‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 7 sur 95 · D RS PE · texte numérisé non relu

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trompeurs; c'est à dire, des biens apparents, et des maux tropréels : voilà le monde; et quand même le monde prodiguerait ses satisfactions , ses douceurs prétendues, n’arrive-t-il pas souvent qu’on n’y trouve qu’inquiétudes et qu’amertumes? Combien de fois les parties de plaisir se sont-elles changées en jours de tristesse ? Combien de fois dans le sein de la pompeet des spectacles, a-t-on trouvé le dégoût et l’ennui ? Combien de fois la voix des soupirs s’est-elle fait entendre au milieu des concerts! Voilà le monde.

On avait formé un établissement qui unissait deux cœurs faits, cesemble , pour se rendre heureux ; la mort enlève un des deux au printemps de ses jours, et fait passer à l’autre une vie dans la tristesse et le deuil. Onavait amassé des biens, on s'était élevé à un poste éclatant ; un revers de fortune vient abattre cet édifice de prospérité, et ensevelir le possesseur sous ses ruines: voilà le

monde. Tant d’autres ont compté sur lui, et en

sont devenus les victimes, après en avoir été les idoles.

: Monde trompeur, actuellement même tu te formes encore des adorateurs pour les perdre, et de nouvelles victimes pour les immoler , tu les conduis comme sur des prairies fleuries et riantes , et tu creuses sous leurs pieds des abimes pour les engloutir : mille exemples ont précédé, et mille exemples n’ont pas corrigé. Tel jouit à présent de

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qui unissait rendre heu- | printemps ne vie dans é des biens, n revers de ospérité, et es: voilà le lui, et en oir été les

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s trompeuses faveurs , quiserviraun jour de mojument de ses inconstances; abandonné, méprisé , jeté du monde, semblable à ces débris de vais- Mheau poussés sur les bords de la mer après un fu- Mheste naufrage , triste spectacle ou des décadences Humaines, ou des vengeances divines : déjà latem- Pète s'élève pour former l’orage qui doit l’englou- Mir dans le moment où ilméditait quelque fête ou Que festin.

+4 3° Le monde nous perd. Ne suffrait-il pas Hpour cela de nous flatter et de nous tromper? ne ‘Merait-ce pas par cela seul nous donner à nous- Mêmes le moyen de nous perdre , en nous don- Bant celui de nous pervertir.

#7 Le monde nous perd , parce qu’il est ennemi et maudit de Dieu , parce qu’on ne saurait servir à a fois deux maîtres; parce que les maximes du . monde sont toutes opposées à celles de l'Evangile; Mbarce que le monde allume et fomente toutes Mes passions ; parce que tousles objets, tous les Mttraits que présente le monde, conjurent contre Mhotre salut ; parce que ses exemples sont conta- %ieux, ses spectacles sontséduisants, ses discours ont pervers, ses dangers fréquents, ses revers fu- “pestes; tout est danger et séduction dans le “nonde. |

4 Le monde nous perd, parce qu'il nous aveuple parle bandeau qu’il met sur nos yeux, et u'on craint de tirer; parce qu’il nous enchaîne

par les liens qu’il forme, et qu’on né peut rompre lors méme qu’on gémit sous leur poids; parce qu’il nous subjugue par la domination qu'il exerce quoiqu’ôn déteste son esclavage; parce qu’il nous arrété par les nouveaux piéges qu'il nous tend sans cesse, lorsque nous penserions à secouer son joug. Mille fois on s’est plaint du monde, on en a conhu Île néant et la vanité, on a formé la résolution de le quitter : qu’est-ce que le monde, s’est-on dit en soi-même, dans ces heureux moménts où la grâce touchait, où la conscience parlait, où Dieu rappelait et tendait les bras; qu'est-ce que le monde? et on y est encore, et on se débat dans ses liens, pour n'avoir pas le courage de faire un effort généreux qui puisse affranchir pour se rendre à Dieu et à soi.

