‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 49 sur 95 · RÉSOLUTIONS ET PRIÈRES · texte numérisé non relu

RÉSOLUTIONS ET PRIÈRES

Ah ! je dis avec le Prophète : ecce nunc cæpi; Je dis dans toute l’étendue de mes regrets et pour le reste de mes jours : Volo salvare animam meam. C’en est fait, l'illusion a cessé ,* l’aveuglement est fini; je veux penser au salut de mon âme. Jusqu’a présent je l’ai négligée, abandonnée, je l'ai profanée : je l’ai sacrifiée : je n’en connaissais ni la grandeur, ni le prix, ni la destinée. J’ai donné mes soins à tout le reste, qui ne m'était rien : mon âme seule a été oubliée, la seule qui méritaitet qui demandait tous mes soins. Hélas! si Dieu m'avait pris dans un certain temps, si Dieu m'avait appelé à lui dans certains moments , dans quel état aurait-elle paru à ses

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ÉLEVÉE À DIEU. by

yeux? quel serait à présent son sort ou plutôt son malheur ? volo salvari : oui je veux dès ce moment travailler au salut de mon âme; c’est la seule chose qui m'intéresse en ce monde; de quoi me servira tout le reste au dernier moment ? ma vie passe, mes jours s’écoulent, mon terme s’'avance, le temps qui me reste est peut-être bien court ? füt-il encore plus long, le sera-t-il assez pour réparer tant de temps perdu, tant de grâces violées , tant de péchés commis ! comme le Prophète pénitent , je veux tenir mon âme entre mes mains, toujours prêt à la rendre à Dieu quand il me la demandera, toujours prêt à lui dire : voilà mon âme, Ô mon Dieu ! vous me l’avez donnée , je la remets entre-vos mains, je la recommande à votre miséricorde : in manus tuas etc. Je veux penser au salut de mon âme, mais y penser sérieusement, y penser efficacement, y penser constamment ; y penser dans le temps ; l’éternité ne suffirait pas pour en déplorer le malheur etla perte, Elle peut encore être a vous cette âme, Ô mon Dieu ! puisque je respire ; elle peut encore vous aimer. Ranimez la lueur de ce céleste flambeau. Mon Dieu! faites-nous connaitre la dignité de notre âme, le soin que nous devons lui donner , faites que nous comprenions qu’elle vient de vous, qu’elle doit vivre de vous, qu’elle doit régner à jamais dans vous.

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