‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 78 sur 95 · A DIEU · texte numérisé non relu

A DIEU

re, parce qu’il est juste et infiniment redoutable dans sa justice.

Dans ses vues primitives, Dieu ne voulait qu'être aimé ; mais si on ne l'aime pas , on sera forcé de le craindre, Si on l’aime , on entre dans l’ordre de la miséricorde , qui ne présente et n'offre que les récompenses ; mais si on en sort on est forcé de rentrer dans l'ordre de la justice qui imprime la crainte, et annonce les. chätiments. C’est dans ce sens que saint Augustin dit que Dieu est bon et aimable de son fonds, et qu’il est Juste et redoutable du nôtre , de suo bonus, de nostro justus.

Il ya trois sortes de craintes de Dieu. Il y à une crainte fausse, défectueuse, criminelle même et coupable, qui ne regarde que la peine du péché , et qui laisse Paflection même actuelle au péché : elle arrête la main, et non le cœur. C'est la ce qu'on appelle une crainte servilement servile , qui ne convient qu’a de vils esclaves , et à des mercenaires indignes.

Il y a une crainte parfaite , qui évite le péché , uniquement parce qu’il déplait à un Dieu infiniment bon , en sorte que quand mème il n’y aurait absolument point de peine à craindre , on détesterait toute faute et tout péché, uniquement parce qu'it ofense Dieu, et qu'il blesse son cœur, C'est ce qu'on appelle une crainte fi -

120 l'AME

liale , la crainte d’un digne fils, qui ne voudrait en rien déplaire à un tendre père qu'il aime,

Il y a une crainte moius parfaite, qui tient comme le milieu entre les deux autres ; c’est celle qui éloigne du péché , parce qu'il mérite et attire une peine ; parce qu’il damne , et rend diyne de l'enfer et de ses tourments. Cette crainte est honne et salutaire : elle détache du péché et de l’affection actuelle au péché ; elle dispose à l'amour de Dieu , comme auteur de toute justice : mais cette crainte est moins parfaite , parce que dans son motif elle a en vue la peine qui menace l'homme , bien plus que la bonté de Dieu qui est offensé,

C’est de cette crainte, ou de ces dernières craintes tout à la fois , que l’on entend parler , quand on exhorte à craindre le Seigneur, Deum time !. Crainte de Dieu ! faut-il autre chose pour nous y engager , que de considérer la grandeur de son être et de ses perfections aimables , à la vérité, mais en même temps adorables et redoutables ?

Craindre la justice inexorable de Dieu , qui , ennemi irréconciliable du péché, exerce contre lui de si rigoureuses vengeances , le frappe de si terribles anathèmes , le condamne à des peines si affreuses et si désespérantes, Un enfer prépare

U Eecles, 19.

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FEEVÉE À DIEU. 4397

dans les trésors de la colere de Dieu; des abimes profonds, ouverts sous les pieds des pécheurs : des flammes ardentes qui les consumeront à jamais; des torrents d'amertume et de fiel dont ils seront sans cesse abreuvés ; une éternité tout entière de pleurs, de gémissements , de age , de fureur et de désespoir , qui seront à jamais leur partage ; quels motifs de terreur ! 6 Dieu juste ! Ô Dieu vengeur ! O Roi des nations ! s'écrie le Prophète alarmé, qui est-ce d’entre les hommes qui n’apprendra pas à vous craindre ?

quis te non timebit , O Rex gentium' ?

Craindre la sainteté inviolable de Dieu, qui condamne , qui déteste , qui réprouve tout péché, quelque léger qu’ilsoit, toute ombre de péché, quelque part qu’elle puisse être et paraitre à ses yeux. Sainteté de Dieu si pure ; si inviolable, qu’elle trouve des taches dans les astres , c’est à dire , dans les âmes les plus pures : les anges mêmes, ces intelligences célestes ne sont pas purs à ses yeux. Sainteté souverainement éclairée , qui sonde les cœurs , qui dévoile les plus secréetes pensées , qui pèse toutes nos actions dans la balance du sanctuaire, qui dans nos vertus mêmes trouve mille imperfections et mille défauts qu’elle vite à son jugement, Sainteté de Dieu, qui est

U Jerem. 7.

touiours essentiellement opposée au péché , tou- Jours armée contre le péché , qui a une haine implacable , éternelle , non seulement contre tout ce qui est péché , mais encore contre tout ce qui peut avoir Pombre et la moindre appa-

rence du péché. Quel sujet de crainte pour

l'homme pécheur !

