‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiments pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 17 sur 112 · CA · texte numérisé non relu

CA

: craignant

chrétien ; son eœur est le sanctuaire de la vertu ; sa bou- ". “ che, l'interprète de la vérité ; toute sa conduite, l'ex- | | pression fidèle d'un Homme-Dieu. Tel est l'homme, s’il est parfait chrélien ; s'il n’est pas tel, le christianisme lui reproche ses faiblesses, condamne ses fautes, et le presse de faire ses efforts pour ne pas déshonorer sa dignité.

3° Dignité du chrétien; comprenons-la encore par la « noblesse des sentiments que sa religion lui inspire, en L 1 le rendant supérieur à tout.

… Elle l'élève au-dessus des événements et de tous les revers. Que tous les maux viennent l’accabler et fondre | sur lui; que ses biens lui soient enlevés; que tous ses 4 amis l’abandonnent ; que sa fortune chancelle ; que sa | santé dépérisse ; que tout lui manque et lui soit ravi; la {foi lui reste, il n’a rien perdu. Dépouillé de tout, il pajraîtra plus grand, parce qu'il paraîtra grand par luimême, donnant aux yeux de l'univers le spectacle qu'un | paien disait être si digne de Dieu : un homme de bien aux prises avec la fortune. |

Elle l'élève au-dessus du monde, elle le fait triompher de ses erreurs, sa foi les dissipe; de ses douceurs, son cœur les méprise ; de ses terreurs, son courage les brave : que pourrait craindre du monde celui qui n’a à craindre que le péché ?

7 Elle l'élève au-dessus de lui-même: s’élever au-dessus ! du monde, c'est grandeur d’âme ; mais s'élever au-dessus À de soi-même, c'est héroïsme. Qu'il est grand de voir un homme s’armer généreusement contre lui-même, se déclarer une guerre implacable, touiours le glaive à la | main, couper jusqu’à la racine de ses passions, retrancher ! jusqu'aux moindres rejetons de son amour-propre, offrir + de lui-même à Dieu une victime continuelle, immolée sur l’autel de la charité ! tel est le chrétien. Il sent ce qu'il en coûte à son cœur, mais il sait ce qu’il doit à sa foi.

Elle l'élève au-dessus des tourments, des tyrans, de la M ciaris mort. Quand on ne vit que de sacrifices, il en coûte peu M® foi : de mourir : et n’est-ce pas là ce que les païens mêmes ad- EME vous iniraient dans les premiers chrétiens, dignes de ce grand [94 jà qu nom? Quel genre d'hommes est donc celui-ci, s’écriaient. 88 time ils: Quod genus hoc hominum est ? Si on les défère à 1A le cie notre tribunal, ils s'y présentent d'eux-mêmes: si on “votre les condamne à la mort, ils en rendent grâces comme, * que i d’un bienfait: si on les conduit au supplice, ils y vonten Eh Na triomphe. Les menace-t-on de leur faire essuyer toute M l'horreur des tourments: Vous le pouvez, disaient-iis; nous ne sommes hommes que pour mourir, mais nous ne A « sommes chrétiens que pour rouriren saints ; nous avons j un corps quisuccombe, mais une loi qui iriomphe, Frap- Es pez, brûlez, déchirez, immole:; vous croyez nous don- Bi ner la mort, vous ne faites que nous rendre à une vie DM : plus heureuse: pour nous, ce n’est pas le temps qui finit, M c'est l'éternité qui commence. Quels hommes ! quels sen- Ph timents! Ce n’élaient, après tout, que de vrais chrétiens. E

4 Eh comment ces généreux athlètes auraient-ils pu se démentir à la vue des couronnes qu’ils attendaient, el soutenus par la grandeur de leurs espérances ? car en ce point, quelle est encore la grandeur du chrétien et si M mœu prééminence sur tous les autres ? Ici, élevons nos pensées M time: et nossentiments : notre espérance est pleine d’une immor- [M être talité glorieuse: Spes illorum immortalilate plena est (1). M Te Voilà notre partage, notre héritage; notre fort est dans Bf nous la religion des vivants. Le beau spectacle que donna au- PS gati trefois une mère généreuse ! Elle avait sept enfants, tous b& les sept furent conduits au martyre. Le tyran dictait les arrêts de mort; les bourreaux préparaient les büchers, les faux et les glaives, tous les instruments du supplice, le sang des illustres martyrs coulait à grands flots sous les yeux de cette généreuse mère: Petite, nali, ut aspi-

