‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiments pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 41 sur 112 · SUR L’ENFER · texte numérisé non relu

SUR L’ENFER

Il est donc vrai, et la foi me l’apprend, que mon âme a été créée à l’image d’un Dieu, rachetée par le sang d'un Dieu, destinée au bonheur d’un Dieu. Mais ces grandes vérilés, quelles réflexions viennent-elles m'offric ? quels sentiments doivent-elles m’inspirer ? Eclairez-moi, grand Dieu, Dieu créateur et sauveur de mon îme.

1° Quand je considère l'excellence de mon âme dans son origine, quelles idées de grandeur dois-je concevoir ? mais quand je vois ce qu’elle est devenue par mon infidélité, quels regrets ne doit-elle pas exciter en moi? Quel était son éclat quand Dieu l’eut régénérée dans les eaux dù.baptême ? et dans quel état sera-t-elle, quand je la lui rendrai ? Ame créée à l’image de Dieu ; et à quels traits pourra-t-il encore la reconnaître? hélas ! image défigurée, image déshonorée, image. profanée ; a-t-elle encore quelques vestiges de son premier éclat, de son ancienne splendeur ? quels traits de ressemblance a-t-elle avec son Dieu ? Dieu est saint, mon âme l'est-

elle ? Dieu est juste, mon âme l’est-elle ? Dieu est aimable

et parfait, mon âme est défectueuse et imparfaite, Comment Dieu pourrait-il se reconnaître dans elle et y trouver encore son ouvrage ? O prophète! vous faisiez entendre de lamentables accents sur Jérusalem désolée, ravagée, ensevelie sous ses ruines, et privée de son ancienne beauté; ces accents lamentables, ne dois-je pas avec plus de raison les former sur mon âme défigurée aux yeux de son Dieu, et privée de la beauté et de la gloire dontil l'avait revêtue en la formant à sa ressemblance ? Cujus est imago hœc? Est-ce làencore l’image de Dieu? A peine en reste-t-il quelques traits, qui ne servent qu'à faire sémir,

en rappelant ce qu’elle était et ce qu'elle devrait être. 2° Ame rachetée par le sang d’un Dieu. Ame chrétienne! êtes-vous jamais montée en esprit sur le Calvaire ? avez-vous considéré le spectacle qu’y présente la foi, la victime qui s’est immolée, l’Agneau sans lache expirant pour votre salut ? C’est pour moi en partitulier, devez-vous dire, c'est pour moi que ce grand sacr!fice a été offert ; c’est pour me racheter qu'un Dieu s’est livré aux souftrances et à la mort ; de ma part, ine suis-je appliqué le prix de cette divine rançon ? en ai-je conservé le dépôt dans mon âme? Quand Dien me demandera compte de tout ce qu'il a fait pour mon âme, qu’oserai-je lui dire ? que pourrai-je lui rendre ? Ïl aura

racheté cette âme par l’effusion de son sang, et je l'aurai 8j "UX? peut-être de nouveax: rendue esclave du monde, esclave M 01 VO du péché, esclave de ses passions, Il aura mis cetie âme : À (ble: dans j'heureuse liberté des enfants de Dieu, il l'aura arra- M fragil chée des mains du démon ; et moi, par mes péchés, je M Chercl l'aurai encore réduite à une servitude honteuse qui l’a- sables vilit; je l'aurai livrée entre les mains de ses ennemis PUS L pour la perdre. Malheur à toi, ville rachetée, disait encore presen le prophète alarmé à Jérusalem : Vœ tibi, civitas redem- une id pta ! parce que tu as abusé de tarédemption, elle se tour- Du nera contre loi ; tu as abusé des grâces, elles seront ta FOIE condamnation ; tu n’as pas connu ce temps favorable, D Perir, ces jours de salut qui se levaient sur toi ; la perte est ré- destiné solue ; ettes ennemis ne laisseront pas dans toi pierre ous : sur pierre, Ah! malheurbien plus grand encore sur une | senti âme coupable qui aura abusé des moyens de salut, et et de ke perdu le iruit des mérites d’un Dieu sauveur ! Ame in- Cepenc fortunée ! ce sang adorable versé pour te racheter s’élè- | ‘meet vera et criera vengeance contre toi ; la mesure des effet, e miséricordes de Dieu deviendra celle de ses vengeances ; On et ce qui aurait dû servir à ta prédestination et à ton su |

salut deviendra le titre de ta condamnation et de ta perte,

it être.

1e chréle Calsente la 85 tache partit 1d gaet Le jeu s’est e suis-Je i-je condeman- 1e, GU’0- Ïl aura e J'aurai , esclave ette âme ura arraéchés, je e qui l’aennemis it encore ns redemse tourseront ta avorable, e est réoi pierre sur une salut, et Ame inter s’élesure des DEANCES ; et à ton ta perte,

jusqu’à désirer de n’avoir jamais été rachetée. Hélas ! à mon Dieu! n’ai-je point à craindre un pareil malheur par le peu de soin que j'ai de mon âme, quoique je sache combien cette âme est précieuse à vos yeux, et qu'elle paraisse aux miens comme teinte et arrosée de votre sang :dorable ? Vous êtes descendu du ciel pour la racheter et pour la sanctifier ; serais-je assez malheureux pour la sacrifier et la perdre, moi qui n'étais au monde que pour la sauver ?

