‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiments pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 8 sur 112 · SUR LA FOI · texte numérisé non relu

SUR LA FOI

Dieu nous a fait naître dans le sein de la foi ; il nous a éclairés de ses vives lumières ; nous l’avons reçue comme un précieux héritage de nos ancêtres. Nous reconnaissons que c’est une grâce : mais en avons-nous jamais connu le prix et tous les avantages ? Car voici ce que la {oi est pour nous, et ce que nous pouvons nous dire à nous-mêmes dans les sentiments de notre juste reconnaissance :

1° Je suis dans le sein de la foi, et la foi est pour moi le lien indissoluble qui m'unit à l'Église, le règle invariable qui fixe tous mes doutes, la solide consolation que j'ai dans les peines de cette vie, enfin la pensée salutaire qui me rassurera au moinent de la mort. Foi précieuse, que ne vous dois-je pas, si vous êtes pour moi la source de tous ces avantages.

Je suis dans le sein de la foi, el la foi est pour moi le

ne à mon mal. lien sacré qui uvunit à l Église ; nous ne sommes en efiet

coute. Si ma MMA à l'Église qu'autant que nous sommes ses membres;

ertà la voix de |! 4 nique bonheur : #êt nous ne SOMMES SES membres qu ’autant que nous Ini

es lumières de t'avoir fait au

pur voir ce qui avec elle nons

t que, si nous nt le plus re-

; il nous a

ommes unis par la foi; sans elle, nous ne sommes à ses eux qu’autant de brebis égarées ‘et hors du bercail, auant de membres étrangers et séparés du corps; mais du 3: moment que la foi nous anime, dès lors nous entrons ans la société des Fidèles; nous appartenons à la nation Bainte : nous sommes au nombre des enfants de Dieu;

ous avons droit à l'héritage céleste. Que d’autres se Aclorifient donc d'être nés dans les palais des rois, d’être

Miles enfants des grands de la terre; pour moi, mon bonheur sera toujours d'être enfant de l'Eglise. Pourquoi ? "4 Parce que dès lors je suis assuré d’être dans la voie du ciel et de marcher dans le chemin du salut : c’est celuide. L4 la foi; il n’en est point d'autre, et tout autre ne peut con- | duire qu'au précipice et au dernier des malheurs.

Mais, dira-t-on peut-être, il y a hors de la foi tant de à personnes, d’ailleurs régulières, intègres, irréprochables ; il en est qui pratiquent de bonnes œuvres, qui font des

ue comme prières, des jeûnes, des aumônes, etc. Tout cela est grand "econnais- et louable; mais à tous ces titres il en manque un essen- US jamais tiel encore, la docilité à la foi; hors de là, il n’y a ni méce que la rite, ni salut, ni récompense: œuvres éclalantes, mais us dire à œuvres stériles ; fruits apparents, mais fruits gâtés. En te recon- vain donc voudrait-on se glorifier dans ses œuvres, tou-

jours l'Évangile nous dira que celui qui ne croit pas est pour moi déjà jugé ; toujours l’Apôtre nous annoncera que sans le inva- la foi on ne saurait plaire à Dieu ; {oujours Jésus-Christ tion que nous ordonnera de regarder comme un paien et un pusalutaire blicain quiconque n écoute pas l'Église, füt-il d’ailleurs récieuse, aussi austère que ‘les anachorètes, aussi éclairé que les a source . séraphins.

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Quelle sera donc la surprise, la doulenr, le désespoir de ceux qui, éloignés de la foi et séparés de l'Eglise, iront

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