Craindre la puissance redoutable de Dieu, qui peut nous perdre et nous anéantir à tous Îles instants, qui nous tient à chaque moment comme suspendus entre deux éternités différentes ; qui au moment même où nous viendrons à pécher , peut nous frapper de sa foudre , ouvrir les abimes de la terre sous nos pieds, nous précipiter à jamais dans les gouffres des enfers, nous condamner à une éternité malheureuse ; qui peut susciter, armer contre nous toutes les créatures, ordouner à la mort de nous frapper , à l'air de nous étouffer , à la terre de nous engloutir , à l'éternité de nous absorber dans son sein et dans ses horreurs.

Que dirons-nous encore ? craindre un Dieu, qui dans tous les temps a fait éclater de siterribles eflets de ses redoutables vengeances ; qui a ouvert les cataractes du ciel pour submerger le genre humain , presque entier : quia fait descendre le feu du ciel sur Sodôme ; qui a ouvert le sein de la terre pour engloutir Dathan et Abi-

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qui à leur , chaqu vengei peste malhe de la saint !

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ÉLEVÉE À DIEU, 429 ron : qui à couvert de plaies l'Egypte alarmée : qui a mis le glaive en main à l’ange exterminateur , pour frapper de mort les premiers nés de chaque famille ; qui a appelé à l’exécution de ses vengeances les fléaux de sa colère , la guerre , la peste , la famine, toutes les calamités et tous les malheurs ; en un mot, qui tient en main les clefs de la mort et de l'enfer. Dieu puissant ! Dieu saint ! Dieu vengeur ! qui pourrait ne pas craindre , étant à chaque moment sous la lumiere de vos yeux, et sous ia puissance de votre bras ? Quis te non timebit ? o Rex gentium!

Sentiment d’une crainte salutaire , c’est lui qui a pénétré tous les saints durant leur course mortelle : c'est lui qui a conduit les solitaires dans les déserts , qui a armé les Pénitents des instruments sanglants de la pénitence : c’est lui qui a soutenu , animé les martyrs sur les échalauds : c’est lui qui a fait gémir et trembler tous les justes : c’est lui que Jésus-Christ même recommandait à ses apôtres. Mes disciples , leur disait-il , vous craignez les hommes qui sont sur laterre; vous craignez ceux qui vous persécutent, qui vous haïssent , qui peuvent vous tourmenter , vous mettre à mort, Hommes mortels comme vous, que peuvent-ils contre vous ? Je vous montrerai quel est celui qui vous devez

h 30 AM

craindre : ustendun vobis quem timeatis ‘. Craignez, ah ! craignez celui qui , après avoir plongé votre corps dans le tombeau, peut encore précipiter votre âme dans le sein des enfers : Timeteeum qui postquam occiderit corpus potest animam perdere in gehennam. Je vous le dis en vérité, voilà le seul que vous devez craindre en ce monde , et pour l’autre, Tout le reste ne peut vous uuire que pour un temps: celui-là seul peut porter ses vengeances dans l'éternité même

amen dico vobis, hunc ltimete. Lecon salutaire! puisse-t-elle être à jamais gravée dans nos cœurs !

MÉDITATION Sur le méme sujet.

Venez, mes chers enfants, disait la Sagesse : écoutez-moi, je vous apprendrai la crainte du Seigneur, votre Dieu : Venite, filii, audite me: timorem Domini docebo vos ?. Le monde vous apprendra à vous livrer à la dissipation, aux plaisirs, aux amusements, aux folles joies, de la vie. Je vous apprendrai la véritable science des saints, la crainte de Dieu, fimorem Domint.

? Psalim, 33,

lEuc. 12, —

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nos cœurs !

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ILEVLE À DIEU, 331

Imprimez bien avant dans mon âme cette crainte salutaire, à mon -Dieu! Que de sujets n’ai-je pas personnellement , et en mon particulier, de vous craindre, et trembler devant vous ? couvert de tant de péchés, comment oserai-je paraitreen votre présenceet soutenir vos regards ? Ante faciem frigoris ejus quis sustinebit "?

TROISIÈME POINT

Je dois craindre la rigueur de vos jugements. Qu'ils seront justes ! qu'ils seront terribles! Les saints mêmes les ont redoutés, en ont été alarmés. Tous les hommes sécheront de frayeur à la seule approche de ce jour redoutable. Quels doivent être mes sentiments, de moi coupable et criminel à vos yeux?

Je dois craindre le fond de misère, de faiblesse, de dépravation qui reégne dans moi, etdont J'éprouve tous les jours de si tristes et si cruelles atteintes ; ce penchant si naturel au mal; ce funesle levain de péché; tant de passions malheureuses, dont le feu, qui n’est jamais entièrement éteint, peut se rallumer à tous les instants.

