CONCLUSION
Ne formons donc désormais qu’un seul et unique desir, le desir sincère d’être à Dieu , de servir le Seigneur , de nous sanctifier et de nous sauver. Que ce desir occupe notre âme, remplisse notre cœur , consacre tous nos sentiments.
Ne courons plus ni après les illusions de ce monde , ni après le fantôme des honneurs, des plaisirs, des biens périssables. Assez longtemps ils nous ont occupés, ils nous ont agités , ils nous ont égarés, ils ont fait notre crime et notre tour-
! Psalm, 39,
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ÉLEVÉE À DIRU,
ment. Rentrons dans les voies de la paix et du repos , en rentrant dans celles de la justice et de la sainteté.
Desirons ardemment, mais desirons uniquement ce qui peut nous rendre heureux en nous rendant saints.
Bornons là nos projets , fixons là nos desirs et nos vœux.
Disons souvent au Seigneur avec le Prophete : Unam petii a Domino, hanc requiram' .Oui, mon Dieu, jene desire sur la terre, je ne demande qu'une seule chose en ce monde ; c’est de vous aimer, de vous servir et de me sauver. Quid mihi est in cœlo, et a te quid volui super terram * ? Hors de vous et sans vous, qu’est-ce que le monde, qu'est-ce que le ciel même peut offrir à mon cœur de desirable, de consolant et de grand ?
J’ai desiré, j’ai possédé , j'ai couru après les illusions de ce monde périssable; et j’ai vu que dans tout il n’y a que mensonge et que vanité, et vidi quod esset vanitas *; qu’il n’y a rien à desirer, rien à ambitionner sur la terre : on se tourmente, on s’épuise en desirs , en projets; que trouve-t-on à la fin de sa course , que le repentir, la honte sur le front, le remords dans le cœur , le fiel et le désespoir dans le fond del’âme ?
U Psalm. 26. — 2? Ibid, 79. -— * Eccles, 2.