ER FE
vrirons les ressorts jusque alors impénétrables de
sence ; un Dieu fait homme ct revêtu de notre mortalité ; uu Dieu caché sous les voiles du sacrement, et tant d’autres mystères jusque alors incompréhensibles à toute intelligence créée. Tout sera éclairé, et des obscurités de la foi nous passerons à l'éclat de la vision intuitfveet béatique. |
Nous verrons Dieu, et dans Dieu nous admirerons les effusions de:cette bonté divine sur nous durant notre vie et dans le cours de nos tristes égarements. Tant de traits marqués de cette miséricorde infinie, qui nous a rappelés avec tant d’empressement après notre péché, qui nous a recherchés avec tant d’ardeur dans notre fuite, qui nous a attendus avec tant de patience.dans nos délais, qui nous a reçus avec tant de tendresse dans notre retour, qui nous a soutenus jusqu’à la fin dans les sentiers de la sainteté et de la justice. Nous verrons avec admiration de combien de dangerset combien de malheurs Dieu nous a si souvent préservés. Nous verrons que mille fois nous avons été sur le bord de Pabime , qu’iln’y avait plus qu’un pas à faire pour nous précipiter et nous perdre à jamais. La main de Dieu nous a avrêtés, sans quoi nous étions perdus sans retour, O bonté ! à tendresse ! q'avions-nous fait pour mériter vos faveurs ?
Nous verrons Dieu, et dans Dieu nous décou-
cette de ce ses sauvé les u reste les ot quen ment dissit et lèv No ous ; aimab r'aviss:
cœurs dégoù cette .
velle , veaux velles dans nétra chois par la duire tiré € dans
de notre du sacre.
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passerons s adiniresur noùs os tristes ette misévec tant i nous a re fuite, dans nos endresse jusqu’à à justice.
bien de
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Dis nous ’y avait biter et nous a ans r'eus fait
écoules de
ÉLEVÉE A DIEU. bar
cette Providence dans la conduite dés hommes et de cet univers, par quelles voies Dieu a conduit ses élus, par quels prodiges de grâces il les a sauvés; pourquoi et comment parmi les hommes les uns éclairés des lumières de la foi, les autres restent plongés dans les ténebres de l’erreur et les ombres de la mort. Tout cela n’est pour nous que nuages et qu’obscuritésattendonsle développement de toutes choses, Le grand jour del’éternité dissipera tous nos doutes, justifiera la Providence, et lèvera le voile qui dérobait tout à nos yeux.
Nous verrons Dieu, et dans Dieu nous adorerous; nous contemplerons à loisir ces perfections aimables , ces perfections adorables, cette beauté ravissante, qui attirera sans cesse les yeux et les cœurs des élus, sans que jamais ils viennent à se dégoûter de la voir, à se rassasier de la posséder cette beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, qui leur présentera sans cesse de nouveaux attraits et leur fera toujours goûter de nouvelles délices ; cette sagesse souveraine, si éclairée dans ses vues, si sûre dans ses projets , si impénétrable dans ses conseils, qui a su si divinement choisir les moyens proportionnés à leur fin, et par la douceur et la force heureusement tout conduire au terme ; cette puissance souveraine qui a tiré ce monde du néant, qui a balancé l'univers dans les airs, qui a fixé des burnesinsurmontables
aux flots de la mer, et qui cependant dans tout cela n’a fait qu’un faible essai de ses forces et de ses merveilles. C’est dans le ciel, eten faveur des élus qu’elle s’est réservé à mauifester toutes l’étendue de son bras, pour leur faire goûter toute l'abondance des plus ineffables délices.
Nous verrons Dieu , et nous le verrons face à face, sans voile, sas ombrage , tel qu'il est en lui-même. Jusque alors, et dans ce lieu d’exil nous ne voyons Dieu que dans ses ouvrages, que dans ses images, à travers les ombres de la foi, d'une manière bien imparfaite. Nous le verrons alors dans lui-même , dans les sptendeurs de son essence, dans tout 7 éclat de cette lumiere de gloire dont nous serons environnés, et comme investis. O Dieu ! quelle effusion de lumières se répandra sur notreâme sortie des ténèbres d'une si longue nuit ! O moment! à jour de l'éternité ! quelles clartés allez-vous faire britler à nos yeux dans les sptendeurs de la gloire !
‘29 Videbimus ét amabimus. Nous. verrons Dieu et nous l’aimerons. Les yeux peuvent-ils voir le souverain bien, la source de tous les hiens sans que les cœurs en soient transportés?
