L'AMB
ns nos cœurs.
mon Dieu!
oment , et la oute ma vie, de bienfaits.
nous enrichir de faveurs ne us ! Que de e grâces peur nous sanctire vie qui ne | après toutes si ses grâces ait-il encore s admirable, comblez de dignes, quoius prévoyiez les tourneferme point at n’épuise tout divin.
défauts ; et ? Quel fonds s, de lâche- I Si nous le le suivons, vons, avec il patiente,
à in date te LS
ÉLEVÉS à DIEU. 9
il attend. Le monde nous retient à son service, nous admet à ses fêtes , tandis que nous sommes à la fleur de l’âge ; mais après un temps, sur le retour des années , il nous force à l’abandonner, et semble nous méconnaître. Pour vous, Ô mon
% Dieu! toujours bon, vous ne nous abandonnez
: point que nous ne ‘vous forcions à nous aban-
‘* donner. Nous vous sommes aussi chers à la fin
4 de notre course, qu’au commencement de notre
4 carrière ; sur le déclin de l’âge, comme à l'aurore
1 Âde plus beaux j jours. Fussions-nous à la dernière More » Vous recevriez encore avec consolation jnos derniers soupirs. O mon Dieu! comment
« des serviteurs coupables, au moins inutiles, 4 peuvent-ils vous être encore chers? en seriez-
vous moins heureux, s’ils n’étaient à vous ?
30 Bonté de Dieu à pardonner nos péchés.
© C'est surtout ici qu'éclate cette bonté ineffable. 4 Les autres maîtres pourront bien être indulgents
aun certain point, pardonner les premières, les secondes fautes ; mais pardonneront-ils des fautes
| | réitérées ? Ne se Jadberont-ils point de se voir mal servis ? Bientôt ils se rebuteront , ils éclateront.
} Pour vous , Ô mon Dieu ! bon et patient comme à l'excès, vous excusez, vous dissimulez, vous pardonnez. Et combien de fois, et jusques à quand ? Toutes les fois que nous revenons. Peutêtre dans tous les trésors des bontés divines n° y a-t-il rien de si admirable.
as ét GE Be A or 2eme Rnb TH ue - .
to L’AME
Dans notre conduite, cé n’est souvent que Æ chutes et que rechutes, qu’inconstance et que
changement ; Dieu ne change jamais. Après tant >
‘d’infidélités à nos promesses, à nos résolutions , ! nous promettons de nouveau ; Dieu nous écoute encore. Dans nos confessions , nos accusations au sacré tribunal , quel est l’excès de notre misère ? Presque toujours mêmes fautes, mêmes infidélités, mêmes manquements; et dans Dieu toujours même miséricorde , même bonté. Fussionsnous tombés mille fois, mille fois il nous recevra avec tendresse , si nous revenons avec sincérité ; et au lieu de plaintes et de reproches, jamais il ne nous fera entendre que cette consolante parole : allez en paix, 7’ade in pace 1. O mon Dieu ! plus votre bonté se manifeste à moi , plus je sens augmenter mes regrets ; les reproches que votre cœur paternel vous empêche de me faire, je me les fais à moi-même ; mon âme n’aura
d'autre mesure dans sa douleur , que l'excès 4
même de la bonté dont vous wez envers elle.
4° Que si revenus à Dieu, nous faisons quelque chose pour lui, avec quelle bonté ne le récom. pense-t-il pas ? Disons donc encore avec transrt : Bonté de Dieu à récompenser nos travaux. Dans le service du monde on s’épuise , on se con-
‘ Marc. 5.
t souvent que !
iStance et que !
ais. Après tant !
s résolutions , !
u nous écoute accusations au notre misère ?
mêmes infidé-
ans Dieu tou- *
nté. Fussions- | nous recevra vec sincérité ; es, jamais il te consolante ace 1, O mon eà moi ; plus eproches que de me faire, âme n’aura que l’excès rers elle.
aisons quelne le récom.
avec trans- 108 travaux.
, On se con:
Ahonté qu'il est incompréhensible, plus encore .
sume,onsesacrifie. Qu'en revient-il bien souvent ? A combien de personnes, dans le sein de leurs resrets et de leurs larmes , pourrait-on dire comme ® ces infortunés dont parle l'Esprit Saint : vous vez beaucoup travaillé et peu recueilli? Dans le Bervice du monde, combien de choses ne sont pas onnues , combien ne sont pas agréées? Parmi elles qui sont agréées, combien ne sont pas récomfpensées, ou ne lesont pas selon leur mérite ? Dans ‘otre service , Ô mon Dieu ! il n’en est pas ainsi : out est connu , tout est agréé , tout est récom- Pensé, rien ne se dérobe à vos yeux, rien n’échappe votre cœur. Ce ne sont pas seulement les grandes ‘ctions, les actions héroïques qui ont leur cou- Mronne; les plus petites choses , les sacrifices les “lus légers , le dirai-je ? un verre d’eau donné en Notre nom, aura sa récompense ; et cela durant ne éternité tout entière.
O mon Dieu ! vous n’êtes point connu, sur-
Mot à l'égard de votre bonté. On a quelque idée
L de vos autres perfections , de votre puissance , de ‘Me votre sagesse, de votre justice : mais votre bonté
‘n’est point connue. Vous êtes bon, et bon dans
Atous les temps ; vous l’avez été dès le commencement , et vous le serez au delà des siècles : bon
à envers tous , vous faites pleuvoir et lever votre soleil sur le juste et sur l’injuste.
