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des observateurs et des conditions dans lesquelles celte preuve si palpable du dédoublement a été obtenue.
Comment nier en présence de semblables témoignages ? Toutes les conditions sont remplies pour que la certitude s'impose avec une puissance de conviction irrésistible.
Nous recommandons tout spécialement à ceux qui dénient au spiritisme le titre de science ces re- Dttapquables études. Elles montrent la justesse des déductions qu'Allan Kardec a tirées de ses travaux il y a cinquante ans, en même temps qu'elles nous ouvrent les portes de la véritable psychologie positive, de celle qui emploiera l'expérimentation comme adjuvant indispensable du sens iotime.
Que dire et que penser des savants qui ferment les yeux devant ces évidences ? Nous voulons bien croire qu'ils n'ont pas connaissance de ces recherches; qu'aveuglés par le préjugé, ils en sont encore à se figurer que le spiritisme réside tout entier dans le mouvement des tables ; car s'il en était autrement, ce serait une véritable lâcheté morale de leur part, que ce mutisme qu'ils observent vis- ^•vis de notre philosophie.
La conspiration du silence ne peut indéfiniment se prolonger; les phénomènes ont eu et ont encore trop de retentissement, les expérimentateurs une valeur scientifique trop bien établie, pour qu'on ne se mette pas résolument à l'étude. Nous savons bien, parbleu ! que cette démonstration irréfutable de l'existence de l'âme est la pierre d'a- ^ûoppement qui nous vaut cette inimitié, ces sar*
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casmes, cette mise hors la science. Mais, qu'ils le veuillent ou non, les matérialistes sont d'ores et déjà battus. Leurs affirmations erronées sont détruites par les faits. C'est en vain qu'ils allégueront les grands mots de superstition, fanatisme, etc., la vérité finira par éclairer le public, qui délaissera ces théories démodées et démoralisatrices, pour en revenir à la grande tradition de l'immortalité, aujourd'hui assise sur des fondements inébranlables.
Maintenant que nous avons la pi-euvescientifique du dédoublement de l'être humain^ il sera beaucoup plus facile de comprendre les phénomènes très variés que l'âme peut produire, lorsqu'elle sort de son corps physique.
ÉV( CATIONS DE L'KSPRIT DE PLRSONNES VIVANTES.
Communications par l'écriture
La doctrine constante du spiritisme est que l'âme, lorsqu'elle n'est plus dans son corps, jouit de toutes les facultés dont elle dispose dans l'erraticité. Chacun do nous, pendant le sommeil corporel, reconquiert une partie de son indépendance et peut, par conséquent, se manifester. AUanKardec a consigné dans sa Revue plusieurs exemples de ces évocations (1).
En 1860, c'est l'esprit du W Vignal qui vient volontairement donner, par l'intermédiaire d'unmé-
(1) RpTue spirite, 1860, p. 81 et suiv. Dans la même années évocation de Mlle ludermulhe, p. 88.
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dium écrivain, des détails sur ce mode de manifestation. Il décrit comment il perçoit la lumière, les couleurs et les objets matériels. Il ne pourrait se voir dans une glace sans l'opération qui rend l'esprit tangible (1). Il constate son individualité par l'existence de son périsprit qui a pour lui, — bien que fluidique, — la môme réalité que son enveloppe matérielle, et par le lien qui le rattache à son corps endormi.
Un autre Esprit, ^ non prévenu, se manifeste la même année à la suite d'un appel. C'est celui de Mlleindermulhe, sourde et muette de naissance, qui, cependant, exprime clairement sa pensée. Elle est reconnue par son frère, à certains détails caractéristiques qui établissent son identité. Sous le titre : L'Esprit d'un côté et le Corps de Vautre^ dans le numéro de janvier 1860. la Revue relate révocation d'une personne vivante, faite avec son autorisation. Il en résulte un entretien intéressant sur la situation respective du corps et de l'esprit pendant le transport de celui-ci à distance, sur le lien fluidique qui les unit, et la clairvoyance de l'esprit attaché au corps, inférieure à celle de l'esprit dégagé par la mort. Dans ce cas encore, l'esprit emploie des tournures de phrases qui sont bien celles dont il se sert habituellement dans la vie courante.
