pouvez rien sans le secours de la grâce de Dieu, mais Dieu ne fera pas tout sans votre correspondance à sa grâce : aidezvous, ilvous aidera ; efforcez-vous, il vous soutiendra; marchez, il vous conduira par la main; et ainsi conduit, vous arriverez infailliblement au terme où sa providence vous a préparé lebonheur et la récompense.

PRIÈSE ET PRATIQUES.

Que nous sommes aveugles et insensés, d mon Dieu ! de vouloir sonder les profondeurs impénétrables de votre providence ! Ne méritons-nous pas que vous nous livriez aux ténèbres de notre aveuglement, et que vous nous laissiez courir dans la voie de nos égarements et de nos pensées? Que prétendons-nous donc? Ne doit-il pas nous suffire de savoir que vous êtes bon ; que du moment que nous nous abandonnerons à votre providence, vous nous conduirez par Ja main ; que vous ne sauriez délaisser ceux qui mettent en vous toute leur

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ÉLEVÉÉ A DIEU. 83 confiance ; que d’ailleurs tous nos retours, toutes nos réflexions sont stériles et inutiles, souvent présomptueuses et téméraires;, qu’elles sont capables d'éloigner de dessus nous vos regards de tendresse et de complaisance ;qu’elles ne peuvent que nous précipiter dans des doutcs, des péchés et des malheurs.

O Providence divine! je m’abandonne à vous sans réserve, je me Jette entre vos bras sansretour: je vous laisse disposer de tout souverainement, Vous êtes mon Créateur, mon Dieu et mon Père : vous connaissez le néant d’où vous m'avez tiré, le limon dont vous m'avez formé, la fin à laquelle vous me destinez, le chemin qui doit m'y conduire ; disposez donc de tout, réglez tout selon votre bon plaisir : je ne veux plus savoir qu’une seule chose sur cette providence divine ; la reconnaitre, l’adorer, m’ysoumettre, et, autant qu'il sera en moi, la seconder ; après quoi, tout espérer de votre bonté. Puis-je mettre mon sort en de meilleures mains, que dans celles du plus tendre des pères?

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