Après tout, le monde passe, et nous passons avec lui : les jours s’écoulent , les années s’avancetit, le monde s'enfuit , il nous quittera avant que nous le quittions ; nous déplorerons peut-être à jamais tant de travaux stériles, tant de temps perdu, tant de grâces profanées ; nous maudirons un jour ce monde que nous chérissons, serat-il témps de le faire?

Quoi qu’il en soit, craignons le monde, parce qu'il nous flatte; défions-nous du monde, parce qu'il nous trompe; détestons lé monde parce qu'il nous perd. Malheureux qui le méconnait | plus malheureux qui s'y engage! infiniment mal-

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ÉLEVÉE À DIEU. a1

eut rompre Æ cureux qui s'expose à y mourir ! Dieu est noids ; parce re maitre, le monde n’est qu’un usurpateur ; qu ilexerce Dieu est notre père, lemonde n'est qu’un tyran, > qu'ilnous MR endons-nous à qui nous nous devons; aurionsnuve tend % ous jamais dà le quitter ? consacrons-lui du moins ; 4 SeCOUéT L peu de jours qui nous restent, ils peuvent enmonde > OR Æore nous mériter une éternité de bonheur. rmé la ré- Heureuse la personne à qui Dieu a ouvert de le monde, opne heure les yeux sur le néant et les illu- ATEUX MO— ions du monde, ou plutôt sur ses piéges et ses CIEnce PA angers! pourra-t-elle jamais reconnaître la granles bras; Geur du bienfait ? aura-t-elle jamais assez de sen+ encore , et ments de retour? Ah? sielle savait les chagrins

voir pas le i puisse af- Di.

Qu'elle aurait essuyés, les dangers qu’elle aurait “ourus, les amertumes où elle aurait été plongée. Mais surtout à la mort, quand il faudra sortir

jus passons Be ce monde, quelle consolation pour elle, de de hr Pen être éloignée , et d’avoir consacré à Dieu les tera avant fentiments de son cœur! Il luien aura coûté s peut-être Auelques peines , quelques privations , quelques de temps Aacrifices; mais peu d'années finiront le cours de us maudi- \ées peines, et l'éternité en sera le prix et la ré-

sons, sera< 4 c pmpense.

ide, parce ne, parce de parce éconnaît | ent mal-

Avis salutaires.

+ 1° Quittons le monde, avant que le monde ous quitte: faisons à présent avec mérite, ce qu’il Maudra faire un jour par nécessité et sans fruit

me ARR à me ORNE ÉPRPAARE. PR it LS 2 Mi res Baies Vs ce à Phoi: L'atbé 6 + mére mnt + 7 sé : , L

2° Lé jeunes personnes entrent trop tôt dans le monde; les personnes âgées le quittent trop tard; tous se repentiront unjour de s’y être engagés. Jeunes personnes , ne vous empressez pas d’yentrer : vous n’en éprouverez que troptôt les revers et les dangers. Personnes avancées en âge, quittez-le sans délai, n’attendez pas que le monde vous dise de vous retirer.

30 Il y a trois sortes de personnes qui regardent le monde bien différemment ; le pécheur, le sage et chrétien : le pécheur le regarde comme quelque chose qui dure; le sage, comme quel-

“que chose qui passe ; le chrétien, comme quelque

chose qui est passé. De quel œil le regardons -nous ?

Entrons souvent dans les sentiments que nous aurons à la mort. L'homme vivant aime le monde, l’homme mourant le méprise ; l’homme mort le déteste. L’éternité ne suffira pas pour épuiser ses regrets et tarir ses larmes.

MÉDITATION

Sur l’attachement au monde.

Qu'on est aveugle, qu’on est malheureux, qu’on est criminel de s'attacher au monde! ces trois réflexions bien méditées ,-Ô mon Dieu ! que de sectateurs n'arracheraient-eles pas au monde

p tôt dans ittent trop y être enressez pas 1e troptôt ancées en pas que le

qui regarpécheur, rde comme mme quelne quelque lons-nous ?

s que nous le monde, e mort le spuiser ses

heureux, onde! ces Jieu ! que au monde

et à ses prestiges? Dieu de bonté, faites que je les pénètre, pour me détacher à jamais du monde qui m’éloigne de vous.