Nous aimerons Dien, et nous l’aimcrons de tout notre cœur ; toutes nos inclinations, s’y porteront, et avec quelle ardeur ? La pierre quitend à son centre, ke feu qui s'élève vers sa sphère,
nt dans tout orces et de ten faveur ester toutes aire goûter élices. | rons face à qu'il est en Jieu d’exil rages, que de la foi, le verrons eurs de son umière de et comme imières se res d’une l'éternité !
nos yeux
is. verrons uvent-ils s les biens
crons de > s’y por- > quitend sphère,
ÉLEVÉE À DIEU. b23
faible image de l’activité des transports avec lesquels notre cœur se portera vers l’objet suprême, qui l’attirera à lui pour l’embraser de ses divines ardeurs. Nous aimerons Dieu, nous n’aimerons désormais que Dieu , et nous aimerons tout dans Dieu. Notre cœur ne sera plus partagé dans ses sentiments , ni détourné dans ses affections; Dieu seul en sera l'occupation et le centre. Il avait fait l’objet de tous nos vœux ;. il sera le terme de tous nos desirs.
Nous aimerons Dieu, ét nous l’aimerons d’une manière digne de lui, et de l'amour dont ils’aime lui-même. Nous: l'aimions en ce monde; mais hélas ! que notre amour était faible! qu’il était imparfait ! nous en gémissions, nous étions affligés. Notre âme alors prendra son effort, et se portera vers Dieu en l’aimant autant qu ’elle est capable d'aimer.
Nous aimerons Dieu, et nous serons assurés de l’aimer. Durant cette vie nous desirons aimer Dieu ; mais, incertains si nous l’aimons en effet, nous tremblons dans cette incertitude ; et cet amour qui doit fairenos délices, devient en quelque maniere notre tourment. Assurés alors de nos sentiments, nous aimerons Dieu, et tout notré desir sera de l’airner toujours davantage, de nous embraser toujours plus de ses ineffables ardeurs, de nous plonger toujours plus avant dans cet incendie d'amour souverain,
.Nous aimerons Dieu, et nous nous unirons Aec les saints, pour l'aimer tous de concert, pour nous féliciter mutuellement du bonheur de l’aimer , pour nous animer les uns les autres à ce saint amour , comme autant de feux réunis, qui par leur union augmentent leurs flammes et leurs ardeurs. he
O amour ! 6 brasier ardent ! Ô diviu incendie ! embrasez-nous, consumez-nous par avance de ce
de do
ainsi d feu céleste. ni enn 30 Videbimus, amabimus, et possidebimus. Eaux Nous verrons Dieu; enle voyant nousl'aimerons; tranqu "1 à Cu .{:
en l’aimant nous le possèderons : voilà le termeet EE } tus le comble de tout bonheur, LIFE Nou Nous possèderons Dieu, et dans Dieu tous les Æ hier biens, les richesses et tous leurs trésors, les drejan honneurs et tout leur éclat , les plaisirs et toutes AA at leurs délices; nous aurons non seulement tout deco t ce que nous desirons, mais encore tout ce qu'il intébatel faut pour ne rien desirer ; quelque immenses Rats que soient nos desirs, nous serons satisfaits au À Die delà de. nos desirs mêmes. C’est alors que dans sibèles la plénitude de tous les biens nous éprouverons désièe prés dit le Prophète : Satiabor cum apparue- toujot Oui, daus le ciel tous les biens, tous les plaisirs pr
à Psalm. 16,
JUS unirous de concert, bonheur de s autres à ce réunis, qui mes et leurs
ju incendie !
vance de ce
sidebimus.
