BIEN
D. —Où ôtes-vous?
A.— Vouslevoyezbien, je suis auprès de vous.
D. — Mais pourquoi chercher toujours votre tiésor terrestre, vous de-
Médium voyant :
Je vois un vieux qui écrit, là. Il est bien vilain, qu'il est vilain!...
Il n'a pas seulement de dents dans la bouche.
Il a des lèvres énormes, pendantes. Il a un bonnet de cotan sale, une blouse ou un vêtement blanc, sale aussî. Est-il vilain, mon Dieu î
à l'Esprit que rien n*a a quitté la terre.
D. — Est-ce lui qui fait écrire M. Guimberteau ?
R. — Oui, il est à côté de lui, il est comme quelqu'un qui est lapidé. C'est un vieux tigre, cela !
BATION RXFÉBIHENTALB SE L'IHMOBIALITS
lourlecoup, me dire où que je dois
Dieu.
\'Ai pas cet le veux mon
la table
D, — Est- il donc forcé de venir ?
R. — Il y a quelqu'un qui le pousse.
D. — Pourquoi ne s'en va-t-il paspuisqu'îl s'ennuie avec nous?
R. — Vous l'avez appelé. Cela peut lui servir à connaître sa situation .
lite de la séance, le sujet endormi décrit )rits, puis elle voit un prêtre qui vient jr. En même temps le médium écrivain 3 communication de l'abbé C..., connu s personnes. Cet abbé fait écrire :
; vais vous faire écrire quelques lignes t, pour que votre médium voyant ait aps de m'examiner en tou.s sens. Il que l'on me reconnaisse, â force de es sur ma personne. Cela vous mettra
à même de croire que les Esprits que vous évoquez viennent bien à votre appel. »
Ici, on le voit, Taction du désincarné est manifeste; il s'ingénie, s'efforce de bien marquer sa personnalité. Sa tentative est couronnée de succès; les assistants reconnaissent un ecclésiastique de la ville récemment décédé, et Mme B.. dit à un interrogateur : « Oui, j'ai vu cet homme autrefois, c'est un curé ; il est gros , rouge ; je ne sais pas son nom, il a peu de cheveux qui sont blancs. »
La vue somnambulique confirme l'authenticité de l'agent qui fait écrire le médium et démontre le peu de va'eur de la théorie qui prétend que les communications émanent toujours de l'inconscient de l'écrivain.
Le récit suivant permet de constater que le médium voyant est tout à fait incapable de tromper et que si la vérité sort de la bouche de Tinnocence^ ce proverbe est applicable ici.
VISION d'un enfant.
Le compte rendu suivant a été fait le 20 octobre 1863, à la Société des Etudes splrites de Turin, par M. le professeur Morgari (1).
L'auteur rapporte que, se trouvant au mois d'octobre à Fossano, il fit la connaissance du professe ir P.-., homme très instruit, qui avait un chagrin
(1) Annaîi delîo Spiritismo in Jtalia,
RATION ËXPËRI MENTALE CE L'IUHORTALITË
la mort de sa jeune femme, le laissant ois petits enfants. Pour chercher à callear, M. Morgari lui parla du spiri-
li miser suole !!■ facile cyi:di;nza quel che vuole (1).
Tc décidé que l'on tenterait d'obtenir nication de la chèi'e défunte. M. Morleux compagnons d'étudHs, se mit à la mpagnie du professeur P. . . et de sa biinrent le nom d'un de leurs parents, (rére Augustin. Après quoi, survint Isprit, celui de leur père Louis qui, 3m, indiqua exactement l'âge qu'il avait de sa mort. Il n'est pas inutile de faire ip ces noms étaient absolument incouilorgari et de sa sœur, nouveaux venus
laintenant la parole à l'auteur de ce
)érience s'était arrêtée là, je ne vous s point, la cliose étant très commune ; mais c'est ici que commence le mer-
. de l'épouse défunte, qui était venu 3 touchantes paroles à son mari, maniir d'aller voir ses enfants qui dorment ambres attenantes, et soudain la table îc une telle vitesse" que jamais je n'en .raille, glissant et tournant si vivement
^ureux croii toujours fudlcmcQt ce qu'il dcsire.
qu'à peine deux ou trois parmi nous, Teffleurant par intervalles avec l'extrémité de nos doigts, pouvions courir après. Elle entre ensuite dans la chambre voisine, où la petite fille, âgée de trois ans, dormait profondément dans son berceau :
s'approchant de ce berceau comme si elle était douée de vie et de sentiment, elle se soulève et se penche, suspendue, vers la petite fille qui, dormant toujours, en tendant ses petites mains vers la table, s'écrie avec cette tranquille surprise qui nous séduit tant dans le jeune âge : Maman î oh ! maman ! Le père et la tante, émus jusqu'aux larmes, lui demandent si elle voit réellement sa mère : Oui, je la vois, comme elle est belle! oh/ comme elfe est belle ! et lui ayant demandé où elle la voyait : Dans une grande clarté, répondit-elle ; je la vois en Paradis, Dans ce moment, nous vîmes l'enfant faire un cercle avec ses deux bras, comme si elle eût voulu entourer le cou de sa mère, et, chose très surprenante, entre les bras et la figure de l'enfant, il y avait juste l'espace nécessaire pour recevoir la tête de la mère. Pendant cela, la fillette remuait doucement les lèvres comme si elle eût voulu donner des baisers, jusqu'à ce que la table retombât à terre, et ce petit ange demeura alors les mains jointes avec un sourire inexprimable.
< Voilà la vérité pure, simple et loyale, dont je me porte garant, tant en mon nom qu'en celui de mes compagnons, prêts au besoin à confirmer ce récit par leurs signatures, comme je le fais moimême. >
ONSTRATION EIPË RI MENTALE DF l'iMHOETALITS
loignage d'un enfant de trois ans, reconsa mère, ne saurait être suspecté, même )lus sceptiques.
saurait y voir non plus aucune suggestion, Tenfant dormait et que le père et la tant© ient pour la première fois de spiritisme.
n une confirmation de cette croyance que irait survécu dans l'espace et qu'elle contiprodiguer son amour à son mari et àsea
d'autres exemples qui appuient encore e nous venons de citer.