(1) Sap., HI.

tyrans, de h M ciatis cœlum (1), disait-elle pleine des sentiments de la en coûte peu ME foi: mes fils, mes chers fils, regardez le ciel, vous allez as mêmes ad- ME vous en assurer l'entrée ; il vous ouvre son sein. C’est de ce grand 94 jà que nous dit l Église à nous-mêmes pour élever nos sen- |, s'écriaient- | timeuts et animer l’ardeur de notre courage: Regardez les défère à | le ciel; souvenez-vius qu’en qualité de chrétiens il est émes: SÙ On votre patrie; que ia lerre est pour vous un lieu d’exil , âces comme | À que le monde est pour vous une terre étrangère.

ils y vonten 1 Nos espérances nous élèvent au ciel, portons-y nos ssuyer foule "% cœurs et nos vœux; gardons-nous de nous laisser avilir disaient- is; à) par la contagion des biens périssables : laissons passer nais NOUS ne à sous 598 pieds le torrent des choses humaines. En qualité ; NOUS avons ba hommes, nous sommes dans le monde ; mais, en quamphe. D À lité de chrétiens, nous ne sommes pas de ce monde: Quid z nous don- A agis in mundo, qui major es mundo (2)? Quoi! vous e à une vie k. | êtes chrétiens, et vous tenez au monde! Vous êtes chréps qui finit, MS iiens, et vous prenez part aux folles joies, aux, pompes l quels sen- PF de ce monde! Vous êtes chrétiens, et on vous voit dans is Chrétiens. PS les assemblées, dans les spectacles du monde! quid agis raient-ils pu PS in mundo? Souvenez-vous que, si vous êtes dans le endaient, et BF monde, ce n’est que pour en être ou les modèles par vos s?car en ce D vertus, ou la condamnation par l'opposition de vos rétien et si D mœurs, ou les vainqueurs par la supériorité de vos sennos pensées M timents ; c’est-à-dire, que vous n'êtes chrétiens que pour uneimmor- M être saints.

lena est (1). M Telle est la grandeur sublime où le christianisme rt est dans BF nous élève; mais en même temps quelles sont les obli-

> donna au- M gations indispensables qu'il nous impose ?

pl En far

nfants, tous Be | 1 dictait les PA MEDITATION A FE ‘ es bûchers, re SUR LES ENGAGEMENTS ET LES DEVOIRS DU CHRÉTIEN. u supplice,

Prosterné à vos pieds, à mon Dieu! je viens considérer mes engagements, et me rendre compte à moi-même de

s flots sous Li, ut aspr-

(1) Mach., vi. — (2) Tertull,

ce que je suis à vos yeux, ou du moins de ce que je dois M être. Je suis chrétien: cette grande pensée, qui se pré- Pa sente à moi, mérite toutes mes réflexions, et doit exciter [M4 tous mes sentiments. Daignez m'éclairer de vos vives | lumières pour lapprofondir et connaître tous les enga- N& gements et toute l'étendue. | |

PREMIER POINT

Je suis chrétien! c’est une grâce ineffable qu'on m'a Be accordée préférablement à tant d’autres, de m'avoir fait RM naître de parents chrétiens, éclairés des lumières de la Bi foi, tandis que tant d’autres gémissent dans les ténèbres B de l'erreur et les ombres de la mort. Je pouvais y naître comme eux, et comme eux je pouvais y mourir. Dès RS lors, éloigné des voies du salut, jamais je n’aurais eu ; de part au bonheur des saints; éternellement j'aurais P& été séparé de Dieu, condamné aux ténèbres et aux LA tourments éternels. La bonté de Dieu en a disposé au: PS trement en ma faveur ; je suis dans le sein de l'Eglise au RS nombre de ses enfants; je n'ai qu'à écouter sa voix, suivre ses maximes, marcher dans le chemin qu’elie me montre, assuré de marcher dans la voie du ciel et d’y arriver un jour, si jusqu’au bout je suis fidèle à la suivre.