l'aimerons; le terme et
eu tous les résors, les s et toutes ment tout t ce qu’il
immenses tisfaits au s que dans rouverons apparue-
es plaisirs
tous les trésors à la fois se réuniront dans un mème cœur, pour faire goûter toutes leurs délices daustous les instants,
Nous possèderons Dieu, et dans Dieu tous les biens sans aucun mélange de maux. Dans ce monde les plaisirs sont toujours détrempés de quelque amertume ; jamais de joie pure , jamais de douceur sans quelque retour. Il n’en sera pas ainsi dans le ciel ; jamais ni trouble, ni dégoût , ni ennui, ni chagrin, ni alarmes, ni aucun des maux de la vie ne viendront altérer la possession tranquille et immuable de ce bonheur : Neque luctus, neque dolor erit ultra.‘
Nous posséderons Dieu, et dans Dieu tous ses biens pour toujours, sans crainte de les perdre jamais, Oh ! qui pourra comprendre quel poids immense de gloire ajoute au paradis la certitude de ce bonheur immense dans sa plénitude, et interminable dans sa durée ! Tant que le ciel subsistera, et ilsubsistera à jamais ; tant que Dieu sera Dieu et ilsera toujours ce qu’il est durant tous les siècles, au delà dessiècles et demillions d’années et desiècles; les élus seront, avec Dieu et dans, Dieu, toujours grands , toujours riches toujours heu-
- reux. Leur éternité semblera commencer à tousles
instants et tous les instants leur feront goûter les
D À qe © A oo a 0. Ph ii nc.
oo dure.
b26 ù L’AME
les délices de l'éternité tout entière. Leur bon. heur, fondé , établi sur l'éternité et l’immutabilité de Dieu même , qui en est l’auteur , ne connaîtra plus de fin; il en sera d’eux comme de Dieu : Et regni ejus non eril finis. O ciel! à Etre Suprême à gloire ineffable ! des créatures mortelles ne pourront jamais concevoir ce bonheur et cependant elles sont faites pour le posséder : Nec oculus vidit, nec auris audtvit ?.
.: MÉDITATION se le méme sujet.
19 Que Risons:nous pour mériter le ciel?
20 Quels seront les sentiments d’une âme en entrant dans le ciel? vous ne m'avez mis sur la terre, à mon Dieu ! que pour entrer dans le ciel: tous les jours de ma vie doivent être employés à m’y préparer. Elevez mon esprit pour en médi-
terles délicéséternelles; embrasez mon cœur pour
en desirer et en mériter la possession immuable. PREMIER POINT.
Il est donc vrai que nous sommes créés pour
1 Luc. 1. — 2 1. Cor. 2.
uu bo
bonhe
. comm
une gl occupé périss éterne desirs che a du m à couri faim d le cœu regard ou des faux q!
vrais € dre he AP} de Die rendre soins, sacrés sacnifi portée lequel Qu
mérite
, Leur bon.
mmutabilité le connaîtra te Dieu : Et Ô Etre Sues mortelles bonheur et
e ciel?
ne âme en 2 mis sur la ans Île ciel:
employés à ren médicœur pour mmuable,
réés pour
ÉLEVÉE A DIEU. b27
uu bouheur immense, un bonheur ineffable , un bonheur éternel : mais appelés à a un tel bonheur
comment le desirons-nous si peu? .Destinés à
une gloire immortelle, à peine y pense-t-on, s’en occupe-t-oh. Tout rempli, tout occupé des biens périssables, on semble perdre de vue les biens éternels. Toutes les pensées de l'esprit , tous les desirs du cœur se portent vers la terre. On s’attache au monde, aux biens du monde , aux plaisirs du monde ; la vie se passe à se repaître d'illusions, : à courir après des fantômes. Une soif ardenteune faim dévorante des choses terrestres transporte le cœur;.et celles du ciel attirent à peine quélques regards. O hommes aveuglés ! ou desirons moins ou desirons davantage. Desh'ons moins des biens faux qui nous séduisent , et desirons davantage les vrais et solides biens seuls capables de nous rendre. heureux.
Appelé à un si grand bonheur, au bonheur de Dieu mème, comment ai-je travaillé à m’en rendre digne ? qu’ai-je fait pour le mériter ? quels soins, quels travaux , quels efforts lui ai-je consacrés? Ousont les vertus que j'ai pratiquées , les sacrifices que j'ai faits, les victoires que j’ai remportées en vue de ce bonheur suprême, après lequel je dois uniquement soupirer ?
Que n’a pas fait et souffert un Dieu pour nous mériter le ciel, et nous engager nous-mêmes à
le mériter ? Ses tourments, ses larmes , son sang sa mort même, que nous disent-ils, et'quelle voix nous font-ils entendre? Que n'ont pas fait et souffert les saints pour se rendre dignes de cette me gloire ! Les uns vivant dans le sein de la ite et de la solitude, les autres
livrés à toutes les rigueurs de la pénitence ; ceux-ci ensevelis comme tout vivants dans les antres et les cavernes; combien d’autres sur les échafauds et au milieu des brasiers ardents s’estimant heureux de souffrir lesplusgrands tourments en vue des récompenses qui les animaient ? me ro un autre ciel que moi, Avaient-
ils tres espérances ? Ne suis-je pas fait pour la mème fin et le mème bonheur ? Qu'ai-je fait pour le mériter.