(1) Rapproclions cotte affirmalion de rohservaiion du jcunf îïraveur dont parle le D"" (libier, et Ton constatera la vérafilô do notre doctrine par la similitude complète qui existe, à quarante années «l'intervalle, entre les enseignements d(\^ esprits fl ceux que robservation directe fait constater.
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Pour les détails, nous renvoj^ons les lecteurs aux numéros cités de la Revue. Ils pourront se convaincre qu'il y a quarante ans déjà que les phénomènes de Tanimisrae ont été très bien étur^ié'^, qu'il n'y a pas lieu de les séparer des phénomènes spirites proprement dits, puisqu'ils sont dus tous deux à la même cause : c'est-à-dire à Tàme.
On peut évoquer également l'esprit d'un crétin ou d'un aliéné, et se convaincre ex])ér'imentalement que le principe pensant n'est pas fou. C'est le corps qui est malade et qui n'obéit plus aux volontés de l'âme, de là une situation douloureuse et terrible produisant une épreuve des plus redoutables d).
iM. Alexandre Aksakof a consacré une partie de son livre : Animisme et Spiritismek relater les cas, excessivement nombreux, d'incarnés se manifestant à des amis ou à des étrangers, par les procédés spiritir(ues. Résumons quelques-uns des exemples le plus caractéristiques de ces observations (2).
J/écrivain russe bien connu,, M. Wsevolod Solowiof, raconte que, fréquemment, sa main était saisie par une influence étrangère à sa volonté, et il écrivait alors très rapidement, avec beaucoup oe netteté, mais de droite à gauche, de sorte qu'on ne pouvait lire ce message qu'en tenant l'écrit devant une glace, ou par transparence.
Un jour, sa main écrit le nom de Véra. A la demande : Quelle Véra? il obtint par écrit le nom
(1) AUan Kardec, Ciel et Enfer, p. 474, et Remie spirites
rm, p. 173.
(2) Alexa dre Aksakof. Animisme et Spiritisme, p. 470
et suivantes .
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de famille d'une jeune parente à lui. Etonné, il insista pour savoir si c'était véritablement sa parente qui se manifestait ainsi. L'intellicrence répondit : «Oui. Je dors, mais je suis ici, et je suis venue pour vous dire que nous nous verrons demain au Jardin d'été.» Ce fut effectivement ce qui arriva, sans préméditation de lapart de l'écrivain. La jeune fille, de son côté, avait raconté dans sa famille qu'elle était allée en songe visiter son cowsin, el qu'elle lui avait annoncé leur rencontre (1).
11 existe donc une preuve matérielle : récrit, de la visite périspritale de l'esprit de cette jeune fille qui, par clairvoyance, annonce un événement futur. Quelques jours après, un fait similaire se reproduisit, presque dans des conditions semblables, avec les mêmes personnages.
Voici un second exemple emprunté à l'article de Max Perty, intitulé : Nouvelles expériences dans le domaine des faits mystiques, qui est des plus démonstratifs.
M"* Sophie Swoboda, après une fête de famille qtii la fit veiller assez tard, pensa tout à coup ■ que son devoir d'allemand n'était pas fait. Comme
Ç" elle aimait beaucoup sa maîtresse et n'aurait pas
^ voulu la contrarier, elle essaya de se mettre à
l'ouvrage ; mais voilà que sans s'en rendre compte, sans même en éprouver aucun étonnement, Sophie croit se trouver en face de M"» \V..., Tinstitutrice en question ; elleMui parle, lui fait part, d'un ton enjoué, de son dépit. Soudain la vision dis-
w Allan Kardec, le Livre des Esprits. Voir l'article : Visites ^^ntes entre personnes vivantes.
220 DE UONST RATION EXPËSIIIEXTALE DE L'IMMORTALITS
paraît, et Sophie, l'esprit calme, rejoint la société et raconte aux convives ce qui lui est arrivé. L'institutrice, qui était spirite, avait pris le même jour, vers dix heures du soir, un crayon pour correspondre avec son mari défunt, et elle fut étonnée d'écrire des mots d'allemand, dans une écriture qu'elle reconnut être celle de Sophie. C'étaientdes excuses faites en langage plaisant, sur l'oubli involontaire de sa lâche. Sophie put se convaincre le lendemain, que non seulement l'écriture du message était la sienne, mais que les expressions étaient celles qu'elle avait employées dans sa conversation fictive avec M"' W.. .