Je dois craindre surtout mes péchés : c’est la le grand sujet de mes eraintes et de nes larmes,

* Pealm. 147,

ET

J’ai eu le malheur de pécher et de vous offenser. Mes péchés me sont-ils remis ? quelle assurance ai-je qu’ils m'ont été pardonnés ? les ai-je accusés dans toute leur étendue? Les ai-je déplorés avec unesincère douleur ? les ai-je expiés par une véritable pénitence ? ne vivent-ils pas encore dans mon cœur et à vos yeux ? qui peut savoir s’il est digne d’amour ou de haine ? et quand même mes péchés m’auraient été remis, le Sage ne me dit-il pas qu’il faut craindre pour les péchés mêmes qui ont été pardonnés? de propitiato peccato noli esse sine metu '. Et quand même je serais assuré d’être à présent en état de grâce, suis-je assuré de la conserver ? Combien de péchés où je puis encore tomber! combien d'occasions où mor salut est exposé à de nouveaux dangers !

Je dois craindre les tentations du démon, qui, semblable à un lion rugissant, cherche sans cesse une proie pour la dévorer. Je dois craindre la séduction du monde, de tant d’objets qu’il présente pour pervertir et pour perdre les âmes, Hélas ! nousmarchons sans cesse sur les bords des précipices ; nous vivons en ce monde comme sur une mer orageuse, toujours exposés à quelque funeste naufrage. Chaque moment du temps met en danger pour éternité.

Becles, ).

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Je dois craindre pour mes bonnes œuvres; pour mes vertus mêmes, si J'en pratique quelqu'une, L'Esprit saint m'’avertit qu’il y a une voie qui parait droite et assuree , dont la fin con duit néanmoins à la mort. Pensée effrayante pour les justes mêmes ! car les justes craignent, non seulement pour leurs péchés, mais encore pour leurs bonnes œuvres. Verebar omnia opera mea !, disait Job, et dois-je dire avec lui : Je tremblais à chaque action de ma vie. Que sais-je si l’amour-propre, si la vanité, si la complaisance si les motifs humains n'influent pas dans mes œuvres, et ne les infectent pas de leur funeste poison ? Je dois craindre au sujet de vos grâces mêmes ; oui, de vos grâces mêmes, 0 mou Dieu ! craindre pour le peu d'usage que j'en ai fait; craindre pour l’abus que j’en ai peut-être fait ; craindre le compte terrible que j'aurai à en rendre ; craindre les châtiments redoutables qu'il m'en faudrait subir : craindre les remords éternels dont je serais un jour déchiré : craindre même dés à présent la soustraction de vos grâces, en punition du mauvais usage que j'en aurais fait.

Que de motifs , Ô mon âme! de craindre continuellement, souverainement le Seigneur! Deum time, et mandata ejus observa ? : c’est le éonseil

1 Job. Q.-— * Eccles, 17.

134 L'AMX

du Sage. O0 mon âme! craignez le Seigneur , et observez ses commandements : c’est là tout l’homme, hoc est omnis homo. Conjurez-le de graver dans vous les sentiments de cette crainte. Hélas ! on craint le monde; on craint les discours du monde, on craint les tristes événements, les accidents, les malheurs de la vie. Craignons le Seigneur, et ne craignous que lui; tout le reste doit peu toucher une âme chrétienne surtout si elle a eu le malheur d'offenser son Dieu et son juge : Deum time.

SECOND POINT

Cette crainte est terrible d’unepart, il est vrai mais de l’autre elle me sera salutaire et avantageuse. Ah ! si les impressions de cette crainte sont bien gravées dans moi, quels fruits de salut ne produiront-elles pas dans 1ñon cœur ? combien de péchés qu’elle me fera éviter ! combien de vertus qu’elle me fera pratiquer ! et avec quelle perfection? Combien d’occasions, combien de dangers dont elle me feraéloigner ! quelle vigilance salune m'inspirera-t-elle pas sur moi, sur mes sens, sur les sentiments de mon cœur, sur les motifs de toutes mes actions ! quelle circonspection dans mes discours ! quelle attention sur toutes mes démar-

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ÉLEVEF À DIEU, 150

ches et toute ma conduite! avec quelle ardeur ne me fera-t-elle pas recourir à la prière?

Combien de fois cette crainte n’arrétera-t-elle point mes pas, quand ils pourraient m’égarer ?

Combien de fois mettra-t-elle un frein de cir— conspection à ma langue ? combien de fois me mettra-t-elle en garde contre les surprises de l’a mour-propre, contre la séduction du monde, contre les tentations du démon ?