Les mondains eux-mêmes que ne font-ils pas tous les jours pour des biens fragiles et perissables? On les voit s’épuiser , se consumer de :travaux, de veilles et de fatigues; point de soins qu'ils ue prennent , point d'efforts qu’ils ne fassent point de moyens qu’ils ne tentent pour élever l'édifice d’une fortune de quelques jours, à travers les . écueils, les périls, les naufrages ; rien ne les arréte, rien ne les rebute : et après quoi courent-ils ? et pourquoi se consument-ils : Et ill? quidem ut
, SOn sang
et quelle mt pas fait dignes de nt dans le
les autres pénitence ; ts dans les autres sur rs ardents rands touranimaient ?
Avaients fait pour
Du’ai-je fait
ont-ils pas
et perissaer de trasoins qu'ils ssent point er l'édifice ravers Îles e les arrépurent-ils ?
uidem ut
tatem *. Ne nous considérons donc en ce monde
corruplibilem coronam accipiant ‘. Pour obtenir une couronne périssable; et encore sontils assurés de l'obtenir? Combien courent, et s'efforcent en vain ? Et nous qui pouvons aspirer à une couronne immortelle, que faisüns-nous, que souffrons-nous pour | l'obtenir? Enfafts de lumière, jusques à quand nous laisserons-n6us condamner par les enfants des ténèbres ? Ils mettent tout en œuvre pour des bièns incertains, faux et trom-
peurs;et nous, destinés à des biens suprêmes,
à des biens immortels, nous négligeons de nous en‘assurer la possession : nous nous exposous saris cessé au danger d'en être privés à à: Où est notre foi ?
Appeléaun tel bonheur, que faisije sur li terre si je ne pense , si je ne- travaille pas à mériter le ciel? Pourquoi suis-je en cette vie, que pour me préparer à une vie immortelle? Je sais que tout. ce qu’il y a dans le monde finira un jour ; que Dieu a créé un nouveau ciel et une nouvelle terre, pour être à jamais le séjour des élus. Je sais qu’ivi-bas nous n'avons point de cité péranente : non habemus hîcmanentem civi-
1 4, Cor, 9. — ? Hebr. 13
que comme autant d’exilés, qui aspirent à leur retour dans la céleste patrie : sed futuram in: quirimus.
Quelle sera la joie d’une âme au. moment où elle entrera dans le ciel ! Quel moment ! quels transports ! Me voila enfin assurée de mon sort , arrivée au terme de mes desirs, fixée à jamais dans la possession du souverain bien, Je suis avec moin » je jouis de mon Dieu ; éternellement je vivrai , je régnerai dans son sein avec les élus. Eofin les voila passés , ces jours de. nuages, ces jours de combats. Il a fallu pendant quelques années gémir, souffrir, se faire violence. 0 peines ! à combats ! 6 souffrances ! que vous êtes abondamment récompensés, Dieu des miséricordes, qu’il mrest/doux d'être avec vous ! je jouis de: votre présénce , rien ne sera jamais capable de m'en séparer. Cette seule pensée, , ce premier moment
. A’assurance et de joie, nesera-t-il pas capable de dédommager une âme despeines, des épreuves de toute sa vie et de l’engager à s’écrier avec l’Apôtre : Non sunt condignæ. passiones hujus temporis ad futuram gloriam quæ revelabitur
in ne rien doiv O moi sein élus céles vanit de ce été doux pour me se d’avoi condu glorie
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1oment où nt ! quels mon sort , e à jamais Je suis avec rnellement les élus.
uages » ces t quelques : Opeines!
abondambrdes, qu’il s de votre le de m'en er moment AS capable es épreuves crier avec pnes hujus evelabitur
in nobis ! ! Non, toutes les peines de la vie nesont rien en comparaison de la gloire dont elles doivent être suivies et récompensées.