L'article de Perty relate encore un cas, particulièrement édifiant a cause des circonstances qui l'ont entouré, dû à l'esprit de la même demoiselle Sophie. Voici le résumé des faits.
Le :il mai 18Ô6, jour de la Pentecôte, Sophie qui habitait Vienne, après une promenade au Prater, éprouva un violent mal de tête qui l'obligea à se coucher, vers trois heures de l'après-midi. Se sentant en bonnes dispositions pour se dédoubler, elle se transporta avec la rapidité de la pensée à Mœdling, chez M. Stratil, le beau-père deson frère Antoine. Elle vit, dansle cabinet de M. Stratil, un jeune homme.M. Gustave B..., qu'elle estimait beaucoup et auquel elle voulait donner une preuve de l'indépendance de l'àmevis-à vis du corps.EUe s'adressa â ce monsieur sur un ton gai et enjoué lorsque, soudain, elle s'interrompit, rappelée à Vienne par un cri partant de la chambre voisine de la sienne, où dormaient ses neveux et nièces, La conversation
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de Sophie avec M. B... avait présenté les caractères <l'une conversation spirite donnée à un médium.
M. Stratil voulut s'assurer de la personnalité qui ^taitainsi venue semanifester. Il écrivit àsa fille qui se trouvait à Vienne dans la famille de M"° Sophie, en lui posant ces (Questions : Comment Sophie a-tellepassé la journée du 21 mai ? Qu'a-t-elle fait? N'a-t-elle pas dormi ce jour-là entre trois et quatre heures ? Si oui, qu'a-t-elle vu en songe?
Interrogée, M"^ Sophie parla bien d'un dédoublement pendant son sommeil, mais le brusque rappel de son esprit dans son corps lui avait fait oublier la plus grande partie de la conversation. Cependant, elle se souvint de s'être trouvée en conversation avec deux messieurs et d'avoir, un monient, éprouvé une sensation désagréable , provenant d'un dissentiment avec ses interlocuteurs. M. Stratil» en réponse à ces détails, envoya à Vienne, à son gendre, une lettre cachetée, avec prière de n'en pas parler à Sophie tant que celle-ci n'aurait pas ï'eçu une lettre de M. B. Quelques jours se passèrent et le pli fut complètement oublié, au milieu des préoccupations journalières.
^^ 30 mai, Sophie reçut par la poste une lettre coquette de M. B. . ., renfermant sa photographie, ^a lettre disait :
« Madame,
* Me voilà. Me reconnaissez-vous ? Dans ce cas, je vous prie ^q m'assigner une place modeste, soit sur ^ï'ebord du plafond, soit sur la voûte. Vous m'obli- 5^^*162 beaucoup de ne pas me suspendre^ si cela
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était possible ; il vaudrait mieux me réléguer dans un album ou dans votre missel, où je pourrais facilement passer pour un saint dont on fête l'anniversaire le 2S décembre (jour des Innocents). Mais si vous ne me reconnaissez pas, mon portrait ne saurait avoir de valeur pour vous et, dans ce cas, je vous serais fort obligé de me le renvoyer.
< Agréez, etc. Signé : N. N.»
Les termes et les tournures de phrases étaient familiers à Sophie, il lui paraissait que c'étaient les siens, mais elle n'en avait qu'une vague souvenance. En ayant parlé à son frère Antoine, on ouvrit la lettre de M Stratil. Elle contenait le pro cès-verbal d'une conversation psychographique avec un personnage invisible, à une séance oii les questions étaient posées par M. Stratil lui-même, M. B. .. servant de médium.
Il résulte de ce document que l'esprit de Sophie annonce que son corps est plongé dans le sommeil, qu'elle dicte la lettre que M. B. . . lui a envoyée, et qu'elle entend, comme dans un demi-songe, les enfants crier. Elle termine brusquement par ces mots : Adieu, je me rév.. . il est quatre heures.
A la lecture de ce procès-verbal, les souvenirs de Sophie devenaient de plus en plus'précis,et elle s'écriait de temps en temps : « Oh ! oui, c'est bien cela. » Vers la fin de la lecture, Sophie était maîtresse de sa mémoire et se souvenait de tous les détails qui lui avaient échappé à son réveil. Antoine avait remarqué que l'écriture en qi^estion ressemblait beaucoup à celle de Sophie dans ses devoirs