‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 12 sur 99 · ÉTU0R DE L'AMB PAR LE MAGNÉTISME · texte numérisé non relu

ÉTU0R DE L'AMB PAR LE MAGNÉTISME

Ces visions étaient-elles objectives ? C'est-à-dire avaient-elles lieu ailleurs que dans le cerveau de M°'*'Hauffe? Le D*" Kerner fit plusieurs enquêtes pour s'assurer de la réalité de ces esprits, visibles seulement pour la voyante.

c( A Oberstenfald, une de ces âmes, celle du comte Weiler, qui avait assassiné son trère, se présenta à M""^ Ilaufï^ jusqu'à sept fois. M"*' Haufïe senle la vit ; mais plusieurs de ses parents entendirent une explosion, virent des carreaux, des meubles et des chandeliers se déplacer sans que personne y touchât, chaque fois que le fantôme revint.

« Une autre âme d'assassin, vêtue d'un frqc, poursuivit la voyante toute une année, lui demandant, comme l'avait fait le comte Weiler, des prières et des leçons de catéchisme. Cette àme ouvrait et fermait violemment les portes, remuait la vaisselle, bouleversait les piles de bois, frappait de grands coups sur les murailles, et semblait se fâir^ un jeu de changer de place à tout moment. Vingt personnes respectables l'ont entendue, soit dans la maison, soit dans la rue, et certifieraient au besoin le fait.

« Un fantôme dp femme, portant dans ses bras un enfant, se montra à M""® Hauffe plu;-ieurs fois. Comm^ ce fut le plus souvent dans sa cuisine, e'ie fît l-iver quelques dalles, et l'on trouva, à une assez grande profondeur, le cadavre d'un enfant.

« A Weinsperg, l'âme d'un teneur de livres, qui A^it oommia quelcjues inâdélités pendant sa vit»,

EXPËniMENTALK DE l'iHHORTAUTË

redingote noU-e râpée, de dire à las cacher davantage les livres trouvaient ses fausses écritares, s endroits où ils étaient pour :ât à la justice. Elle'obéit. A l'aide [lies torts du mort furent réparés, it l'âme d'un bourgmestre nommé 1740, à l'âge de soixante-dist lui demander des conseils pour sécution de deux orplielins. Elle isoils, et après six mois l'àme ne

tte mort mentionnée dans les refisse de Leoach, avec une note urgmestre avait fait tort à plunt il était tuteur. »

joule qu'il pourrait citer encore ipparitions dont l'authenticité a ieurement. L'honorabilité de ce rfaitement établie, M"" HaufTe, alitée, ne pouvant se déplacer et 3res de sa famille, aucune superité possible. Les faits sont donc ils se soient produits longtemps !ât de spiritisme, ils ontavec ceux ours les plus grandes analogies.

ÎANCE DE BILLOT ET DELEDZE.

enant un second témoin autorisé, honnête homme, le vénérable i croyance aux Eyprits, dans la

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correspondance qu'il entretint avec Deleuze (1).

« Ua phénomène qui constaterait positivement l'existence des Esprits, de ces êtres immatériels qui, selon les esprits forts, ne peuvent en aucune manière tomber sous les sens de l'homme, serait bien propre sans doute à piquer la curiosité publique et à fixer surtout l'attention des savants de tous les pays, quelque opinion qu'ils eussent à cet égard... Eh bien! ce phénomène existe. Cette assertion, qui, de prime abord, a l'air d'un paradoxe, pour ne pas dire d'une extravagance, n'en est pas moins une grande vérité » (2).

Notre auteur rapporte qu'il a fait partie pendant longtemps d'une association de magnétiseurs et de sujets où il observa des phénomènes de communication avec les Esprits, ce qui détermina sa croyance à un monde invisible, peuplé par les âmes de personnes décédées.

« Les séances commençaient par la partie mystique, c'est-à-dire par Vathanotophanie, ou apparition des Esprits, et se terminaient par la partie médicale, c'est-à-dire par le raphaelisme ou médecine angélique. Quand je dis apparition, je n'entends point que ces Esprits se rendissent visibles aux sociétaires, ils ne l'étaient que pour les somnambubs. Néanmoins, leur présence était marquée par quelque signe positif, fait que je puis attester, attendu que j'étais chargé d'écrire tout ce qui se passait dans ces séances. »

(1) Correspondance sur le magnétisme vitaly etc., par G. Billot, docteur en médecine, Paris, 1839.