Osainte Sion ! à céleste Jérusalem ! aurai-je moi-même le bonheur d’entrer umjo sein ? mon partage sera-t-il im) Jot élus ? Ah ! si jamais je suis introdui céleste patrie, que penserai-je de toutes les vanités, de toutes les illusions, de tout le néant
de ce monde? Que je me saurai bon gré d'avoir
été fidèle à la loi du Seigneur! qu'il me sera doux d’avoir souffert quelque chose sur la terre four mériter une éternité de bonheur !* qu’il me sera consolant de m'être séparé de la foule, d’avoir marché dans la: voie étroite qui m’a conduit à cet heureux terme ! qu’il sera glorieux pour moi d'être associé à jamais avec
les amis de Dieu ; de chanter le’ cantique
éternel de louanges , d’entrer dans le concert des
“esprits bienheureux ! Aspirons ; 6 mon âme !
à ces biens célestes 3 élevons-nous vers la région des vivants ; nourrissons-nous de cette pensée du
“ciel durant cette vie; elle nous procurera les
plus doux avantages pour l’autre:
19 Elle sera pour nous un moyen salutaire de nous détacher de tous les biens de ‘ce’ monde : biens fragiles , biens faux, biens trompeurs,
! Rom. 8.
qu'êtes-vous en comparaison des biens solides, des biens immenses que le ciel nous présente? nd le nom de hiens ? de quels maux
êtes-vous pas la source funeste ? Non, je ne connais , je ne-desire de biens que ceux qui sont éternels. Tout Ce qui passe n’est rien à mes yeux.
20 Moyen salutaire pour nous consoler dans toutes les peines et les afflictions-de la vie. Elles finiront un jour , et leur récompense sera éternelle, Quelques jours de souffrances qui nous procurentun bonheur durable, sont une grâce et un avantage pour nous. Combien de saints ne devrout leur salut qu'a leurs afflictions , et leur couronne qu’à leurs combats? Sans les croix ils auraient été éternellement malheureux.
30 Moyen efficace pour résister aux tentations, pour réprimer les passions, en pensant qu’au moment où nous viendrions à succomber et à nous satisfaire, nous pourrions être enlevés de ce monde , et qu'un moment funeste de plaisir pourrait nous priver d’une éternité de bonheur.
4% Moyen: assuré pour nous adoucir les rigueurs de, la,. mort, Si, comme nous l'éspérons , elle doit ètre suivie d’une. éternité bienheureuse, devons-nous tant la craindre et nous en alarmer ? Si. en sortant de ce lieu d'exil, le. ciel devient notre véritable patrie , quittans cet exil sans regret el sans peine. Nous ne faisons qu'y
Vo mon :
ne pe:
bonhe rent j;
Os viend ton se
‘Ps
s solides,
présente ?
els maux
n, je ne qui sont mes yeux.
oler dans vie. Elles anse sera s qui nous une grâce saints ne s , et leur »s croix ils
tentations, ant qu’au > eta nous és de ce aisir. POUreur.
es rigueurs érons , elle heureuse , ». alarmer ?
el devient exil sans sons qu'y
souffrir , y gémir , y offenser Dieu ; la mort nous conduit au port du salut. Offrons à Dieu notre sacrifice ; espérons de sa miséricorde qu il voudra bien 'adoucir par sa grâce.
‘Elevons-nous donc à cette grande pensée du bonheur qui nous est destiné ; süuvent rappelée souvent méditée , elle nous fera soupirer après ces biens ineffables ; elle nous engagera à nous y préparer , elle nous y préparera elle-même. La grâce qui nous l’inspire sera le gage de la gloire qu’elle nous annonce. Nous n'avons que trop vécu nour la terre, il est temps que le ciel attire tous nos regards ; il doit être le terme de tous nos desirs,
PRIÈRE
Vous m'avez fait pour le ciel, d m on Dieu !
mon âme est créée pour vous posséder à jamais ; ne permettez pus que je me rende indigne de ce bonheur , et que les faux biens de la terre m’égarent jamais de la voie du ciel où vous m’appelez.
O sainte Sion ! glorieuse Cité de Dieu ! quand viendra l’heureux jour où je pourrai entrer dans ton sein ! Quando veniam et apparebo ‘? Dans
! Psalm. 41.
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NS À au Se na À M DM Rage on.
cette attente: les Jours sont pour moi des années, les années ont la durée des siècles, la vie m'est à charge ; je ne vis plus que de cette. douce enpée rance: Lœtatus sumin his que dictasunt mshi'., Non, je n’ai degonsolation et de joie que deu Pheureuse annopce de cette maison du Seigneur ; où } ‘espère d’être admis un jour , pour y vivre à Jamais, In fol Dominiibimus. .
ss années, ie m'est à ace espént mihi ff que dans Seigneur, y vivre à