L'Eglise m’a comme reçu entre ses bras ; en naissant

elle m'a régénéré dansles eaux sacrées du baptême ; toule 5 ae ma vie elle m'instruit, me dirige ; j'espère qu'elle rece- BK se vra mes derniers soupirs ; après ma mort même, j'aura 4 ne encore part à ses prières et à ses sacrifices. Quelle grâce! R& U, quelle faveur ! grâce d’antant plus grande, que je n'ai PA el rien fait ni rien pu faire pour la mériter. Dieu me l'a ac- }& Re cordée par sa bonté purement gratuite; grâce d'autant il de plus précieuse, qu’elle devient pour moi la source d’un f£ U nombre presque infini d'autres grâces durant cette vie, et M Ru que, sans elle, toutes les autres me seraient inutiles pour er

arriver au ciel ; grâce d'autant plus ineffable, qu’elle peut

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jue je n'ai me l’a ace d’autanl purce d’un ette vie, el itiles pour u’elle peut

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devenir pour moi le principe et le gage du bonheur éter- 1} nel dans la gloire.

Soyez-en mille fois béni, à mon Dieu ! je reconnais la grandeur du bienfait ; c'est un pur effet de votre bonté et | de votre tendresse pour moi. Tant d’autres en auraient mieux profité et seraient devenus de grands saints. Si les habitants de Tyr et de Sidon avaient reçu les mêmes ln- | mières, ils auraient vécu sous le cilice et la cendre. Si à tant d' infidèles et de barbares étaient nés dans le sein du } christianisme, ils auraient été saints. Mais, hélas! cette M grâce qu'’a-t-elle produit dans moi, #t quel usage en ai- À Le fait jusqu’à présent ? Où est la reconnaissance que j'en Ni ai marquée ? où sont les fruits que j'en ai tirés ? où sont les vertus chrétiennes que j'ai pratiquées ? Vous le voyez, à ce vide et cet abus, à mon Dieu ! vous en êtes offensé, el À je n'en gémis pas dans l’amertume de mon cœur ! Si ce

S cœur a été ingrat, infidèle, au moins devrait-il en être ai- | fligé et contrit : formez-la, cette contrilion dans moi ; 0 ajoutez celle grâce à tant d’autres, de peur qu elles ne me à soient inutiles, qu'elles ne servent qu’à me condam ner, ef pau au lieu de former un chrétien, elles n’aient trouvé qu'un ingrat et un infidèle.

SECOND POINT

Je suis chrétien, j'en porte le nom : en ai-je les vertus? J'en ai les grâces, en ai-je les œuvres ? Quel sujet n’ai-je pas de gémir, en considérant ce que doit être un chrétien, et en voyant ce que je suis devant Dieu.

Un chrétien doit être l’image vivante de Jésus-Christ : quels traits de ressemblance ai-je avec lui? Ai-je eu ce divin modèle devant les yeux? l’ai-je gravé et relracé dans mon cœur ?

Un chrétien doit être détaché du monde, éloigns du monde, crucifié au monde ;et je ne vis quepour le monde, je ne respire que pour le monde. Penser comme le

M hrétien ( Dieu ! si ougit ell que 6 ho his, jese

monde, agir comme le monde, suivre en tout les idées, les maximes, les exemples du monde, est-ce là être chré- E tien ? |

Un chrétien doit être humble, fuyant et craignant les honneurs, aimant ou souffrant les mépris ; et je ne suis |! | que vanité, qu'orgueil; ne cherchant qu'à m'élever, me distinguer et paraître ; sensible au moindre mépris, au moindre manque d’attentions et d’égards : est-ce là être un chrélien véritable ?

Un chrétien doit être mortifié, mort à lui-même, embrasser les rigueurs et les austérités de la pénitence, se EE faire violence, combattre ses passions, ses inclinations, à faire de lui-même une victime continuelle ; et je me re- Bi cherche en tout, j'aime mes aises, mes commodités ; ; je À crains tout ce qui in’incommode et me gêne ; jene veux | pt rien souffrir, ou je ne souffre qu’avec peine. Si pour ma 4 religion il fallait souffrir le martyre, trouverait-elle en B#$ moi un martyr, ou un apostat ? 4 ecus, de