3° Ame destinée au bonheur d’un Dieu. Telle est son espérance, et le sort qui lui est réservé dans le ciel, La verra-t-on donc encore, cetle âme, s’avilir, se dégrader en s'attachant éperdument aux faux biens, aux vanités, aux illusions, au néant de ce monde ? Mon Dieu ! quand on voit une âme destinée pour le ciel, s’empresser, s’accabler de soins, de fatigues et de travaux pour des biens fragiles et trompeurs ; quand on voit une âme avide ne chercher qu’à accumuler, qu’à entasser des trésors périssables ; quand on voit une âme mondaine passer les heures, les journées entières auprès d’un miroir que lui présente sa vanité, tout occupée à parer un corps, orner une idole : Ame spirituelle, âme immortelle, doit-on dire, à quoi pensez-vous ? de quoi vous occupez-vous ? tant de soins et de fatigues pour un corps coupable qui doit périr, pâture destinée aux vers, et si peu pour une àme destinée à la possession éternelle d’un Dieu? Devrionsnous avoir d'autres soins à cœur, d’autre occupation essentielle en ce monde, que celle de sanctifier notre âme, et de la rendre digne du céleste héritage qui lui est offert ? Cependant, à mon Dieu! qu'ai-je fait pour sauver mon âme et que n’ai-jé pas fait pour la perdre ? Que fait-on, en effet, et comment se conduit-on à l’égard de son âme ?

On la néglige, on la déshonore, on l’expose, on la sacrifie, et en conséquence on la perd. On la néglige ; à voir notre négligence, notre indiflérence en ce point, nedirait-

st

on pas que c’est une âme qui nous est étrangère? On la déshonore en la rendant esclave des sens, en la livrant à l'opprobre de mille honteuses passions, On l'expose, on la sacrifie, et à quoi ? à un vil intérêt, à une indigne salisfaction, à un plaisir d’un moment. On la jette imprudemment dans les occasions mille fois éprouvées ; on la livre à la séduction des dangers trop souvent reconnus ; on la conduit sur le bord de l’abime sans remords et sans crainte ; enfin on la perd ; en la perdant, on sait que tout est perdu, parce que la perte de l’âme est tout à la fois une perte universelle, une perte élernelle, une perte à jamais irréparable. Où est notre raison ? qu'est devenue notre foi? Un Dieu sauveur sa dit et a voulu le faire entendre à tout l’univers, et je ne l'ai pas encore ni médité, ni compris : De quoi sert à l’hsinme de gagner l'univers, s'il vient malheureusement à perdre son âme, et que pourra-t-il jamais donner en échange pour cette perte ? Quid prodest homini ? Si une fois celle âme est perdue, que me restera-t-il, et de quoi pourra me servir tout le reste? l’amas des trésors, l'éclat des honneurs, la possession de tous les biens périssables, me dédommagerontils de la perte éternelle de cette âme qui m'était confiée ? Deux grandes pensées m'étonnent, me pénètrent, m'alarment, mon Dieu! c’est de considérer, de voir une âme dans le péché, et une âme dans les enfers ; une âme dans le péché, couverte de la lèpre du péché, objet d’exécration et d'horreur aux yeux de son Dieu, victime dévouée aux supplices éternels, si elle vien à quitler son corps dans cetélat ; mais surtout une âme dans les enfers, à jamais éloignée de Dieu, condamnée à ne jamais voir l’auteur de son être, livrée aux fureurs de la rage. à l’amertume du désespoir, pouvant et devant se dire à jamais : Je pouvais me sauver et je suis condamnée, Or, il ya actuellementuneinfinité d’âmes dans l'horreur decet état funeste et dans la profondeur de cet abîme désespérant. Hélas!

que mon

Ah l’éten.

anime je veu je l'ai sais ni à tout seule « vait pr tains n à prése dès ce qui m' dernier s'avanc plus lo grâces je veux Dieu qu âme, Ô mains, | veux pe

penser « l'éternit.

peut ent elle peu beau, M:

que nou vient de dans vou

1° Hor 20 Res] 30 Cuit 40 Nou sauver, 590 Fair comme p 69 Enfi son âme, de la sau

? On la vrant à pose, on yne Saimprus ; on la onnus ; ords et sait que tout à la ne perte devenue faire eni médité, ‘univers, , et que te perte ?

t perdue, ir tout le la possesagerontconfiée ?

ent, m'avoir une une âme jet d’exétime déitler son es enfers, nais voir à l’amermais : Je y a actuelat funeste t. Hélas’

que serai-je moi-même un jour, et quel sera le sort de mon âme dans l'élernité ?

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