LA \UE SPIRITUELLE OU DOUBLE VUE
Lavt^ spirituelle, vulgairement appelée double vue ou seconde vue, est un phénomène moins rare qu'on ne le croit généralement ; beaucoup de personnes ont cette faculté sans s'en douter ; seulement elle est plus ou moins accentuée, et il est facile de s'assurer qu'elle est étrangère aux organes de la vision, puisqu'elle s'exerce sans le secours des yeux pendant le somnambulisme naturel ou provoqué. Elle existe chez certaines personnes dans l'état normal le plus parfait, sans la moindre trace apparente de sommeil ou d'état extatique. A ce sujet, voici un témoignage d'Allan Kardec (1) :
« Nous connaissons, à Paris, une dame chez laquelle la vue spirituelle est permanente, et aussi îîaturelle que la vue ordinaire ; elle voit, sans effort et sans concentration, le caractère, les habitudes, les antécédents de quiconque l'approche; 6He décrit les maladies et prescrit des tràite- "^ents efficaces avec plus de facilité que beaucoup de somnambules ordinaires ; il suffit de penser à ^ûe personne absente pour qu'elle la voie et la désigne. Nous étions un jour chez elle, et nous vîmes passer dans la rue quelqu'un avec qui nous sommes en relation et qu'elle n'avait jamais vu. Sans y être provoquée par aucune question, elle ^^ fit le portrait moral le plus exact, et nous donna ^ son sujet des avis très sages.
< Cette dame^ n'est cependant pas somnambule ;
(1) AUan Kardec, Bévue spirite, juin 1867, p, 173 et 174,
TÉMOIGNAGES DES ITÉDIUMS tT DES ESPRITS 85
Depuis quinze ans, nous avons eu des occasions nombreuses d'étudier la médiulnnité voyante. Elle lie se présente pas toujours avec ce caractère <Je constance que nous remarquons dans les récits précédents; le plus souvent, elle est fugitive, momemanée, mais, telle quelle, elle permet de s'assurer que la croyance en Fimmortalité n'est pas «ûe vaine illusion de notre esprit prévenu, mais une réalité grandiose, consolante et surabondam- Dient démontrée. D'ailleurs, nous allons citer un certain nombre d'expériences qui établissent que la vision des Esprits est objective, car elle coïncide, en les expliquant, avec des phénomènes physiques qui tombent sous les sens matériels et ^ue chacun peut contrôler.
Lorsqu'une table se meut et qu'un médium voyant <iôcrit l'Esprit qui agit, lorsque ce médium annonce lïlême ce qui va être dicté par l'intermédiaire du Dieuble, il est déraisonnable d'imaginer qu'il ne voit pas réellement, puisque sa prédiction se réalise et que l'Esprit témoigne de sa présence par son action sur la matière.
Si l'on veut bien réfléchir que, depuis cinquante années, les recherches spirites se poursuivent <latts le monde entier ; qu'elles ont lieu dans les ^ieux les plus divers; qu'elles ont été contrôlées des milliers de fois par des investigateurs appartenant aux classes les plus instruites et, par conséquent, les moins crédules de la société, il faudra "i^Q admettre qu'il est absurde de supposer que ^^s phénomènes ne sont pas produits par les Esprits. C'est donc au moyen d'incessantes commu-
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tlus de deux cents ^s langues qui se vaux de chacun se aalgré cette diver- Il formations, l'ene dans ses parties u'uii pareil accord nviction qui s'est mentaleurs, après
résultats acquis, I sous les yeux du possédons et, lent, nous arriverons ces connaissances à leur bonheur, jbjet d'études perrdec. Il avoue luia connaître le spi- ■ ce sujet. Ce sont ni lui ont faitconpermis de cosn-
Nous engageons :a gecèse de cette îiesdelSoS à 1869, , cet enseign ement r une théorie rai
lionnelle expliquant tous les faits, avec une irré-^ prochable logique.
Ne pouvant nous étendre trop longuement sur ce point, nous nous bornons à citer une évocation qui pourra servir de modèle à tous les investigateurs désii'eux de vérifier par eux-mêmes ces eBseignemeots.