(2) Billot, Correspondance, p. 37, t. I,

nos RXPÉRwesTALE DE l'immortalité

'enf, ces intelligences qui dirigent les prennent des formes d'anges. Ils ont blanches, des ceintures d'argent, et les. Il arrive aussi que le") lucides despersonnesdu pays, mortes depuis ! longtemps. Même à l'état normal, joivent souvent la voix des guides

Lbord, dit l'un d'eu::!, un petit sourde u plus léger zéphir, qui Fafraîcliit et non oreille. Dès ce moment, je perds immence à entendre un petit touras l'oreille, comme celui d'un cousin.

atti ntionlaplus sévère, j'entends une i me dit ce que je répète ensuite. »

n de l'ouïe, dira le docteur moderne I, provoquée probab'ement par aulopar une suggestion inconsciente du I cette explication ne sera plus de constate que l'être invisible exerce ysique sur le somnambule, sans que igé à ce qui va arriver, et la première ce du docteur.

i guides spirituels peuvent agir sur lujets, car le docteur a été témoin iui s'arrôtaitd'elle-méme, lorsque la ng sortie était su disante. Il n'y avait, il besoin de faire dfiligature (1).

■'. à chaque instant, dans les lettres |u'ila pu assister, pendant de longues

ice, t. I,pûi;c 93.

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années, à des visions d'E'^prits, lesquels sont r oigneusement décrits par les somnambules. Avec un remarquable sens critique, Billot a soumis ses sujets à des expériences nombreuses, et ce n'est qu'après avoir longuement étudié qu'il se prononce catégoriquement Nous n'avons pas affaire à un croyant qui accepte aveuglément toutes les doctrines. Il raisonne froidement et ne se rend qu'à l'évidence. Il a trop de bon sens pour attribuer l'action de l'Esprit sur la matière à des causes surnalurelles, il n'y voit que l'effet de lois encore ^ ignorées, mais que Ton découvrira un jour :

« Quant aux opérations des Esprits sur le corps, s'il en est quelques-unes qui tiennent du prodige, elles ne sont pas pour cela contre nature, mais contre ce qui est connu de la nature. Or, comme ily a encore dans la nature bien des choses cachées aux hommes, il n'est pas bien étonnant que l'on trouve surnaturels certains phénomènes qui rentrent pourtant dans l'ordre des choses créées; et si certaines lois de la nature nous sont cachées, c'est parce que Ton n'a pas encore étudié l'homme comme il doit l'être, c'est-à-dire dans tous'ses rapports avec la création. » (!)

11 est curieux d'observer dans cette correspondance le caractère particulier de chacun d^^sintei'locuteurs ; Deleuze, Iroid et défiant, ne se rend qu'avec peine aux pressantes objurgations «du solitaire », ainsi que s'intitule Billot Cependant, il convient à la fin qu'il a pu observer des sujets

(1) Correspondance, t. I, note II, page 305.

; DE l'iMMOHTALITe

es âmes des mort imontre la spiritu; té ; il prouve la po n des intelliseiic celles qui lui so imais présenté d lincu que celte po

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ule, '^ui avait peri distinctement. Il ( porlants. Après 1 ;a conduite, il lui un parti pour elli ible, et que le jeui nt, mais qu'elle i t qu'il lui conseilU i Plie n'acceptait p 'ait bientôt après,

. plus loin page 137.

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que tout serait conclu avant la fin de Tannée. C'était au mois d'octobre.

<c Le premier jeune homme a été proposé à la mère : mais la fille, frappée de ce que son père lui avait dit, a refusé.

« Un second jeune homme, qui arrivait de province, a été présenté à Ja mère par des amis ; il a demandé la demoiselle, et le mariage a été arrêté le 30 décembre.

« Je ne prétends pas donner ce fait comme une preuve sans réplique de la réalité des apparitions; mais du moins il la rend vraisemblable, d'autant plus que l'on sait qu'il existe d'autres faits de ce genre. »

Afin d'amener son amià une croyance complète, Billot se décideàlui raconter les phénomènes d'apports dont il a été le témoin. Ici, on ne peut douter qu'une intelligence étrangère aux assistants ne soit en relation avec la somnambule, puisqu'il reste une preuve tangible de cette action supraterrestre.

Voici comment ce phénomène est relaté par notre docteur :

a Je prends Dieu à témoin de la vérité du contenu des observations qui vont suivre. . . la cause ressortira des- seules démonstrations matérielles, et tombera sous les sens, par suite de l'observation et de l'expérience.

V Observation:

« Une dame, frappée depuis quelque temps de cécité incomplète, sollicitait auprès de nossomnam-

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bules quelques secours pour arrêter les progrès de 1 amaurose qui, bientôt, ne lui laisserait plus distinguer la clarté des ténèbres. Lorsque, un jour de séance (17 octobre 1820), la somnambule consultée dit: «Une jeune vierge me présente une plante... elle est tout en lleuri... je ne la connais point... on ne m'en dit pas le nom... cependant, elle est nécessaire à Mme J. . . »

c( D.— Oii la trouver?lui dis-je, car nous n'avons aucune plante en floraison à la campagne dans la saison froide où nous sommes (1). Faudra-t-il aller la chercher loin d'ici ?

« R.— Ne vous en inquiétez point, répondit la somnambule, on nous la procurera s'il le faut.