Oui, Dieu est bon, et c’est surtout dans sa
ë 1 M | | -1n on |
.que dans tous les mystères. Quand on vientà penser |
à tout ce qu’il a fait pour les hommes; un Dieu!
descendre du ciel sur la terre , se revêtir de leur !
mortalité, se charger de leur misères, finir sa |
course sur une croix , et non content de s'être ! immolé une fois pour eux sur la croix, tous les : jours encore renouveler son sacrifice sur les 4 autels, À la vue de ces grands mystères, nous ! sommes étonnés et surpris; et c’est notre surprise À même sur la bonté de Dieu qui marque que nous : ne la connaissons pas : car pour comprendre toutes ces choses, il suffirait de dire que Dieu est bon ; ce seul mot dirait tout. Nous mesurons la bonté de Dieu sur nos faibles lumières ; nous pensons en hommes ; il agit en Dieu. Tout est expliqué par ce seul mot , Dieu est bon. Ce n’est pas même assez dire : ilest tout bonté, il n’est qué bonté , c’est la bonté même.
Tel, et plus grand encore, est le Maitre que nous servons. Mais dès lors quel est mon bonheur d’être au service d’un maitre si bon, si tendre, sicompatissant, si libéral, si généreux, si parfait ? Quel est mon bonheur , et quels devraient être ! mes sentiments ? Avec quel plaisir, quelle consolation , quelle joie ne devrais-je pas le servir, estimer mon sort , bénir mille fois le Ciel de mon partage ? Toutes les pensées de mon esprit, toutes les affections de mon cœur, tous les moments de ma vie ne devraient-ils pas être sans cesse em-
vient à penser
nes; un Dieu!
evêtir de leur :
res, finir sa | tent de s'être !
oix, tous les :
rifice sur les 4 ystères, nous | notre surprise À rque que nous !
comprendre lire que Dieu ous mesurons luiéres ; nous ieu. Tout est bon. Ce n’est onté , il n’est
> Maitre que mon bonheur , Sitendre, x, si parfait ?
evraient être
s le servir, Ciel de mon sprit, toutes es moments 1s cesse em-
quelle conso-
Aployés à me consacrer à son service , et à me féli-
iter de mon bonheur ?
Mais , hélas ! est-ce ainsi que nous vous serons, Ô mon Dieu! avec ces desirs, ces empresments, cette joie ? On vous sert, mais comment? Dn vous sert avec tiédeur , avec négligence, avec différence : est-ce là vous servir ? On vous sert ec tristesse , avec abattement, avec dégoût; porte votre joug avec peine et de mauvaise âce : est-ce là vous servir en Dieu ? On vous sert, ais avec frayeur , avec crainte, et comme touurs tremblant enesclave: est-ce là vous servir ou utôt n’est-ce pas vous déshonorer? Quittons cet “brit de terreur et d’alarmes; prenons des idées plus dignes de Dieu etde sa bonté. Craignons, mais Œune crainte toute filiale qui dilate le cœur ? et Mon d’une crainte servile qui captivelessentiments. 4 Servonsle Seigneur, d mon âme! mais servonsavec joie. Que cette joie sainte se montre et Mhraisse dans tout : qu’elle respire dans l'air, r’elle soit peinte sur le visage, qu’elle éclate dans Bute la conduite. S'il ya un sacrifice à faire , fai- Pas-le avecgénérosité ; s’il y a une croix à porter Dortons-la avec joie ; s’il y a une peine à essuyer, suyons-la sans le témoigner ; faisons aimer, Æpüter le service de Dieu, par la manière dont ous le servons servite Domino in letitia 1 ; Servez à Seigneur avec joie.
1 Psalm. 99.
DRE es sta FA ax
en 2 AM 2 lt me me lé angine Ha ve te
PRIÈRE
Vous servir désormais, Ô mon Dieu ! c’est le | sentiment que je vous consacre en ce moment et ! la résolution que je forme pour toute ma vie. Vous A
servir , c’est la l'homme , c’est là tout l’homme. Hors delà , qu’y a-t-il de solide en ce monde.
Vous servir, ô vous , le plus digne des maîtres , À le plus sincère des amis, le plus tendre des pères? # leplus fidèle de tous les époux : vous servir; mais 1
hélas! voudriez-vous encore agréer mes services , après que je les ai si longtemps profanés au service d'un monde trompeur ? vous servir ; mais rendu une fois à vous, vous servir fidèlement , vous servir généreusement , vous servir constamment ;
c’est là notre gloire et notre bonheur, même dès |
cette vie ; ce sera pour l’autre le gage du bonheur éternel. Voilà mes sentiments et mes résolutions, Ô mon Dieu! la triste expérience que j'ai faite si
souvent de mon inconstance dans votre service, me fait trembler pour l’avenir. Daignez fixer @&
cette légèreté de mon esprit , et cette instabilité de mon cœur, et par là m’attacherinviolablement à vous. pour toujours. Ainsi soit-il.
PRATIQUES
A Christ
Mauxr
10 Rappeler souvent l'oracle de Jesus-:
20€ que a a Si SO
30 ( ées s4 Mnatio Botre li e son À :°P de l’atta
A Christ : qu'il est impossible de servir deux mattres. | 20 Quand on éprouve quelque chagrin, quelque amertume au service du monde, se dire qu’on a si souvent et si mal servi le Seigneur.
30 Considérer que toutes les créatures inani— ées servent à la gloire de Dieu selon leur desnation ; abuserons-nous de notre raison et de otre liberté, pour nous écarter de ses volontés et e son service?
: , à 4° Penser souvent atout ce qui nous est revenu
servir ; MAS Æ% l'attachement que nousavons eu pour le monde,
1es SETVICES ; & aux regrets que nous en aurons à la mort. és au service #
, mais rendu nt, vous sernstamment ; r, même dès !
> du bonheur ?* résolutions,
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