ÉLEVÉE à DIEU.

PREMIER POINT

Qu'on estaveugle de s’attacher aumonde et que trouve-t-on, que peut-on trouver dansle monde que vide, qu’erreur , que néant? qu’a-t-il qui puisse nous attirer ? Tout ce qu’il a ne devraitil pas nous en détacher ? ses promesses sont-

3 elles sincères ? ses amitiés sont-elles solides ? ses . faveurs même sont-elles pour nous sans danger à et sans crainte? Est-il possible que tout ce qu’on © voit, qu’on fait, qu ’on connaît dans le monde + n’en fasse pas connaître la vanité ? est-il’possible © que l'exemple detant d’autres ne nous ait pas ins- 4 truits, que notre propre expérience n’ait encore # pu nous en détromper ? Or, soit que le monde 4 n’est qu'illusion, on voit que le monde n'offre

que des biens apparents et des maux réels; et

4 on s’y attache, et on s’y livre, et on s’en rend + esclave. Il faut que le prestige du monde soit

bien grand, et les nuages qu’il répand bien épais, pour aveugler à ce point les mondains, après tout ce qu’ils ont si souvent éprouvé de son inconstance et de ses revers.

Ame immortelle, êtes-vous donc faite pour courir ainsi après ce fantôme , et donner dans

l'illusion detantde mensonges ? àquel terme pourront-ils enfin vous conduire ? Considérez tous les biens de ce monde : ils promettent beaucoup, et que donnent-ils ? Les richesses disent qu’elles rendent heureux, et au milieu des trésors on ne trouve qu’un fonds d’indigence ‘. Les honneurs disent qu’ils rendent heureux ; et quand on y est élevé ,on voitque ce n’est qu’une vaine fumée. Les plaisirs disent qu’ils font des heureux ; et les plaisirs , loin de satisfaire , se changent souvent -n dégoût et en amertume. Et comment les biens bornés et périssables du monde contenteraient-ils jamais un cœur fait pour Dieu.

Tel est cependant , Ô mon Dieu! l’aveuglement dans lequel on vit, etdont on ne saurait revenir. L’illusion qui a séduit les siècles passés, dure encore , et aveuglera les siècles suivants , parce que les siècles passent , et les vices subsistent.

Aveuglement le plus étonnant , puisque c'est ‘fermer les yeux à toutesles lumières de la raison, de la religion , et à tous les témoignages de l’expérience et du sentiment.

À veuglement le plus déplorable ; puis que c’est s’aveugler volontairement soi-même , et courir à l'abime, quand on le voit.

Aveuglement le plus funeste, et dans lui-

“1.S. Augustin,

rme pourz tous les ucoup, et nt qu’elles ors on ne honneurs and on y ne fumée.

-ux ; et les it souvent | les biens eraient-ils

l’aveuglee saurait es passés , suivants , es subsis-

sque c'est araison,

s de l’ex-

que c’est courir à

ans lui-

même et dans ses suites ; car une fois ainsi aveuglé , à quels excès n’est-on pas capable de se porter? Dieu des lumières, éclairez tant d’aveugles qui gémissent dans les ombres de la mort ; ne permettez pas que vos enfants nesoient que des enfantsde ténèbres. C’est le monde qui vous les enlève ; faites qu’ils le connaissent , ils en seront bientôt détrompés. Combien d’années ai-je vécu dans cetriste et déplorable aveuglement ? Insensé ? je courais après un fantôme qui me séduisait ; et sans m'en apercevoir , je

