‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 39 sur 95 · HAL · texte numérisé non relu

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moins de pénitences et de satisfactions ? D Iles TROISIÈME POINT. “rer del

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Sentiment encore bien plus triste, et situation k si dura encore bien plus terrible : je suis incertain si un nos péc jour je ne serai pas précipité dans l’enfer ; si jene #8 de Die serai point à jamais au nombre des damnés et des ##momen réprouvés. Ce serait déja un sujet de douleur et M ves et L

ila, après grâce, me certain si à état de pémême je ne

r les justes eux tant de issements, ne sachant e haine, si le colère où ctuellement rd de l’ent: que si leur état après tant rigueurs ; ré sur mon és, et fait

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de crainte bién grand, de pouvoir se dire qu’après son péché on ne sera jamais assuré d'en

1 avoir obtenu le pardon; mais, hélas! il y a un “\ sujet de crainte encore bien plus redoutable pour

4 nous. Oui, quand même nous serions assurés qu'après notre péché, nous avons fait une véritable pénitence; que nous en avons eu une douleur sincère, que nous l’avons expié par une satisfaction { convenable , en un mot, que tous nos péchés nous Lont été pardon, que nous sommes rentrés en grâce avec Dieu, et que nous vivons en ce moment ‘dans sa grâce ; malgré tout cela nous sommes encore incertains si un jour nous ne serons pas malheureusement précipités dans l’enfer. Pourquoi ? élas ! parce que, quand même nous serions assurés de posséder à présent le trésor de la grâce, “nous sommes incertains si nous la conserverons “jusqu’à la fin, si nous n’aurons pas encorele mal- Mheur de la perdre avant que de mourir, et si jus- “ques au dernier soupir nous serons fidèles.

4 Il est vrai que nous devons toujours tout espérer dela miséricorde de Dieu , surtout si depuis un temps nous avons tâché de vivre dans la grâce, «si durant un temps nous avons fait pénitence de

n nos péchés, il y a tout sujet de croire que la bonté

æ de Dieu ne nous délaissera pas à ces derniers moments, qu'elle nous soutiendra dans les épreu- ® ves et les angoisses des derniers combats. Tel est

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le cours ordinaire de sa Providence. Mais aussi il n’est pas moins vrai que s’il ya toujours de quoi espérer, il n’y a jamais de quoi se rassurer entièrement ; que quoique on doive présumer de la bonté du Seigneur , qu’il nous soutiendra jusqu’a la fin , il n’y a jamais lieu de vivre dans la sécurité sur cette espérance. En cela, personne ne peut s’assurer de son sort ; en cela les plus grands saints, les âmes les plus justes, les plus pénitentes ont toujours à trembler. Que sera-ce de moi , Ô mon Dieu ! étant si éloigné de leur sainteté ; de moi, après tant de péchés et si peu de pénitence.

À la vue de ces grandes et terribles vérités, vérités cependant de foi, quels sentiments doivent se

former dans mon cœur ? Recevez-les, Ô mon

Dieu ! c’est vous-même qui me iles inspirez.

1° Sentiment de douleur d’avoir mérité si souvent l’enfer par tant de péchés, de si grands péchés , continués durant si longtemps et malgré tant de grâces.

2° Sentiment de reconnaissance envers Dieu qui ne m’a pas enlevé de ce monde et précipité dans l'enfer quand j'étais dans cet état déplorable, digne

de toute sa colère, et indigne de la moindre de NS

ses miséricordes. | 3° Sentiment de crainte et de tremblement # salutaire sur le danger où je suis encore tous !#

, Mais aussi toujours de se rassurer présumer de tiendra Jjusvivre dans la personne ne plus grands us pénitentes e de moi , Ô ur sainteté ; peu de péni-

ss vérités, vénts doivent se -les, à mon nspirez.

érité si sousi grands péps et malgré

vers Dieu qui récipité dans orable, digne

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tremblement # encore tous #

les jours de me perdre, et de perdre la grâce de

4 e. A Q \ . A] , 1 mon Dieu, quand même je la possèderais à pré- L sent.

+ n° Cependant sentiment de confiance en Dieu,

Lacpérent de son ineffable bonté, que, malgré mes

: . péchés et mes égarements, dès que je les déteste, il voudra bien encore me favoriser de ses grâces, et surtout de la grâce des grâces, de celle de la persé érance jusqu’au dernier soupir.

PRIÈRE

. Oui, mon Dieu, je le reconnais, j’ai mérité 4 Fenfer, je l'ai mérité mille fois ; vous avez pu M’ y précipiter avec justice ; ] aurais été moi seul l’auteur de ma perte et de mon malheur. Je l’ai mérité plus qu'une infinité d’autres qui y sont ‘condamnés. C’est à votre seule miséricorde que Me le dois, si je ne suis pas actuellement au nomre des réprouvés, j'en bénis cette miséricorde infinie ; je la conjure d’achever son ouvrage, de me préserver du péché, de me soutenir dans “la rérolution de le détester et de l’éviter à jamais. Ne permette pas que cette âme qui vous a coûté si cher , que vous avez comblée de tant de grâ-

ces, que vousavez créée pour vous louer à jamais, soit un Jour réduite à vous haïr, à vous détester.

4 Vous l’avez déjà comme :rrachée à l’enfer ; ne

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permettez pas qu’elle s'expose à y tomber ; et retirez-moi de ce monde , avant que ce malheur m'arrive jamais.

PRATIQUES

10 Rappeler souvent la pencée et la crainte de l'enfer; voir la place que j’y avais méritée, et que je puis encore occuper si je viens à pécher, et à mourir malheureusement dans mon péché.

20 Me regarder comme un tison encore fumant que Dieu a arraché à l'enfer , et dont il faut éteindre les flammes par le torrent de mes larmes.

30 Quand j'aurai c'es afflictions et des peines en cetie vie, me dire à moi-même qu'ayant mérité les peines de l’enfer, je ne dois me plaindre de rien. |

4° Demander souvent à Dieu la grâce de la

qui doit décider de l’éternité.

5o Consacrer de temps en temps quelques

communions, quelques pénitences à cette in- : wntion, et renouveler tous les jours les senti- M

ments de ma juste reconnaissance envers Dieu, qui m’a si longtemps préservé.

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