« Et, comme nous insistions pour savoir dans quel endroit 1 1 jeune vierge voudrait bien nous l'indiquer, la dame aveugle, qui se trouvait en présence devant la somnambule, s'écria : «Mais, mon Dieu ! j'en palpe une tout en fleurs sur mon tablier, on vient de l'y déposer... Voyez donc, Virginie (.'était le nom de la somnambule)... voyez, serait-ce celle qu'on vous présentait tantôt? — Oui, madame, c'est bien celle-là même, répondit Virginie ; que chacun de nous loue et bénisse Dieu de cette laveur. »

« J'examine a'ors la p'ante. C'était un arbustule à peu près comme une plante moyenne de thym.

Lps fleurs labiées, en épis, donnaient une odeur délicieuse. Elle me parut être le thym de Crète. D'où venait cette plante ? de son pays natal ou

(Ij Le Iji Billul habilail au Monl-Luberon, prèsd'Apt.

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bien de quelque serre chaude? C'est ce qu'on n'a pas su. Mais ce que je sais fort bien, c'est que j'en possède une tige que la jeune vierge ne m'accorda qu'après de longues prières. »

Pour qui a pu se convaincre, par la lecture de son livre, de la bonne foi et de la loyauté du docteur Billot, il n'est pas possible de mettre en doute lasincéritéde ce récit. Nous dirons donc avec lui: « Cette première observation ne prouve-t-elle pas d'une manière irrécusable le spiritualisme ? A-telle besoin de commentaire? Ne met-elle pas en défaut toute théorie différente de celle que nous exposons (intervention des esprits)? Avons-nous tort de dire qu'elle est la seule qui puisse donner raisDn d'un phénomène si extraordinaire? »

Nous ferons remarquer qu'il ne pouvait y avoir df* supercherie, puisque la plante était inconnue dans le pays, et de plus, en fleurs, alors que la saisonne s'y prêtait nullement. N'oublions pas nonplus cette odeur délicieuse qui se répand tout à coup dans Tappartement. alors que la plante apparaît. Ce détail, seul, suffirait àaffirmer l'authenticité du phéûomène. Nous avons cité ce fait, non seulement pour afOrmer la réalité de la vision, mais aussi afin de bien établir le pouvoir qu'ont les Esprits d'agir sur la matière, au moyen de procédés qui nous sont encore complètement inconnus.

Deleuze ne met pas en doute l-î phénomène, car on lui en a rapporté souvent de semblables :

« J'ai eu ce matin la visite, répond il, d'un Dïédecin fort distingué, homme d'esprit, qui a lu pl^isiôur)^ mémoires à l'AcadéiBie des sciences. Il

XPËSIMBnTALE SE l'iHMORTALH'Ë

arler du magnétisme. Je lui lits que je tiens de vous, sai net*. Il m'a répondu qu'il n't il m'a cité un grand nombre ( lui ont présentés plusieurs soi jez que j'ai été bien surpris, tien ;i eu le plus grand inlérê mènes, il m'a cité celui d'objt mnambule faisait arriver d lu même ordre que la branct

smoignage, que lesphénomèn pas inconnus dès le commei e. Ceci démontre, une fois i les manifestations spirites q •nmetii, mais que le public r oliques, ou qu'il croyait ap as par des charlatans.

lUS était mesuré, nous ferio : Billot entrait en rapport av' ntermédiaire du doigt de si ;ment éveillé, au moyen d'ui ï particulière. Nous nous co yer le lecteur à cette intére Bce, pour donner la parole

■ÉCITS DE CHARDEL.

extraits de Chardel qui no : sur les rapports des somnài

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bules avec le monde désincarné, et sur Tétat de rame du sujet pendant le somnambulisme (1).

Un jour que la somnambule Letrey dictait à son magnétiseur quelques prescriptions thérapeutiques, elle lui dit d'un ton singulier :

« Vous entendez bien qu'il me Tordonne?

- Qui, demande le docteur, vous, ordonne cela?

— Mais lui, vous ne l'entendez pas ?

— Non, je n'entends ni ne vois personne.

— Ah! c'est juste, reprit-elle, vous dormez, tandis que moi, je suis éveillée..

— Comm^^nt, vous rêvez, ma chère, vous prétendez que je dors pendant que j'ai les yeux parfaitement ouverts, que je vous tiens sous mon influence magnétique, et qu'il ne dépend que de ma volonté de vous ramener à l'état dans lequel vous étiez tout à l'heure. Vous vous croyez éveillée parce que vous me parlez et que vous avez jusqu'à un certain point votre libre arbitre, tandis que vous ne pouvez pas desserrer vos paupières.

— Vous êtes endormi, je le répète ; moi, au contraire, je suis presque aussi complètement éveillée que nous le serons tous un jour à venir. Je m'explique : tout ce que vous pouvez voir actuellement est grossier, matériel ; vous en distinguez la forme apparente, mais les beautés réelles vous échappent, tandis que moi dont les sensations corporelles sont momentanément suspendues, dont l'âme est presque entièrement dégagée de ses entraves ordinaires, je vois ce qui est invisible à vos yeux, j'en-

(1) Cliardel, Pliysiologie du Magnélistuc, p. 85, 87 et 328.

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