courais à ma perteet à mon malheur,

SECOND POINT

Qu'on est malheureux de s'attacher au monde ? espère-t-on d’y trouver un bonheur solide , une félicité véritable ? où sont les heureux que le monde a formés ? que de malheureux au contraire ne fait-il pas tous les jours? s’ils pouvaient faire entendre leurs voix et leurs plaintes , de quels soupirs, de quels gémissements ne feraientils pas retentir l'univers? Au lieu du bonheur qu’on s'était flatté de trouver dans le monde, qu’y a-t-on souvent éprouvé, que chagrins, qu’in: quiétudes, qu’affliction d'esprit et de cœur? Combien de personnes se sont dévouées , épuisées, immolées au service du monde, lui ont sacrifié leurs intérêts, leur repos, leur liberté , leur

santé , leur conscience ? quelle récompense en

ont-elles reçue , que l’ingratitude et l’indiffé-

rence ? quels fruits en ont-elles retirés , que des fruits d’amertume ? Allez donc, victimes infortunées de votre attachement , allez encore vous exposer sur cette mer orageuse, au hasard d'y faire un triste naufrage ; allez vous jeter dans cette faneste région de ténèbres, pour y respirer un air eontagieux et empoisonné ; allez marcher en aveugles sur le bord de ces affreux précipices, pour tomber dans l'horreur des abiîmes : quand vous y aurez malheureusement péri, le monde sera-t-il sensible à votre perte ? aura-t-il de quoi vous consoler dans votre malheur ? vous n’avez pas voulu profiter du triste exemple de tant d’autres: vous irez vous-même en servir à la postérité.

Malheur d’autant plus grand, que nous ne l’aurons que trop justement mérité , et que nous ne pourrons l’attribuer qu’à nous-mêmes : malheur d’autant plus affreux , qu'il deviendra peut-être pour nous la source d’un malheur éternel. Voilà le mondeetlesort ordinaire deses tristes victimes.

Grand Dieu ! que vous vous vengez bien terriblement de ceux qui vous abandonrent , pour suivre le monde , hélas ! que n’avez-vous pas fait pour leur faire connaître leur aveuglement et lesen retirer ? que de vives lumières que d’onctions touchantes ; que de remords salutaires , que de

pense en

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que de

ÉLEVÉE à DIEU. 27

moments heureux où, s’ils avaient voulu écouter votre voix , et se rendre dociles aux impressions de la grâce , ils auraient ouvert leurs yeux aux dangers , et leur cœur au retour ! leur regret eût été salutaire, leurs larmes eussent été consolantes ; ils auraient encore trouvé en vous le meilleur des maîtres, le plus tendre des pères; ah! s'ils avaient su combien votre service est doux , votre joug consolant , avec quelle joie l’auraient-ils porté ? au lieu qu’en continuant à se livrer au monde, il n’ont formé que des regrets, versé que des larmes de désespoir ; etaprès avoir goûté quelque douceur apparente, ils sont tombés dans le comble de tousies malheurs.

TROISIÈME POINT

Qu'on est coupable de s’attacher au monde ; c’est le troisième abime qui s'ouvre sous les pieds des mondains , un abimede crime et de péchés ; et n'est-ce pas déja un crime bien grand de s’attacher ainsi aux créatures préférablement à son créateur ? n’est-ce pas par là même manquer au premier et au plus essentiel des préceptes ? quel crime d’élever ainsi autel contre autel dans son cœur |

. On sait qu’on avait solennellement renoncé au monde dans son baptême et qu'on n'est

chrétien qu'à ce titre de renoncement : que!

crime de violer ainsi ses engagements !

On sait qu’on ne peut s’attacher au monde sans participer à ses maximes , à ses exemples , à sa contagion ; sans négliger ses devoirs , sans étouffer sesremords , sans profaner son encens : quel crime de s’y exposer !

On sait que le monde est ennemi de Dieu et frappé de ses anathèmes, qu’ainsi onne peut s’attacher au monde sans devenir ennemi de son Dieu ; quel crimé d’encourir volontairement sa disgrâce !