Un chrétien doit être doux, patient, condescendant, BK,nt tém

Je suis Hour je se Bera a redo

charitable, se faisant tout à tous ; supportant leurs dé- 54 que D fauts, compatissant à leurs peines, excusant leurs fautes. ble sein dt Hélas ! je trouve dans moi des sentiments tout contraires: BS Ilmes

vif, impatient, quelquelois colère, emporté ; d'ailleurs [Nil me critiquanit, kiämant, censurant les autres ; nourrissan! À é faisant a dans mon cœur des esonlimentse des aversions, des en- \l entends vies, des jalousies. En quoi donc suis-je chrétien ? et l’ai- BKcere, e je été jusqu'à présent ? quelle ombre, quel fantôme de ner rend christianisme! N Iséricord

La vie d’un chrétien doit être la preuve de sa religion; À c'est-à-dire, la vie d’un homme comme toute céleste, vi- JM vant en ce monde comme n’y vivant pas : possédant if comme ne possédant pas ; n’ayant que le corps sur la terre, et les sentiments élevés au ciel ; toujours disposéet À prêt à mourir. À ce portrait puis-je me reconnaître ? Les sentiments chrétiens vivent-ils dans mon cœur ? le sang

bique je n

(1) Isa.

les idées, Mehrétien coule-t-il encore dans mes veines ? Hélas, à 6on tre al Dieu ! ! si je ne rougis pas de ma conduite, ma re igion f fougit elle-même de moi. Je suis chrétien, et je n’en ai gnant les Pgue le nom ; et encore ce nom Je le déshonore, j je le traje ne suis | his, jesemble le renoncer dans ma conduiteet mes mœurs. lever, me | Ai-je pensé à ce que j'étais et à ce que je devais être ? La épris, au W f. ie d’un honnète païen est-elle bien différente de la ce là être yiienne? À ce prix, fallait-il naître, pour ainsi dire chrébien, pour ne vivre qu’en infidèle, et ne mourir peut-être me, em- Ho u’en réprouvé?

itence, se BA TROISIÈME POINT.

linations, je me reodités ; je ne veux pour ma it-elle en

Je suis chrétien, et c’est en qualité de chrétien qu’un our je serai jugé. Que ce jugement sera rigoureux ! qu’il era redoutable ! Quand il me faudra rendre compte de ant de temps que j'ai perdu, de tant de grâces dont j'ai

usé, de tant de devoirs que j’ai violés, de tant demoyens de salut que j'ai négligés, de tant de sacrements que j'ai drecus, de tant d'exemples édifiants dont j'aurai été sou-

Vent témoin et souvent touché ; enfin de la grâce ineffa-

le que Dieu'm'avait accordée en me faisant naître dans

e sein du christianisme : qu'anrai-je à répondre ?

Le Ilme semble que Jésus-Christ m'appelle en ce moment,

ailleurs qu'il me transporte à son tribunal redoutable, et que, me urrissan! MMfaisant assister au jugement d’un mauvais chrétien, je , des en- M'entends lui adresser cette terrible parole : Quid potui

facere, et non feci (1)? Venez, chrétien indigne, ve-

nez rendre compte à ma justice des bienfaits de ma mi-

séricorde. Ame infidèle, qu’ai-je pu faire pour toi que je n’aie pas fait? Je l'ai fait naître dans le sein de M mon Eglise, je l'ai éclairée des lumières de la foi, je jitai comblée de mes grâces, je t'ai rachetée de mon Jisang, je te préparais ure élernité de bonheur ; en était- A ce assez pour te marquer ma tendresse ? en était-ce trop

rs fautes, ntraires :

(1) Isa., vi, AME ZLEV,

peu pour te demander ton cœur? Que devais-je attendr, de toi? Malheureux! je voulais être ton Sauveur, et |,

m'obliges à te perdre; : je l'avais créé pour avoir part ill

ma gloire, et tu n'auras part qu’à mes anathèmes. Préc pité à jamais dans la profondeur des abîmes avec 4} païens etlesidolâtres, toute l'éternité malheureux avec euh

comme eux, et plus qu’eux jusqu’à pousser des soupirs 4M4 r LAN

feu, jusqu’à verser des larmes desang sur les grâces que 14 auras reçues, sur l'abus que tu en auras fait ; tu lescompkh

leras, ces grâces, elles seront sans nombre; tu les regret teras, elles seront sans retour ; tuappelleras ton Dieu, etc Dieu irrité se dérobera à tes yeux. Tu verras ce qu'il a ét pour toi, et ce que tu asété contre lui ; lui toujours mi

le no:

vres, en vi à des, :

