ET LA CONFIANCE EN SA MISÉRICORDE
Venezsur le Calvaire, âme affligée à la vue de vos péchés, pénétrée de la grandeur de vos offenses ; venez-y chercher le remède à vos maux et le pardon de vos crimes: ce n’est point la voix des hommes qui vous appelle, c’est la voix du sang de Jésus-Christmême. Levez les yeux, et contemplez celui qui paraît sur lacroix : vous trouverez dans son cœur ouvert une miséricorde qui voit des pécheurs, mais qui ne les regarde que pour être touchée de compassion et les rappeler à la pénilence. Considérez que l’état le plus triste et le plus déplorable où l'homme
puisse se trouver, c'est l'état du péché et des grands pé-
chés ; etque le sentiment le plus ineffable que puisse avoir un Dieu, c’est celui de la grande miséricorde. Les grands crimes sont ceux qui se commeltent avec plus de grâces : la grande miséricorde est celle qui arrête le bras vengeur; pour donner le lemps du retour aux coupables, elle leur tend les mains, elle les invite elle-même, elle les sollicite et les presse, elle ouvre leurs yeux aveuglés, elle les éveille de leur profond sommeil, et leur fait voir inopinément dans un grand jour l’horreur de leur péché, le danger terrible de leur état, le chemin d’un retour salutaire. Grande etineffable miséricorde d’un Dieu qui, pouvant frapper, aime mieux convertir ; qui est toujours disposé à recevoir le pécheur, s’il revient avec sincérité demander sa grâce!
Parl voire v mencé ( Dieu de mérité où ce te ne vou étiez pl éternellé sans ja rebuter gueur d état êtes ses yeux puisse êl ayez con enfant p ce tendr vous rec consolati el voire 1 éloigner
Vous :
d'une gr l'endroit Vous avi immolé nez - vou:
regret si la voix d votre Sa baiser de grâce av votre co
re sort À | dépend Jus juge 3, quand
" terrible
VOS péenez-y 08 crippelle, s yeux, uverez es péhée de sidérez
omme
ds péé avoir >rands es : la geur ; e leur Ilicite le les
nopi-
hé, le
salu-
, pou-
ts dis-
érité
L'aut PÉNITENTE. 393
Parlez, pécheur infortuné ; combien de péchés durant votre vie, depuis le premier moment où vous avez commencé d’être pécheur ! et combien de traits de bonté dans Dieu depuis ce triste moment! Qu'avez-vous mille fois mérité que l'enfer ? et cependant, quel jour s'est passé où ce tendre père des miséricordes ne vous ait attendu, ne vous ait appelé, ne vous ait montré et ouvert son cœur, pour vous engager à sortir de l’abime où vous éliez plongé, à vous éloigner des portes de la mort éternelle où vous éliez en danger de tomber, et cela, sans jamais se lasser de vos résistances, sans jamais se rebuter de vos délais, sans jamais se venger de la rigueur de vos outrages ? Actuellement même, dans quel état êtes-vous devant lui, et quel objet présentez-vous à ses yeux? Or, quelque triste, quelque déplorable que puisse être votre élat, quelques grands crimes que vous ayez commis, de quelques grâces que vous ayez abusé, enfant prodigue, si vous venez vous jeler aux pieds de ce tendre père, il est prêt à vous ouvrir son cœur pour vous recevoir; votre sincère retour sera un sujet de consolation pour lui ; tout le ciel prendra part à sa joie, et votre relour causera autant de satisfaction que votre éloignement avait causé de douleur.
Vous avez commis de grands péchés ; vous avez besoin d'une grande miséricorde ; venez sur le Calvaire, c’est l'endroit où elle se trouve, et où vous devez la chercher. Vous avez versé et profané le sang d’un Dieu; vous l’avez immolé et crucifié de nouveau par vos péchés ; prosternez-vous à ses pieds; faites parler votre douleur, et le regret sincère de votre cœur ; à l'instant vous entendrez la voix de la miséricorde qui sortira des plaies du cœur de voire Sauveur, pour vous appeler, pour vous donner le baiser de paix, et joindre sur vos lèvres la douceur de sa grâce avec l’amertume de vos regrets ; c’est là, c’est dans votre cœur affligé que la miséricorde et la justice se ren-
contreront pour cimenter par le sang d’un Dieu le grand ouvrage de votre conversion et de votre pardon.
O miséricorde de mon Dieu ! que vous êtes grande ! que vous êles ineffable envers les pécheurs ? S'ils vous connaissaient, comment ne voudraient-ils pas tons se jeter entre vos bras ? Je viens m'y jeter pour toujours ; ayez pitié, grand Dieu, de mon âme que vous avez créée. Considérez dans elle l'ouvrage de vos mains, le prix de votre sang adorable; arrachez au démon une victime qu'il élait près d'immoler ; montrez-vous grand en pardonnant. Je ne cesserai de bénir vos grandes miséricordes, et toute ma vie je chantlerai ses louanges. Puissé-je les célébrer à jamais dans le ciel! Misericordias Domini in œternum cantabo (1).
Pensez-y, c’est votre Dieu même qui vous invite. Pouvez-vouslui refuser votre cœur, quand il vous ouvrele sien ?
HISTOIRE
Un grand prince, presque de nos jours, dans la dernière maladie qui finit sa course, fut attaqué d'une tentation terrible de défiance en la miséricorde divine ; exhorté d’espérer en Dieu : Non, disait-il, il n’y a plus de salut pour moi, je suis damné. Le ministre de Jésus-Christ, qui l’assistait dans ses derniers moments, mit tout en œuvre. pour le rassurer ; exhortations, larmes, prières, tout fut inutile sur l'esprit de ce prince alarmé. Enfin Dieu, qui voulait sauver cette âme, mit dans la bouche de son ministre ces consolantes parules de David : Domine, propitiaberis peccato meo, multum est enim. Prince, dit-il au mourant, écoutez le proptuiète penitent; vous êtes pécheur comme lui; dites sincèrement vec lui : Seigneur, Vous aurez pitié de moi, parce que mes péchés soni grands ; et la grandeur méme de mes péchés sera le motif qui vous engagera à m’en accorder le pardon, Propitiaberis, etc. A ces paroles, le prince, comme revenu d’une léthargie, s'arrête üu inoinent tout transporté, et bientôt après poussant un profond sounir : 41 père ! s’écrie-t-il, &’est pour moi que ces paroles ont été HART Oui, mon Dieu, vous aurez pitié de mai, parce que mes péchés sont grands : voilà un motif hien digne de vous ; parce que, plus mes péchés sont grands, pius ils feront eclater votre miséricorde, plus ils feront admirer volie puiscance, plus ils feront triompher votre grâce. Alors, plein de confiance eñ la bonté de son Dicu, et pénétré d’une vive douleur de ses péché, "! met ordre à sa conscience, il recoit les derniers sacrements 2vac de gran:\ sentirents de piété, il offre le sacrifice de sa vie avec joie , ot scn.ant enfir: approcher sa dernière heure, il prend
! " 1 mt
(1) Psalm. Lex.
son certe les derni vécu en
rense ouvre 80 l'ensez Pensez Après est juste