A tous ces biens ineffables , que peut-on ajouter? J'entends un grand saint, un saint pénitent , un saint solitaire , c'est saint Bernard Je vous le disen vérité, s’écriait-il à ses chers disciples, le plus grand bien que nous puissions desirer et posséder en ce monde, c’est la grâce de Dieu, Or je vous le dis en vérité, je lai éprouvé par moi-même; soit pour obtenir la grâce de Dieu , soit pour la conserver, soit pour l’augmenter, il n’est point de moyen si efficace et si assuré que la crainte de Dieu : În veritate didici ad gratiam, tum promerendam, tum retinendam, tum augendam, nthil æœque efficax quam non altum sapere, sed timere.

Enfin le prophète Isaïe met la crainte de Dieu au nombre des dons ineffables de l'Esprit saint : Sptritus timoris Domini. C'est dans elle que se trouve le commencement de la vraie sagesse :

436 L'AMF

Initium sapientiæ timor Domini !. Comment tant de voix touchantes qui se font entendre à moi, d mon Dieu ! n’exciteront-elles pas, ne graveront-elles pas à jamais dans mon cœur les sentiments de cette crainte salutaire, qui d’abord est le commencement de la sagesse , et qui perfectionnée par votre amour, en devient la consommation : Corona sapientiæ timor Domini. ??

PRIÈRE

Tirée des Psaumes de David.

Ah ! Seigneur, je vous le dis avec le Prophéete pénitent , péuétrez non seulement mon cœur, mais encore ma chair et mes os , des impressions salutaires de votre crainte : Confige timore lus carnes meas3. Je tremble, à mon Dieu ! à la vue de vos jugements redoutables : 4 judiciis enim tuis timui. Péné'ré de cette vive crainte, je la porte partout avec moi; je lave de mes pleurs le lieu de mon repos; j'arrose mon pain de mes larmes ; mes sens sont troublés au souvenir de mes péchés ; mon espritest alarmé à la pensée de votre indignation et de votre colère, Je marche triste pendant le jour ; durant la nuit je fais entendre la

? Eecles. 16. — 2? Ibid. 91, —° Psalm. 118,

Je re

van À ne 0 ma sain con trop fian poui ront les ; gesse offe mon

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»mminent endre à ne graœur les qui d’ais et qui at la conmini. ??

Prophete n cœu’ , apressions more lu) ieu ! à la j udiciis e crainte, nes pleurs n de mes nir de mes se de votre rche triste intendre la

voix de mes gémissements, Le sujet de ma crainte et de ma douleur est toujours devant mes veux. Détournez vos regards de dessus mes égarements. Hélas! si vous les arrêtez sur nos iniquités, qui pourra subsister devant votre face ? Seigneur , Dieu des justices, Dieu des vengeances, entrez point en jugement avec votre serviteur , parce que nul homme vivant ne sera trouvé juste en votre présence, Faites éclater vos grandes miséricordes dans le sein des plus grandes miséres ; et montrez-vous grand en pardonnant, en sauvaut ce que vous auriez pu perdre à jamais.

A près tout, je le sais, à mon Dieu ! cette crainte ne doit pas être excessive , elle ne doit m’ôter ni ma coufiance, ni votre amour. Je dois dans votre saint service réunir l’une à l’autre, la crainte à la coufiance. La crainte arrêtera la présomption où trop de confiance pourrait me porter. La confiance éloignera la pusillanimité où tropde crainte pourrait me conduire. L'une et l’autre m’éloigneront de tous les excès , et me contiendront dans les justes bornes que demande la véritable sagesse, Je craindrai souverainement de vous offenser ; je n'aurai point d’autre crainte en ce monde. Si j'aieu le malheur de vous déplaire, Je reviendrai me Jeter avec confiance entre vos bras. Vous ne voulez pas la mort et la perte des pécheurs , mais leur conversion et leur vie, Con-

vertissez-moi, sauvez-moi ; et par celle crainte salutaire , conduisez-moi à l’amour parfait,

PRATIQUES

10 Je demanderai souvent à Dieu la'crainte salutaire de ses jugements.

20 Je me rappellerai souvent les terribles vengeances qu’il a exercées sur les pécheurs : quoi de plus capable de me faire trembler pour moi-même ?

30 Je me regarderai comme à tout moment en danger de tomber entre les mains d'un Dieu vivant et vengeur.

4° J’animerai les sentiments de cette vive crainte par les sentiments d’un amour filial. Dieu est mon juge, mais Dieu est mon pere,

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