gnez

C'Es

© chrétie

L la sain nom el duitee

séricordieux, toujours compatissant, toujours bon ; «ll

loi toujours rebelle, toujours ingrat, toujours obstiné à (4 perdre. Ni cette miséricorde qui t’avait prévenu, ni k

ciel qui t'était ouvert, ni un enfer dont tu étais menac DA 1 n’ont pu te ramener®dans la voie. Réduit à former «bh

souhait désespérant, et à dire éternellement, {nutilemeni M inconsolablement : Oui, il eût mieux valu mille fois pou moi n'êlre jamais né, n'avoir jamais élé éclairé des lu. mières de la foi, avoir été plongé dans les ténèbres de l'i dolâtrie, n'être jamais sorti du sein du néant : ce n’eût ét

qu’un homme de moins dans le monde, et ce sera un Ë chrétien de plus dans l'enfer. Un chrétien dans l’enfer!$ quelle horreur et quel monstre ! Chrétien, et ennemi deR

Dieu ! Chrétien, et maudit! Chrétien, etréprouvé!

tout en 2o Le

à les sacr saintes 3F avec pl de sa f 40 D

© table cl

0 Dieu sauveur ! Ô Dicu de bonté ! qui nous avez ap- BR pelés à la lumière de la vérité, préservez-nous de ce Pi malheur, et ne permettez pas que nous en éprouvions A

Jamais les horreurs.

Je le sais, je le sens, voilà à quoi s’expose et à quoi #} sera réduit tout chrélien qui ne vit pas selon la sainteté de sa foi : ne m'y suis-je pas exposé moi-même en vivant À comine j'ai vécu, en déshonorant en moi le caractère et F

\is-je attends auveur, et { r avoir part; hèmes. Préc M mes avec lel@ r'eux avec eux des soupirs dl grâces que l*

: tu les comp

toujours mi

ours bon ; à s obstiné à (4

révenu, ni | étais menacé

inutilement rille fois pour

nèbres de l'i : ce n’eût él

rouvé!

se et à quoi #} n la sainteté |

ne en vivant M { l'âme. Il y a trois sortes de morts, qui sont la suite et

caractere el

clairé des lu.

t ce sera uni dans l’enfer ! A et ennemi d&&

le nos: le chrétien, en contredisant ma foi par mes œu- { vres, en rougissant même souvent de paraître chrétien, M en vivant comme si je ne l’étais pas ? Dieu de miséricorà des, ayez pitié de mon âme, recevez mes regrets, et daignez encore écouter ma prière.

PRIÈRE

C'esr par une grâce spéciale, à mon Dieu! que vous m'avez fait chrétien ; jusqu’à présent, je n'ai connu ni la dignité de mon état, ni la sainteté de mes obligations ; je n'ai presque eu de chrétien que le nom et les grâces ; il est bien temps que je pense à en prendre la conduite et les sentiments ; c’est désormais le grand et l’unique dessein que je forme, bien résolu d’y travailler jusqu’à la fin de ma vie. Je sais à quoi je m'engage ; à porter la croix, à mépriser le monde, à mourir à moi-même, à ne craindre que le péché, à n’estimer que la grâce, à n’aimer que la vertu, à ne désirer que le ciel, à ne penser qu’à l'éternité ; c’est-à-dire, à vivre en chrétien, et mourir en saint, pour ressusciter en prédestiné. Telles sont, à mon Dieu ! mes obligations ; je m’y engage dès ce moment de nouveau, et toute ma vie je vais m’appliquer à les.

di:

m1 tn

Pur

LA

nl remplir fidèlement, généreusernent et constamment, Que je serais heu-

Là former «lt reux si je ne m'en étais jamais écarté !

PRATIQUES

1° Honorer d’un culte spécial le Saint dont nous portons le nom, surtout en imitant ses vertus.

2 Le jour de notre baptême, et quelquefois dans l’année, renouveler

E les sacrés engagements que nous avons contractés, et en rappeler les

saintes obligations.

3° Former souvent sur nous le signe de la croix; mais le former avec plus de respect ; c’est le signe du chrétien, et comme la profession de sa foi. |

40 Demander souvent à Dieu la grâce de vivre et de mourir en véritable chrétien, et nous tenir toujours prêts à ce dernier passage.

ous avez ap- Pi -nous de ce Pi éprouvions PA

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