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ous reconnaître, dites-vous? Mais rien ne )peile vos traits, et je n'ai nul souvenir de joir j:imais vus.
n es-tu bien sùi'o?
i, chose merveilleuse, la personne qui me ait lui subitement éclairée par un intense fluidique, et un nom se forma en peiies jues au-dessus de sa tète, et je lus, tout I et charmée, le nom vénère de Biaise Pascal. ^ureest tellement gravée en moi que, do ma
TÉMOIGNAGES DES nÉDIUMS ET DES ESPRITS 441
vie, elle ne s'effacera de ma mémoire. Et, comme je n'avais vu nulle part Timage de l'illustre savant, je m*empressai, à mon réveil, accompagnée de mon mari, que j'avais mis au courant de mon Singulier rêve, de courir chez les marchands d'estampes. Nous allâmes chez Visconti, le plus renommé des libraires dé Nice, pour acheter le portrait de Biaise Pascal ; il nous montra plusieurs gravures du grand homme, mais aucune ne représentait entièrement les traits de mon inconnu. C'étaient bien sa noble figure, ses grands yeux, son nez aquilin, sa tète surmontée d'une superbe perruque ondulée; mais je ne trouvais nulle part lapetite difformité de la lèvre inférieuj^e qui avait particulièrement attiré mon attention pendant la vision. La lèvre était retroussée sensiblement, comme si ce défaut avait été produit à la suite d'un accident quelconque, pendant sa jeunesse.
Le hbraire expérimenté nous affirma qu'il avait souvent eu des gravures de la physionomie de Pascal et vu de ses portraits peints à l'huile ou à l'aquarelle; mais aucun ne reproduisait la défectuosité que je signalais avec persistance.
Eu retournant à la maison, je vis réapparaître le petit sourire sceptique de M. Fleurot; j'enrageais, ïnoi qui me réjouissais de lui faire partager ma conviction, en lui apportant une preuve de Tiden* ^ité du personnage vu dans mon rêve.
Ken des fols, je revis mon protecteur pendant 1^ sommeil ; il me promit de veiller sur moi pendant ma captivité terrestre, et que plus tard il "^'expliquerait les causes de son affection pour ma
iSSTHAriON EXPËRIHENTALR DE L IMMORTALITÉ
J'osai même lui parler de la pelile dîffor-
sa lèvre, et je lui demandai si elle avait oduite pendant sa vie sur un de ses por-
, me répondit-il, dans les premiers tirages it faits peu de temps après ma mort.
existe-t-it encore? Dites-le-moi, je vous
re?
trche, et tu trouveras ! . . .
leurot raconte que, profitant des grandes
5 de son mari, ils l'ouillèrent toutes les
ts de Marseille et de I.,yon sans rencontrer
il révélateur. Un allaient abandonner leurs
les, lorsque M. Fleurot eut l'inspiratinn
1 Clei-mont-Ferranit. Leuc persévérance
couronnée de succès : ils trouvèrent f^hez uaire le véritable portrait de leur illustre c la réelle déformation de la lèvre iniéelle que M"" Fleurot l'avait vue dans son
relation est instructive à plus d'un titre.
lier lieu, elle établit l'identité de l'Esprit, aucun des portraits qui étaient dans la ville ne portait le signe caractéristique qui se sur l'original, dans le pays de l'auteur des iales. Secondement, une phrase de l'Ksà remarquer; c'est celle que nous avons e intentionnellement : Si nous nous étions !s à toi sous une forme entièrement spiri- , tu ne nous aurais pas vus et encore moins s.
astateici que le périsprit est d'autant plus
subtil et éthérisé que Tàme est plus épuVée. Allan Kardee dit, en effet, que les Ksppits avancés sont invisibles pour ceux dont Tétat moral leur est très inférieur; mais cette élévation n'empêche pas l'Esprit de reprendre Taspcct qu'il avait sur la terre, et il peut le reproduire avec une fidélité parfaite, jusque dans ses plus petits détails. La forme ancienne est contenue dans le périsprit; il suffit à l'âme d'exercer sa volonté pour redonner à cette apparence une existence momentanée. De mémo que rien ne se perd dans le domaine intellectuel, de même rien n'a pu disparaître de ce qui a constitué la forme plastique, le type d'un Esprit. Voici encore un exemple de cè remarquable phénomène.