On sait surtout qu’il est impossible de servir deux maîtres, et qu’il faut nécessairement en servir un et abandonner l’autre , s’attacher à l’un etrenoncer à l’autre : quel crime des’attacher au service du monde, puisque c’est en quelque manière renoncer à celui de Dieu !

Qu’arrive-t-il donc ? c’est que malgré ses engagements , ses promesses , tous ses devoirs, on s’est attaché au monde, on s’est éloigné de Dieu, on a négligé le salut de son âme ,ona livré son cœur à la séduction, son esprit à l'erreur, et en conséquence, grâces violées, conscience combattue , remords étouffés, devoirs

“oubliés , crimes accumulés ; voilà l’abime où le le monde conduit ; voilà les fruits de malédiction qu’à produits cette terre elle-même maudite. Ne

devait-elle pas pour un chrétien être une terre

t: que!

| monde emples , rs , Sans encens :

Dieu et ne peut i de son ment sa

de servir ment en tacher à attacher quelque

ses enevoirs, igné de 2,ona sprit à iolées , l BVOIrS où le liction te. Ne terre

ÉLEVÉZ A DIEU. 29

étrangère ? Et qu'est-ce qu’un chrétien dévoué à Dieu devrait avoir de commun avec le monde qui le méconnait ?

Cependantil faudra quitter un jour ce monde pervers, s’arracher à ses faux attraits, à ses charmes trompeurs; dire un éternel adieu à ses pompes, à ses spectacles , à ses assemblées , disons mieux , à ses prestiges et à ses illusions; qu’en restera-t-il alors ? que pensera-t-on de soi, de sa vie, de son aveuglement ? que reviendra-

‘® t-il de tout ce qu'on a été, de tout ce qu’on a "1 goûté? que deviendront ces espérances dont on

à s'était nourri, ces délices qu’on s’était promises, cette longue perspective d'années , d'amusement,

1 de plaisirs ; de beaux jours qu’on s’était présen-

1) tée soi-même ? la trame sera coupée , le prestige 4 dissipé. Le monde s'enfuit avec le temps , et | l'éternité ouvre à jamais ses abimes.

+ PRIÈRE

Était-ce pour cela, grand Dieu ; que vous nous aviez mis sur la terre , et avec ces sentiments que nous devions aller un jour paraitre devant vous.

C’est donc à vous seul à qui je veux m’attacher désormais, à mon Dieu ! le monde ne mérité ni

mon cœur, ni mes hommages ; c’est parce qu'on ne le connait pas, qu'on s’y attache; et ce n’est qu’après une triste et funeste expérience qu’on revient de son illusion, Je ne l’ai que trop éprouvé pour mon malheur. Heureux encore, que vous ayez daigné m'éclairer et m’ouvrir les yeux!

Comme tant d’autres, j'aurais persévéré dansmon égarement et dans mon malheur. Je reviens à vous, Ô le Dieu de mon cœur! Île monde n’aura plus de part à mes sentiments. Je sais qu’un jour il faudra le quitter , je n’attendrai pas que la mort vienne m’en arracher ; dès ce moment je fais un divorce éternel avec lui; mon état m’y engage, mais ma religion m’en séparera ; jy vivrai comme n’y vivant pas. Est-ce une vie que celle qu’on mène dans le monde? et un chrétien pourra-t-il jamais y vivre sans crainte et y mourir sans regret ?

PRATIQUES

1° Renouveler souvent l’engagement de renoncer au monde, qu’onapris à son baptème.

+ 20. Quand on a des chagrins a essuyer dans le monde , les offrir en expiation des : péchés qu on y a commis.

.: Ecouter les plaintes que font si souventles personnes du monde qui en jugent par leur cxpérience,

et profiter de leur exemple, pour ne pas participer à leur malheur.

Regarder le monde comme une figure qui passe, et qui est déjà passée : qu’y a-t-ilde solideen ce monde? et pourquoi s’attacher à ce qui doit finir ?

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